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23/02/2016

- CARÊME AVEC JEANNE D'ARC

Sainte Jeanne d'Arc

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Jeanne d'Arc ou l'atteinte à l'ordre naturel

Si quelqu’un a transgressé de bien des façons les limites de son temps, c’est bien Jeanne d’Arc.

Jeanne s’est libérée de la condition féminine qui est la sienne et des devoirs qui lui sont attachés. À l’époque médiévale, l’Église définit clairement les fonctions et les obligations de chacun des deux sexes. Il était impensable qu’une fille de paysans puisse accéder aux charges militaires qui, en principe, relèvent de la compétence des hommes.
Montée à cheval, vêtue d’une armure, porteuse d’une épée, la jeune Lorraine bouscule les usages de son temps et ces multiples transgressions, qu’elles soient religieuses, sexuelles ou sociales, ont suscité tellement d’incompréhensions qu’elles l’ont menée au bûcher. C’est au cours de son procès que se révèle combien la jeune fille est jugée pour des pratiques et des comportements que l’Église définit comme hérétiques. Jeanne a non seulement revêtu l’habit d’homme, mais elle a pris le commandement des troupes, ce que sa condition sexuelle défend rigoureusement. C’est une attitude d’une extrême gravité puisqu’elle porte atteinte à l’ordre naturel voulu par Dieu.

La Bible est très claire : Dieu prévoit pour chacun une place particulière au coeur de l’édifice social, avec les devoirs et les obligations qui lui sont attachés. Nul ne peut s’en affranchir sans contester la volonté divine. « Contrairement aux commandements de Dieu et des saints, ladite Jeanne a assumé, avec orgueil et présomption, la domination sur les hommes ; elle s’est constituée chef et capitaine d’armée (caput et ducem exercitus), où se trouvaient princes, barons et autres nobles, que tous, elle a fait servir militairement sous elle comme principal capitaine. » Cet extrait de son procès n’est qu’un exemple parmi d’autres des longs reproches faits à la Pucelle. L’Église accepte aussi très mal les affirmations de Jeanne quant à la mission qu’elle estime tenir de Dieu. Que la Providence ait pu confier son message à une paysanne illettrée issue du monde laïque horrifie les juges : cette attitude met directement en cause le rôle traditionnel du clergé qui seul peut interpréter pour les  fidèles, en principe ignorants des subtilités de la théologie, la Parole de Dieu. Une fille sans instruction, de surcroît paysanne, ne saurait recevoir les révélations du Ciel. Ajoutées à cela les accusations plus politiques et la sanction est tombée : Jeanne devait mourir.

Sophie de Villeneuve

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