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22/12/2017

AMITIÉS

HISTOIRES D'AMITIÉ

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Quand Camille a rompu avec son amour de jeunesse, elle a appelé une copine qui lui a dit : « Bien sûr, viens ! » Elle s’est réfugiée chez elle, puis une deuxième et une troisième amie sont arrivées. « Je nous revois encore dans ce salon, à pleurer et à rire autour de quelques verres, raconte-t-elle, près de quinze ans plus tard. On a fini par aller se coucher et je me souviens que j’avais un sourire aux lèvres : je me sentais à la fois épuisée et un peu plus légère. L’amitié, c’est ce qui reste quand tout le reste fout le camp. »
Cette définition se vérifie au fil des études. En septembre dernier, l’enquête des petits frères des Pauvres sur « la solitude et l’isolement des plus de 60 ans »(1) retenait trois « bonnes nouvelles » dans un tableau globalement sombre. Première d’entre elles : l’amitié se révélait être le « cercle relationnel » qui « résiste » le mieux avec « 86 % des personnes de plus de 85 ans qui voient ou sont en contact à distance avec leurs amis au moins plusieurs fois par mois ».
Une découverte qualifiée d’« extrêmement surprenante » : alors que les relations s’étiolent avec l’âge – parce que la mobilité est moindre, parce que la santé faiblit –, les liens familiaux auraient pu être les plus résistants… Mais non. « Alors que la famille peut avoir tendance à reléguer la personne à son statut de personne âgée, l’ami, lui, nous conforte dans notre identité », explique Danièle Brun, psychologue et psychanalyste.
Il nous prend tel qu’on est, « sans tenir compte du statut social, riche ou pauvre, jeune ou vieux » : « L’amitié est une relation très ancienne, la première après celle nouée avec les parents, une relation qui émancipe, révèle, et dont on attend qu’elle traverse tous les événements de la vie, qu’elle soit à toute épreuve, poursuit-elle. Elle représente un espoir. »
L’amitié est ainsi considérée comme une valeur fondamentale. « Plus d’une personne sur deux lui accorde une place centrale en France », notait en 2016 une étude de la Fondation de France sur les solitudes en France(2), précisant que c’était plus « qu’en Allemagne, en Italie ou Espagne ». La Croix [11]
Elle est néanmoins une valeur partagée par nos voisins européens : une étude de la Commission européenne montrait, en 2012, qu’elle était la cinquième valeur la plus importante, derrière la santé et l’amour mais devant la paix, la liberté et le plaisir(3).
le regard de Stéphanie Tétu
Dans un contexte de crise, l’amitié est aussi une valeur refuge. « Notre société est actuellement en recherche de sécurité, analyse le psychologue Daniel Coum. Avec la mutation des liens familiaux et conjugaux, on a gagné en liberté mais on a perdu en sécurité. Dans ce contexte, l’amitié a quelque chose d’intemporel : elle est moins soumise aux variations culturelles de la société. » On attend ainsi de l’amitié qu’elle soit au-dessus des ruptures de la vie et de l’amour. « L’amitié est en quelque sorte une sublimation de l’amour dans la mesure où elle implique un consentement à renoncer à la captation de l’autre pour soi, poursuit Daniel Coum. Dans l’amour, il y a une dimension narcissique plus intense. En amitié, on consent à ce que l’autre ne nous appartienne pas. » [12] La Croix
L’amitié serait finalement un lien aussi fort qu’il est souple. « Il y a des amis que l’on peut ne pas voir pendant des mois et pourtant, quand on les retrouve, c’est comme si on ne s’était jamais quittés », relève Martin, dont plusieurs amis de longue date vivent désormais à l’étranger. Un constat confirmé par l’étude de la Fondation de France : « Ces liens souples, choisis, que l’on peut poursuivre dans le temps sans que des pauses ponctuelles ne les remettent en cause et qui s’appuient sur une proximité de valeurs ou de vécu, rejoignent beaucoup les aspirations et valeurs de nos concitoyens. »
Reste qu’au-delà de la « valeur amitié », les relations amicales, elles, méritent qu’on les entretienne. « Parce qu’on attend autant de l’amitié, les ruptures amicales, notamment quand on ne partage plus les valeurs et centres d’intérêt qui ont fondé la relation à ses débuts, peuvent être particulièrement radicales, prévient Danièle Brun. L’amitié est un lien exigeant et qui n’a rien d’un long fleuve tranquille ! »
Flore Thomasset
(1) Enquête des petits frères des Pauvres réalisée par le CSA auprès d’un échantillon représentatif, selon la méthode des quotas.
(2) Crédoc, Enquête « Conditions de vie et aspirations », étude pour la Fondation de France, 2016.
(3) Étude réalisée par TNS Opinion & Social à la demande de la Commission européenne, mai 2012.
le mot mon ami
par Jean Pruvost
Amitié concaténée…
Si le mot amistet fait son apparition au XIe siècle, avec quelques variantes avant d’être fixé définitivement en « amitié » à la fin du XVIe siècle, il va vite attirer l’attention des lettrés. Ainsi, Maurice de La Porte, auteur en 1571 des Épithètes – un dictionnaire des adjectifs à installer derrière quelques noms choisis pour les poètes – ouvre sans hésiter un article au mot « amitié ». Combien d’épithètes propose-t-il ? Quarante-quatre ! Voici les premiers : Amitié cordiale, vraie, heureuse, privée, immuable, sainte, cimentée, divine… Mais aussi contre-aimée, qui s’oppose à la précédente épithète, « mutuelle ». Sans oublier, disparues de l’usage, l’amitié pyladéanne, Pylade étant l’ami fidèle par excellence dans la tragédie grecque, et l’amitié concaténée, par enchaînement. Les amis de mes amis sont…La Croix [13]
Au bout du fil, une écoute bienveillante
Ceux qui n’ont personne à qui confier leur détresse peuvent se tourner vers des associations comme SOS Amitié.
Ils ne savent pas avec qui partager leur détresse. Mais, ils ne sont pas tout à fait seuls. Ils peuvent se confier aux bénévoles de Suicide Écoute, SOS Chrétiens à l’écoute, SOS Suicide Phénix, Agri’écoute ou SOS Amitié. Cette dernière association regroupe à elle seule 1 600 « écoutants », spécialement formés. « Mais nous ne sommes pas des thérapeutes », rappelle Alain Mathiot, le président de SOS Amitié. Si « l’écoute par écrit » s’est développée sur Internet, l’usage du téléphone reste très majoritaire dans ce type d’échange. « Depuis notre création, en 1960, les fondements même de notre écoute n’ont pas changé, poursuit le responsable associatif. C’est une écoute bienveillante et sans a priori, ni jugement et conseil, qui respecte strictement l’anonymat et la confidentialité. »
Depuis dix ans, les appels ont fortement augmenté sur les lignes de SOS Amitié, pour atteindre les 700 000 par an. « Nous sommes un miroir de la France qui souffre », constate Alain Mathiot. « Ce n’est pas vraiment de l’amitié, on reste parfaitement inconnu l’un à l’autre, on ne se lie pas, observe de son côté Romain Huët, maître de conférences à l’université de Rennes 2, qui étudie ces dispositifs d’écoute. C’est un lieu de soutien, de l’urgence. On desserre l’angoisse. Mais on sent que cette souffrance est une matière explosive. »
Pour l’universitaire, écouter revient d’ailleurs aussi à gérer « un potentiel agressif ». « L’écoute est une forme de gouvernement de la personne, souligne-t-il. Je me demande dans quelle mesure ce genre de dispositif n’incite pas à individualiser la souffrance, pour la vider de tout sens politique. Il y a, me semble-t-il, un excès de psychologisation et une incitation à l’accommodement à la vie qu’on mène. »
Mais Alain Mathiot croit en l’utilité d’associations comme la sienne. « Souvent les gens qui nous appellent sont déjà passés par d’autres structures, rappelle-t-il. Comme nous fonctionnons 24 heures sur 24, nous sommes le dernier recours. L’idée est d’arriver à ce que les gens qui vont très mal arrivent à se reprendre un petit peu en main. Cela ne marche pas toujours. Mais c’est quand même notre objectif. »
(La Croix)

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24/11/2017

ECRITURE INCLUSIVE???


Édouard Philippe dit non à l'écriture inclusive

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Dans une circulaire, Édouard Philippe invite ses ministres à bannir l'écriture inclusive.
Le Premier ministre Édouard Philippe vient de se prononcer contre l'écriture inclusive dans les textes officiels. Un décision qui va alimenter le débat sur la féminisation de la langue française. Pèlerin fait le point.
1. Une circulaire qui jette un pavé dans la mare
Faut-il réformer la langue de Molière au nom de l’égalité entre les hommes et les femmes ? Le chef du gouvernement vient de trancher. Dans une circulaire qui paraîtra le 22 novembre au Journal Officiel, il adresse une consigne à ses ministres :  "Je vous invite, en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française à ne pas faire usage de l'écriture dite inclusive".

L'État doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques.

Édouard Philippe justifie sa décision en expliquant "Outre le respect du formalisme propre aux actes de nature juridique, les administrations relevant de l'État doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d'intelligibilité et de clarté de la norme".
2. Le b.a.-ba de l’écriture inclusive
Ces dernières semaines, le corps enseignant, les immortel•le•s de l’Académie française, journalistes, auteur•rice•s, politicien•ne•s, se sont exprimé•e•s avec fougue sur le sujet. Les chef•fe•s de file de cette réforme sont déterminé•e•s à prouver leur bonne foi...

Ce qui donne par exemple : "Émile et Pauline sont gentilles".

La rédaction de ces quelques lignes s’inscrit dans le strict respect des règles de l’écriture inclusive. Ainsi, le point médian permet d’inclure le masculin et le féminin dans un même mot. Le genre des noms de fonctions, grades et autres titres est, lui, systématiquement décliné.
Avec l’accord dit «de proximité», le masculin ne l’emporte plus forcément sur le féminin. Ce qui donne par exemple : "Émile et Pauline sont gentilles". Enfin les mots épicènes (journaliste, élève) ou les formules dites englobantes (corps enseignant) seront privilégiés parce que non sexués.

3. Le manuel qui a enflammé le débat


Désigner des métiers comme "artisan•e•s", ou encore "commerçant•e•s"

L’éditeur Hatier a sorti pour la rentrée le manuel Questionner le Monde pour les CE2, édité en écriture inclusive. "Les manuels scolaires sont le reflet de la société et de ses évolutions", arguait l’éditeur, le 26 septembre.
Dans ce livre, l’ajout d’un point médian ne concerne que… 13 mots pour désigner des métiers comme "artisan•e•s", ou encore "commerçant•e•s". Hatier souligne qu’il a juste appliqué les recommandations du Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe, publié en novembre 2015 par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.
En 1984, déjà, Yvette Roudy, alors ministre des Droits de la femme, avait chargé Anne-Marie Houdebine, une linguiste, de superviser une commission de terminologie sur la féminisation des titres et des fonctions. Ces travaux faisaient suite à la loi du 13 juillet 1983 promulguant l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes dans les entreprises.

4. Passion et pétitions
Le 7 novembre, à l’initiative d’Eliane Viennot, professeure de littérature française de la Renaissance à l’Université Jean-Monnet, à Saint-Étienne (Loire), 314 enseignants de français ont signé un manifeste pour signaler "qu’ils n’enseigneront plus que le masculin l’emporte sur le féminin". L’universitaire rappelle qu’il y a près de 400 ans la monarchie utilisait officiellement les termes "ambassadrice", "autrice", "officière".

L’Académie française, elle voit dans l’écriture inclusive "un péril mortel".

L’Académie française prétend encore que ces mots constituent des "néologismes", fustige celle qui aime à rappeler, par ailleurs, que Charles de Gaulle fut le premier à employer dans ses discours "Françaises, Français". "Aujourd’hui, nous sommes à un tournant : les femmes accèdent de plus en plus à des postes à responsabilité. La réflexion bat son plein pour l’égalité des salaires, le partage des tâches domestiques, la représentation politique.
La langue reflète ces évolutions. Il ne faut pas l’en empêcher." D’autres enseignants s’y opposent et le font savoir dans une pétition baptisée "Contre ces combats “féministes” qui abîment la langue française". Elle a déjà recueilli près de 5 000 signatures sur change.org. Quant à l’Académie française, elle voit dans l’écriture inclusive "un péril mortel".
Le 26 octobre, les sages ont officiellement déclaré "qu’il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ?" L’un d’eux, Danièle Sallenave craint des confusions pour l’apprentissage du français, mais aussi l’impossibilité de lire à haute voix.
"Ce débat s’avère néanmoins l’occasion de mener un grand chantier pour tenir compte davantage de l’égalité des sexes, juge l’une des quatre Immortelles. La langue est un bien commun. Il ne faut pas la modifier brutalement au risque de ne plus se faire comprendre et de la rendre illisible", précise-t-elle.  

L'entreprise a introduit dans ses documents des mots comme "bailleuse" ou "chef·fe de projet construction".

5. Les pionniers en France
En 2016, Raphaël Haddad, directeur de l’agence de communication Mots-Clés, a publié un manuel d’écriture inclusive pour accompagner des sociétés dans cette démarche. L’un des plus gros bailleurs d’habitat social d’Europe, l’agence 3F a, ainsi introduit dans ses documents des mots comme "bailleuse" ou "chef·fe de projet construction". Résultat : plus de femmes ont candidaté pour un poste.
Depuis quelques semaines, le magazine en ligne Slate.fr s’est converti à l’écriture inclusive. Reste que le journal n’utilise pas les points médians : "ils ne sont pas assez lisibles", selon son rédacteur en chef, Christophe Carron.

6. Qu’en est-il à l’étranger ?
Créé en 1961, l’Office québécois de la langue française recommande, par exemple, l’usage des termes "plombière", "agente de maîtrise", "homme de ménage"… En Belgique, un décret de 1993 oblige à décliner les noms de métier. Même des pays anglophones s’y sont mis ! Ainsi, en Grande-Bretagne, chairperson (président) est préféré à chairman.

La langue est un organisme vivant.

7. Le français, une langue bien vivante
À l’instar de monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, nombreux sont ceux qui utilisent déjà "auteure", "professeure". D’autres s’en émeuvent. Parmi les pays francophones, la France, où la pureté de la langue fait figure d’enjeu national, se distingue par une crispation à ce sujet.
L’écriture inclusive, qui promeut l’égalité homme-femme, vient finalement mettre l’accent sur une réalité : la langue est un organisme vivant et sensible aux évolutions de la société.
(Pèlerin)

28/10/2017

IL PART 2 ANS...

Il part deux ans à la rencontre des chrétiens d'Orient en 4L

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Pèlerin : Quelle mouche vous a piqué d’aller ainsi, quinze mois durant, à la rencontre des chrétiens orientaux ?
Vincent Gelot : En 2012, j’ai terminé mes études au Liban. Grand lecteur de récits de voyage, j’étais intrigué par ces gens aux noms étranges : melkites, chaldéens… Et déjà, des réfugiés arrivaient d’Irak, le conflit syrien commençait. J’ai donc eu envie de partir à leur découverte, car nous, Occidentaux, nous les connaissons très mal.
Vous êtes parti simplement armé de votre 4L et de votre culot ?
Oui, ce fut un voyage artisanal et insolent ! Mon coéquipier m’avait fait faux bond, je n’avais obtenu qu’un tout petit financement et tout le monde me décourageait. Mais c’est le plus dur, partir. Après, j’ai été happé par mon projet, et tout est devenu plus simple. Mon itinéraire m’a porté, en dent de scie, d’une communauté à l’autre jusqu'en Asie centrale car je voulais découvrir les chrétiens du Caucase, jusqu’au Soudan, en Afrique.
Bien sûr, j’ai subi des tas de problèmes mécaniques et des complications au passage des frontières. Mais c’était grisant ! Je me fiais aux indications des gens sur place qui étaient mes meilleurs relais. Le monde de l’Orient n’est pas si cloisonné qu’on le croit.
Vous avez fait de belles rencontres…
Extraordinaires! Je pense en particulier au P. Michaël Najib, un dominicain qui a sauvé toute une bibliothèque de précieux manuscrits à Mossoul, ou à Sœur Arousiag qui éduque des dizaines d’orphelins en Arménie. J’ai découvert un incroyable sens de l’hospitalité, des traditions méconnues, des cultures riches… et menacées dont je voulais témoigner.
J’avais emmené avec moi une sorte de livre d’or où toutes les personnes que j’ai croisées ont déposé, qui un message, qui un dessin, une prière… en sachant que mon but était de faire signer par le Pape François ce «  livre d’Orient » (1) puis de le déposer au saint-Sépulcre pour eux, qui ne pourraient pas y aller eux-mêmes. J’étais très ému car j’ai alors senti que tous ces gens passaient les murailles de la vieille ville avec moi.
Était-ce un pèlerinage ?
Oui, forcément. Tout voyage qui commence par un abandon à la Providence et se termine… à Jérusalem est un pèlerinage. Et dormir tout seul dans ma 4 L pendant deux ans, m’a fait cheminer intérieurement. J’ai appris la force de la prière. C’était une sorte d’expérience monastique à ciel ouvert, un cheminement érémitique*. Mais bien sûr, il s’agit aussi d’aventure au long cours, d’un voyage initiatique qui a marqué ma vie à jamais.
(Pèlerin)

11:34 Publié dans DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0)

08/10/2017

5 FEMMES NOBEL DE LA PAIX


Lumière sur 5 femmes qui ont reçu le Prix Nobel de la Paix


par Adriana Bello





Bien que le fameux Prix Nobel de la Paix n’ait jamais boudé les femmes, elles sont seulement 16 à l'avoir obtenu. Voici le portrait de cinq d'entre elles, qui ont travaillé pour la paix et ont justement été récompensées, comme la jeune Malala
Pour suivre les derniers vœux d’Alfred Nobel, le Prix Nobel de la Paix a été remis pour la première fois en 1901 et est décerné chaque année aux personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité », par leur travail en faveur de la paix. Que ce soit par le biais de la littérature, de la politique ou du travail social, l’objectif de ces cinq femmes est le même : parvenir à un règlement pacifique des grands conflits mondiaux.


1. Bertha Von Suttner

- 5 FEMMES NOBEL DE LA PAIX


Elle fut non seulement la première femme à remporter le Prix Nobel de la Paix en 1905, mais elle fut aussi celle qui a inspiré la création de cette importante récompense mondiale. Bertha Von Suttner a été la secrétaire d’Alfred Nobel (qui, ironiquement, a découvert la dynamite et avait une fabrique d’armes) et a gardé une étroite amitié avec lui, bien qu’elle n’eût travaillé dans ses bureaux que deux semaines. En tant qu’écrivain, elle s’est consacrée à promouvoir le pacifisme au travers de ses pamphlets et de son ouvrage « Bas les armes ! » (1889), œuvre littéraire importante du mouvement pour la non-violence.
Elle était une fervente critique des leaders européens, qu’elle invitait à ne plus alimenter le patriotisme belliqueux et à chercher des solutions exemptes d’armes. Dans son échange de lettres constant avec Alfred Nobel, elle lui demandait de s’unir à la lutte pacifique. Voyant les destructions causées par ses inventions, il a décidé de consacrer une grande partie de sa fortune à créer un prix qui récompenserait les personnes qui ont dédié leur vie à la paix, à la science et à la littérature.
Carl Pietzner - PD


2. Aung San Suu Kyi

- 5 FEMMES NOBEL DE LA PAIX


Aung San Suu Kyi est une femme politique birmane, qui a lutté sans relâche jusqu’à ce que son pays retrouve la démocratie qui lui avait été arrachée par la junte militaire. Elle a toujours défendu la non-violence, influencée par Gandhi dont elle connaissait très bien l’œuvre grâce à sa mère qui avait été ambassadeur en Inde. Aung San Suu Kyi a quitté la Birmanie, s’est mariée et a eu deux enfants. Mais quand sa mère est tombée malade à la fin des années 80, elle est revenue s’installer dans son pays pour s’occuper d’elle et a voulu faire partie du mouvement en faveur de la démocratie, ce qui lui a valu sa résidence surveillée.
On lui a proposé à plusieurs reprises de la libérer si elle s’engageait à ne jamais revenir en Birmanie, mais elle a toujours refusé, sacrifiant sa vie de famille pour le bien commun de son peuple. Elle s’est consacrée à l’écriture de textes sur la compatibilité entre le bouddhisme, la démocratie et le respect des Droits de l’homme. En 1991, elle a reçu le Prix Nobel de la Paix, que son mari et ses enfants ont dû accepter en son nom, étant toujours retenue prisonnière. Elle a été libérée en 2010 et est actuellement membre du Conseil d’État de Birmanie.
Ces dernières semaines, pourtant, Aung San Suu Kyi voit son action remise en question par son silence face à la crise humanitaire des réfugiés rohingyas, ces musulmans qui fuient la misère et les persécutions du sud-ouest de la Birmanie. Son manque de position ferme déçoit fortement ceux qui auparavant l’adulaient…
 360b - Shutterstock


3. Malala Yousafzai

- 5 FEMMES NOBEL DE LA PAIX


Son nom et son visage vous sont sûrement très familiers. À seulement 20 ans, Malala est une militante pour la paix reconnue. Elle s’est vue décerner le Prix Nobel en 2014, alors qu’elle avait à peine 17 ans. Depuis, Malala lutte toujours sans relâche pour que l’éducation des filles au Pakistan soit gratuite et obligatoire.
Sa lutte a commencé quand elle n’avait que 14 ans et c’est à ce moment-là qu’un groupe de talibans l’a interceptée alors qu’elle rentrait chez elle en autobus. Il lui ont tiré une balle dans la tête. Elle s’en est sortie miraculeusement, bien qu’elle ait dû passer plusieurs semaines en thérapie intensive. Elle et sa famille ont ensuite dû partir en Angleterre pour des raisons de sécurité. Malgré tout, les faits ne lui ont pas fait peur. Au contraire, ils n’ont fait qu’intensifier sa lutte.
A 16 ans, elle a donné un discours très puissant face à une assemblée de jeunes au siège central des Nations Unies à New York, lors duquel elle a assuré qu’elle prônerait dorénavant le dialogue avec les talibans pour parvenir à un accord de paix, car d’après elle : « La meilleure façon de résoudre des problèmes et de lutter contre la guerre est par le dialogue et l’éducation ».
 Malala Yousafzaï © MarkTucker
Malala Yousafzaï


4. Leymah Gbowee

- 5 FEMMES NOBEL DE LA PAIX


Militante, Leymah Gbowee fut chargée d’organiser le mouvement pour la paix qui mit fin à la Seconde Guerre civile du Liberia en 2003. Ce mouvement a permis l’élection d’une femme pour la première fois au poste de mandataire d’une nation africaine : Ellen Johnson-Sirleaf, qui a exercé la présidence du Liberia en 2005. La mobilisation des mères africaines qui voulaient la paix et la sécurité pour elles et leurs familles se trouve au cœur de sa lutte (vous pouvez en savoir plus dans le documentaire « Prie pour renvoyer le diable en enfer »).
« Les femmes en position de leadership sont des intermédiaires efficaces pour la paix », a déclaré celle qui a obtenu le Prix Nobel de la paix en 2011, conjointement à Ellen Johnson-Sirleaf.

Jon Styer / Eastern Mennonite University - CC BY 3.0
5. Jane Addams
Cette Américaine fut l’une des premières personnes à fonder une maison pour aider les plus démunis de son pays, devenant ainsi une ambassadrice du travail social. Il s’agissait de la Hull House à Chicago, où elle offrait un foyer, organisait des activités et dispensait des connaissances aux immigrants, aux mères sans ressources, aux orphelins et à tous ceux qui avaient besoin d’aide pour se réinsérer dans la société.
Durant la Première Guerre mondiale, Jane Addams est également devenue une grande militante du pacifisme et a vivement critiqué l’implication des États-Unis dans le conflit. Elle a également fondé la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté en 1915. Elle a aussi fait partie du mouvement en faveur du droit de vote pour les femmes. En 1931, elle s’est vue décerner le Prix Nobel de la paix (devenant la première Américaine à le recevoir), mais elle n’a pas pu assister à la cérémonie car elle était très malade. Elle est décédée quatre ans plus tard.
 

- 5 FEMMES NOBEL DE LA PAIX 

Moffett - PD
 Aleteia

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09/09/2017

OURAGAN IRMA

L'OURAGAN IRMA


Les témoignages sont encore rares après le passage dévastateur du cyclone Irma qui poursuit sa route dans les Caraïbes: il a fait au moins 4 morts sur l’île de Saint-Martin.
Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Basse-Terre (Guadeloupe), diocèse dont relèvent les deux îles, annonce l’ouverture d’un fond de soutien.

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Cette photo publiée sur le Facebook de Kevin Barrallon le 7 septembre 2017 montre des maisons inondées à Gustavia sur l’île de Saint-Barthélemy après le passage de l’ouragan Irma. / Kevin Barrallon/AFP
La Croix : Quelles informations sur Saint-Martin et Saint-Barthélemy avez-vous pu recueillir ? Quelle est l’ampleur des dégâts sur ces deux îles françaises ?
Mgr Jean-Yves Riocreux : Cet ouragan Irma, qui recouvrait une surface équivalente à celle de la France, a été le plus terrible qui ait été enregistré dans les Caraïbes depuis des années. Ce matin (jeudi 7 septembre, NDLR), les liaisons téléphoniques n’étaient toujours pas rétablies et je ne sais pas comment les prêtres sur place ont passé la nuit.
Je viens seulement d’entrer en contact avec le père Freddy Hessou, béninois, curé à Marigot (Saint-Martin). Il m’a dit qu’il était vivant et qu’il avait ouvert son église à la demande de la préfecture, pour que les populations proches des côtes puissent s’y réfugier. Je sais qu’il ne voulait pas être tout seul dans son presbytère.
Ouragan Irma : Saint-Barthélemy et Saint-Martin totalement privées d’électricité
Je ne sais comment les populations vont survivre ces prochains jours, sans électricité, sans eau… Je ne sais pas non plus quand les premières aides matérielles annoncées arriveront.
Comment l’Église peut-elle venir en aide aux populations de ces deux îles ?
Mgr J.-Y. R. : On évoque déjà huit morts à Saint-Martin. J’invite tous les fidèles à prier pour que le bilan ne s’alourdisse pas. Il y a trois églises dans la partie française de Saint-Martin et trois autres dans la partie hollandaise (70 000 habitants au total) ; et trois également à Saint-Barthélémy (9 000 habitants).
Ces églises n’ont pas été épargnées. Le père Fiorenzo Rossi, prêtre italien qui dessert la paroisse de Saint-Barthélémy, m’a indiqué que le clocher de son église, Notre-Dame de l’Assomption à Gustavia, avait été soufflé. Pour l’instant je ne peux pas me rendre à Saint-Martin ni à Saint-Barthélémy puisque les aéroports sont presque totalement détruits, mais je compte bien m’y rendre dès que cela sera possible.


Un jeune aumônier militaire, le père Arnaud Spriet-Mestreit, vient de quitter la Martinique à bord d’un navire militaire pou rejoindre Saint-Martin. Il y arrivera dans 24 heures.
En lien avec les paroisses et le Secours catholique diocésain, nous ouvrons un fond de soutien pour aider en première urgence et pour la reconstruction. Les quêtes de ce dimanche lors des messes seront faites à cette intention.
Avez-vous reçu des messages de soutien ?
Mgr J.-Y. R. : Nous en avons reçu des centaines en provenance du monde entier. Même de la Nouvelle Zélande ! Quand on est au cœur d’une épreuve de cette ampleur, on est très touchés de tous les messages de sympathie qu’on peut recevoir.
Nous savons qu’il y aura un avant et un après cette catastrophe et qu’il faudra des années pour reconstruire ces deux îles


Dossier : Irma, l’ouragan le plus puissant de l’histoire des Caraïbes
Recueilli par Claire Lesegretain

La Croix

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