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31/03/2017

PÉDOPHILIE DANS L'EGLISE

Pédophilie dans l’Eglise : Les bonnes questions que pose Cash investigation

(à consulter : http://pluzz.francetv.fr/videos/cash_investigation_,155101717.html)

L’émission Cash investigation et le site Médiapart diffusent une longue enquête sur les crimes de pédophilie dans l’Église. Un travail de vérité indispensable, qui ne doit pas négliger les avancées dans la lutte engagée contre ce drame.
À propos de l'articleLes agressions sexuelles sur mineur sont malheureusement une blessure profonde dans notre société, qu’elles sévissent au cœur des familles, dans l’école, ou même dans l’Église. Surtout dans l’Église, dont on attend l’inconditionnelle protection de l’enfant, du plus fragile. Les enquêtes montrent que la « tolérance zéro »  affichée par le pape et l’institution ecclésiale ne suffit pas à régler des années de négligence, voire de complicité. L’occasion de faire le point sur ce qui — malgré tout — a déjà été fait, et sur ce qu’il reste à faire. 
À lire aussi sur notre site : "Que faire des prêtres pédophiles?"

FAUX. Une organisation internationale protège les pédophiles
Bien sûr, l’Église catholique est hiérarchique et universelle. Ce qui donne tout son poids à la parole du pape lorsqu’il dénonce avec vigueur les agressions sexuelles et annonce la « tolérance zéro ». Mais  contrairement à l’approche de Cash investigation, l’Eglise n’est pas une multinationale pyramidale. Sauf à être démis par le pape, les évêques sont seuls maîtres de leur diocèse, tout comme les supérieurs vis-à-vis  de leurs congrégations religieuses. Et c’est bien là le problème : cette autonomie peut laisser perdurer selon les lieux et les communautés les vieux travers de négligence et de dissimulation.


VRAI ET FAUX. L'Église n'a pas pris la mesure du fléau
C’est vrai, et la longue enquête menée par Cash investigation et Médiapart le montre, il y a encore des prêtres pédophiles en place, qu’ils aient été condamnés ou qu’ils reconnaissent (notamment en caméra cachée) leur culpabilité.
Mais il est faux d’affirmer que l’Eglise de France ne fait rien : Depuis six ans, l’Église a signalé 137 affaires à la justice, 27 prêtres sont mis en examen, 9 se trouvent en prison, selon les dernier chiffres communiqués par la Conférence des évêques en janvier 2017.


VRAI et FAUX. Les évêques protègent les pédophiles
Le documentaire diffusé par France 2 est assez éloquent sur la question. Certains évêques peinent à prendre les mesures pourtant décidées en assemblée plénière à Lourdes et inscrites dans une plaquette diffusée depuis 2002 : « Lorsque quelqu’un a connaissance d’atteintes sexuelles sur des mineurs de moins de 15 ans, il doit en informer la justice. La dénonciation s’impose ». Manifestement, les histoires anciennes ne sont pas traitées systématiquement, et l’apurement du « passif » est encore à faire dans bien des cas, rendu aussi parfois compliqué par le refus ou la difficulté pour les victimes de porter plainte.


Certains évêques peinent à prendre les mesures pourtant décidées en assemblée plénière à Lourdes et inscrites dans une plaquette diffusée depuis 2002

Mais considérer que l’Église protège les agresseurs est aujourd’hui largement erroné. En février dernier, Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, annonçait la suspension d’un prêtre mis en examen pour des faits de pédophilie. Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers, invitait les éventuelles victimes d’un prêtre aujourd’hui décédé à se manifester pour que leur parole soit entendue. En région parisienne, un jeune prêtre contre qui une jeune fille de 17 ans portait plainte pour agression sexuelle a été immédiatement suspendu de ses fonctions avant même que la justice soit saisie. La « tolérance zéro » semble enfin entrer en vigueur.


... Mais considérer que l’Église protège les agresseurs est aujourd’hui largement erroné

VRAI. L’Église a du mal à communiquer
L’enquête de Cash investigation cherche — selon les principes de l’émission — à dénoncer les dysfonctionnements, et « oublie » ce que l’Église a déjà fait. Certainement désorientés par les méthodes spectaculaires et le style incisif d’Elise Lucet, les représentants de l’Eglise ont eu du mal à exprimer clairement cet engagement contre la pédophilie, jusqu’à refuser de participer à la table ronde diffusée après le long reportage. Certes, le sujet douloureux et complexe aurait mérité un dialogue plus ouvert avec les institutions ecclésiales ou les spécialistes de ce sujet, qu’ils soient théologiens, psychiatres, sociologues, etc. Mais être absent du débat est une occasion manquée de prendre la parole et réaffirmer l’engagement ferme contre la pédophilie.


Certainement désorientés par les méthodes spectaculaires et le style incisif d’Elise Lucet, les représentants de l’Eglise ont eu du mal à exprimer clairement cet engagement contre la pédophilie

VRAI. La France est moins touchée que d’autre pays
Les chiffres de prêtres pédophiles sont vertigineux : 5% du clergé aux Etats-Unis, 7% en Australie… L’enquête évoque seulement 0,5% des prêtres français coupables de tels actes. Peut-être, comme le suggèrent les journalistes de Médiapart, cette estimation est-elle inférieure à la réalité. Mais il y a des éléments objectifs qui permettent d’affirmer que l’Eglise de France est moins touchée par ce fléau. Tout d’abord, dès 2000, l’épiscopat a pris en compte ce drame, même s’il a été traité timidement dans les premières années. Ensuite, le nombre élevé de laïcs engagés dans la vie paroissiale réduit les « situations à risque ». Enfin, dans une France sécularisée, il y a moins de pensionnats ou d'établissements, de « patronages » et d'activités diverses tenus directement par des prêtres et religieux, cadre dans lequel des agresseurs ont malheureusement sévi trop souvent.
À lire aussi sur notre site : "Pédophilie : Comment protéger nos enfants?"

VRAI et FAUX. Les victimes ne sont pas accueillies
L’accueil des victimes – même pour des faits très anciens – est le point névralgique de la lutte contre la pédophilie. Longtemps oubliées, les victimes peuvent désormais s’adresser aux cellules d’écoute qui se mettent progressivement en place dans les diocèses. Que les évêques puissent recevoir et écouter les victimes est une étape importante pour aider à la reconstruction de la personne, ce qui ne semble pas encore suffisamment fréquent : les victimes le regrettent et en ont besoin.  Là encore, l’épiscopat, dans sa diversité, prend petit à petit conscience de cette responsabilité. Reste que c’est en premier lieu la justice qui doit intervenir : la victime et aussi toute personne ayant connaissance d’un fait d’agression sexuelle doit prendre contact avec le procureur de la République. (voir les conseils de Pèlerin : « Comment protéger nos enfants »).

SOURCE : PÈLERIN

17:18 Publié dans DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0)

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