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17/01/2016

- 2è DIMANCHE ORDINAIRE C CANA

                   Sr C.Patier commente l'évangile de CANA

 

 

Homélie du 2ème dimanche du temps ordinaire

 

En ce dimanche, nous quittons le temps des fêtes et nous entrons dans la période du temps ordinaire. Nous accueillons le Seigneur qui n’en finit pas de nous prodiguer son amour et de nous partager sa joie. C’est le temps de la croissance et de la maturité. En ce jour, les textes bibliques nous annoncent que nous sommes invités à un repas de noces. Ce sont les noces de Dieu qui fait alliance avec l’humanité.

 

La première lecture nous invite à entrer dans l’élan d’enthousiasme du prophète. Il s’adresse pourtant à une communauté qui se trouve réduite à une poignée de rescapés. Nous n’avons pas de mal à nous reconnaître dans cette description : il est de bon ton d’être inquiet pour l’Eglise ; c’est vrai que la baisse de la pratique religieuse, le manque de prêtres, les divisions entre chrétiens ont de quoi nous inquiéter. Mais le prophète intervient pour nous rappeler que Dieu n’a jamais cessé de nous aimer. Il se présente à tous comme l’époux qui est passionné d’amour pour son épouse. Sa puissance et sa gloire vont éclater, à tel point que les pays voisins seront émerveillés.

 

 

 

Dans la seconde lecture, saint Paul nous rappelle précisément que nous ne sommes pas abandonnés. Si des communautés chrétiennes se développent c’est d’abord grâce à l’Esprit Saint. Il est toujours présent et agissant dans le cœur de ceux et celles qui le met sur la route des missionnaires. Comme l’apôtre Paul, nous pouvons, nous aussi, faire la liste considérable des dons de l’Esprit Saint dans l’église d’aujourd’hui. Quel que soit le charisme de chacun, c’est toujours lui qui agit. C’est d’abord grâce à lui que le travail des missionnaires peut porter du fruit.

 

 

 

L’Évangile nous montre le Seigneur présent et agissant dans la vie des hommes. Nous y découvrons à quel point il vient combler tous nos manques : « ils n’ont plus de vin. » Ce vin qui fait défaut c’est le symbole de la joie, de l’amour et de la fête. Ce manque, nous le constatons chaque jour dans nos communautés chrétiennes et notre monde. Beaucoup y souffrent de la violence, de la haine, du terrorisme. Marie voit tout cela : ils n’ont plus de vin, ils n’ont plus amour, ils n’ont plus d’espérance. Et comme à Cana, elle le dit à Jésus. Elle ne cesse de nous renvoyer à lui pour nous recommander de faire tout ce qu’il nous dira.

 

 

 

Aujourd’hui comme autrefois, Jésus nous invite à puiser. Cette eau qu’il nous faut puiser c’est celle de la vie qui est en Dieu, c’est celle de son amour ; c’est l’eau vive que Jésus proposait à la Samaritaine. Le Seigneur ne cesse de vouloir nous combler de cette vie qui est en lui. Il suffit de puiser à la source et il fait tout le reste. Les 600 litres de vin c’est bien plus qu’il n’en fallait pour une noce. Il y avait de quoi saouler tout un village. C’est une manière de nous annoncer l’amour fou d’un Dieu qui se donne en surabondance.

 

 

 

En lisant cet évangile, nous voyons bien que nous ne sommes pas à des noces ordinaires. Le véritable époux c’est Jésus. La véritable épouse c’est son peuple, c’est Israël. Bientôt, ce sera l’Église, ce sera chacun de nous. Dieu a épousé l’humanité pour le meilleur et pour le pire. Quels que soient nos torts, il reste toujours fidèle à son alliance. C’est en lui que nous trouvons la joie, la paix et surtout l’amour. Il ne demande qu’à être toujours avec nous pour nous apprendre à progresser dans son amour. Avec lui nous profiterons pleinement des dons de l’Esprit Saint. Nous pouvons lui rendre grâce pour toutes ces merveilles dont il ne cesse de nous combler.

 

 

 

En conclusion, l’Évangile nous dit que Jésus « manifesta sa gloire » et que « ses disciples crurent en lui ». Ici, ce n’est que le début. La manifestation suprême de sa gloire aura lieu à « l’Heure de la Croix ». Le signe de Cana nous annonce la joie débordante de Pâques. Ce vin servi en abondance est le signe de la nouveauté et de la puissance de l’Évangile. À Cana, Jésus a remplacé l’eau par du vin. Mais n’oublions pas qu’il veut changer notre vie fade comme de l’eau en une vie bonne et savoureuse comme un grand cru. Un jour, ce sera la grande surprise. Nous pensions qu’il aurait servi le bon vin en premier. Encore une fois, une dernière fois, nous découvrirons que Jésus aura gardé le meilleur pour après et pour les siècles des siècles. Amen

 

Abbé J.Compazieu

 

 

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