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22/05/2018

MARIE, MÈRE DE L'ÉGLISE


https://youtu.be/UDe8_67iYAk

https://youtu.be/MobmKSahoL8

Fête de Marie Mère de l'Eglise

Cette année, la « bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Eglise » sera fêtée le 21 mai 2018. Instaurée par le Pape François, cette nouvelle fête liturgique est désormais célébrée le lundi après la Pentecôte. A cette occasion, KTO vous propose une série d’interviews pour éclairer le sens de cette fête.
"Cette fête vient dynamiser la mission !"

Cette fête nous invite à passer par Marie pour prendre conscience de l'importance du Salut que propose le Seigneur ; Il y a une dimension missionnaire et cette fête vient nous dynamiser pour que nous allions dans le monde entier proposer Jésus Christ ! » Pierre Diarra, Théologien, chargé de formation au sein des OEuvres Pontificales Missionnaires. 
« Concevons-nous toujours que l'Eglise est notre Mère ? »

Nous pouvons recevoir cette fête en méditant sur la maternité de l'Eglise : Est ce que nous concevons toujours que l'Eglise est notre Mère ? ". Père Guillaume de Menthière, Théologien, curé de la paroisse Notre-Dame de l'Assomption de Passy (Paris).
 

"Marie s'occupe de ses enfants !"

Nous sommes confiés à Marie et à son intercession, car Marie s'occupe de ses enfants ! » Mgr Patrick Chauvet, Recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, nous explique le sens et la portée spirituelle de la nouvelle fête liturgique de la « Bienheureuse Vierge Marie Mère de l'Eglise».
"Marie, par sa maternité, embrasse le monde entier !"

Le monde a soif de Dieu, mais il est nécessaire de trouver le moyen de rejoindre les gens. Marie, par sa maternité spirituelle, embrasse le monde entier ! » Soeur Caroline, Franciscaine Missionnaire de Marie, nous explique le sens et la portée missionnaire de la nouvelle fête liturgique de la « Bienheureuse Vierge Marie Mère de l'Eglise ».
"Marie est une maman pleine de Miséricorde !"

Marie est une maman pleine de Miséricorde et l'Eglise est invitée à imiter la mission de Marie, à la porter à ses enfants." Le père Muhannad al Tawil, o.p., Curé de la paroisse Saint-Ephrem des chaldéens de Lyon, nous explique le sens pour la communauté chaldéenne en Irak de la nouvelle fête liturgique de la « Bienheureuse Vierge Marie Mère de l´Eglise ». 
"Nous voyons Marie dans cette dimension universelle "

Ici, à la rue du Bac, nous voyons l'Eglise universelle, qui n'a pas de frontières. Ceux qui viennent ici sont du monde entier et il est important de voir Marie Mère de l'Eglise dans cette dimension universelle. » Le père Adam Sejbuk, Chapelain de la Chapelle Notre-Dame de la Médaillle miraculeuse (Paris), nous explique le sens et la portée universelle de la nouvelle fête liturgique de la « Bienheureuse Vierge Marie Mère de l´Eglise ».
« C´est une invitation à être docile à l´Esprit Saint ! »

Marie est le modèle de celle qui s'est laissée conduire par l'Esprit Saint et c'est elle qui à son tour nous apprend à vivre sous le souffle de l'Esprit ; cette fête est une invitation à être docile à l'Esprit et à être des instruments de communion et de réconciliation ». Soeur Dominique Waymel, Soeur apostolique de Saint-Jean et théologienne. 
Une nouvelle fête pour le lundi de Pentecôte :

Instituée par la Congrégation pour le culte divin et avec l’approbation du pape François, l’Église catholique célébrera pour la première fois comme mémoire liturgique obligatoire la messe du lundi de Pentecôte en l’honneur de la Vierge Marie sous le vocable de « Marie, Mère de l’Église ». KTO a demandé au frère Manuel Rivero O.P. de nous éclairer sur cette nouvellefête.
KTO : Quelle est la signification de cette nouvelle messe?
En réalité, les prières très belles de cette messe «Marie, Mère de l’Église» figurent déjà dans l’appendice du Missel romain «Messes en l’honneur de la Vierge Marie » approuvées le 15 août 1986. Il s’agit de mettre en lumière la mission de la Vierge Marie Mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l’Église. La Vierge Marie est membre éminent de l’Église mais l’Église est plus grande qu’elle. La Vierge Marie ne se situe pas en dehors ou au-dessus de l’Église mais au coeur du Peuple de Dieu. Marie est aussi la plus grande des sauvés par sa foi en son Fils, le Verbe fait chair en son sein. À l’Annonciation, elle accueille librement et de manière intelligente le Verbe. Par son adhésion à la mission annoncée par l’ange Gabriel, elle devient la Mère du Messie, la Mère de Dieu. En elle, le Verbe s’unit à la nature humaine. Le Fils de Dieu s’unit alors d’une certaine manière à tout homme. À partir de l’image de l’Église, Corps mystique dont le Christ Jésus est la Tête et les baptisés ses membres, il s’avère logique d’appeler «la Mère de la Tête» «Mère des membres» et « Mère de l’Église ». En ce sens, les chrétiens sont nés spirituellement dans le sein de la Vierge Marie à l’Annonciation, au moment où le corps du Fils de Dieu fait homme est devenu la Tête de ce Corps qui est l’Église (cf. Épître de saint Paul aux Corinthiens 12, 12s). Mère du corps physique de Jésus- Christ, Marie est aussi Mère de l’Église, son Corps mystique.
KTO : Sur quelle tradition se fonde cette expression «Mère de l’Église» ?
Si l’expression « Marie, Mère de l’Église » n’apparaît pas chez les Pères de l’Église ni dans la tradition orientale, son sens se trouve en revanche développé chez les grands théologiens comme saint Irénée de Lyon, saint Ambroise de Milan et saint Augustin. C’est un moine bénédictin de l’abbaye de Ferrières au e siècle qui semble être le premier à avoir utilisé le titre de « Mère de l’Église » dans un commentaire du chapitre 12 de l’Apocalypse. À la suite de cette longue tradition théologique et spirituelle, le bienheureux pape Paul VI déclara Marie « Mère de l’Église » le 21 novembre 1964, lors de la clôture de la 3e session du concile VaticanII.
KTO : Quel est le lien de cette fête avec la Pentecôte ?
Au Cénacle, Marie était réunie en prière avec les apôtres dans l’attente de l’Esprit Saint. La préface de la messe de « Marie, Mère de l’Église » nous révèle le sens de sa maternité spirituelle : « Quand les apôtres attendaient l’Esprit qui leur était promis, elle a joint sa supplication à celle des disciples, devenant ainsi le modèle de l’Église en prière.» Marie nous apprend à prier. Prier, c’est appeler l’Esprit Saint au coeur de l’Église, ce qui explique le choix du lundi de Pentecôte. Faire mémoire de Marie équivaut à entrer dans une dynamique de foi en la Parole de Dieu et de prière à l’Esprit Saint. Dans la célébration de la messe, les fidèles en se nourrissant du Corps et du Sang de Jésus, né de Marie, parviennent remplis de l’Esprit Saint à former « un seul corps et un seul esprit dans le Christ » (Prière eucharistique n°3). Voici le mystère de l’Église, Corps du Christ!
KTO : En quoi cette fête est-elle importante pour notre temps ?
Marie agit en mère qui rassemble ses enfants. Une maman aime ses enfants. Elle prend soin de manière prioritaire de l’enfant qui va mal, malade ou en sou rance morale. «-Comblée de grâce» à l’Annonciation, Marie exerce sa maternité spirituelle dans sa prière d’intercession comme à Cana. Elle nous apprend à faire confiance à Jésus: «Faites tout ce qu’il vous dira» (Évangile selon saint Jean 2,5). Loin d’être une mère possessive, elle oriente tout chercheur de Dieu vers son Fils Jésus, seul médiateur entre Dieu et les hommes. La maternité divine de Marie continue de se déployer par sa prière: «Élevée dans la gloire du ciel, elle accompagne et protège l’Église de son amour maternel » (Préface de la messe Marie, Mère de l’Église). C’est Jésus lui-même qui du haut de la croix a confié son disciple bien-aimé à sa mère: «Femme, voici ton fils» (Évangile selon saint Jean 19, 26). Et Jean a reçu Marie pour Mère. Il est devenu « fils de Marie» imitant sa foi, sa charité et son espérance. Par ailleurs, Marie, la première missionnaire, est la Mère des « disciples-missionnaires » dont nous parle notre pape François. La célébration de cette messe « Marie, Mère de l’Église » donne une vision missionnaire à l’Église dans le rayonnement de la Pentecôte comme l’exprime la prière après la Communion: «Qu’avec l’aide maternelle de la Vierge Marie, ton Église proclame à tous les peuples le message de l’Évangile et qu’elle remplisse le monde entier de l’effusion de ton Esprit ».
 Source KTO

17:28 Publié dans MARIE | Lien permanent | Commentaires (0)

13/05/2018

ST JOSEPH ET JÉSUS

 

JOSEPH ET JÉSUS

 

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JÉSUS ET ST JOSEPH (loin des images sulpiciennes habituelles!)

Catéchèse du 1er mai 2013 l'importance d'un travail digne pour tous.

Chers frères et sœurs, bonjour !
Aujourd’hui, en ce premier mai, nous célébrons saint Joseph travailleur et nous entrons dans le mois traditionnellement consacré à la Vierge Marie. Pendant cette rencontre, je voudrais donc m’arrêter sur ces deux figures si importantes dans la vie de Jésus, dans celle de l’Église et dans la nôtre avec deux brèves réflexions : la première sur le travail, la seconde sur la contemplation de Jésus.
Dans son Évangile, à un des moments où Jésus retourne dans son pays, à Nazareth, et où il parle dans la synagogue, saint Matthieu souligne l’étonnement de ses compatriotes devant sa sagesse, et la question qu’ils se posent : « Celui-là n’est-il pas le fils du charpentier ? » (13, 55). Jésus entre dans notre histoire, il vient au milieu de nous, il naît de la Vierge Marie par l’opération de Dieu, mais avec la présence de saint Joseph, son père légal qui veille sur lui et lui enseigne même son travail. Jésus naît et vit dans une famille, dans la Sainte Famille, apprenant de saint Joseph le métier de charpentier, dans l’atelier de Nazareth, partageant avec lui l’effort, la fatigue, la satisfaction et même les difficultés quotidiennes.
Ceci nous rappelle la dignité et l’importance du travail. Le livre de la Genèse raconte que Dieu a créé l’homme et la femme en leur confiant la tâche de remplir la terre et de la soumettre, ce qui ne signifie pas l’exploiter, mais la cultiver et la préserver, en prendre soin par leur propre labeur (cf. Gn 1, 28 ; 2, 15). Le travail fait partie du plan d’amour de Dieu ; nous sommes appelés à cultiver et à préserver tous les biens de la création et c’est ainsi que nous participons à l’œuvre de la création ! Le travail est un élément fondamental pour la dignité d’une personne.
Pour le dire de manière imagée, le travail nous « oint » de dignité, nous remplit de dignité ; il nous rend semblables à Dieu qui a travaillé, et qui travaille, qui est toujours à l’œuvre (cf. Gn 5, 17) ; il donne la capacité de pourvoir à ses propres besoins, à ceux de sa famille, de contribuer à la croissance de sa nation. Et je pense ici aux difficultés que rencontre, dans un certain nombre de pays, le monde du travail et de l’entreprise ; je pense à tous ceux, et ce ne sont pas seulement les jeunes, qui sont au chômage,très souvent à cause d’une conception économiste de la société qui recherche un profit égoïste, sans tenir compte des paramètres de la justice sociale.
Je désire adresser à tous une invitation à la solidarité, et aux responsables de la « chose publique » un encouragement à ne rien épargner pour donner un nouvel élan à l’emploi ; cela signifie se préoccuper de la dignité de la personne ; mais surtout, je voudrais vous dire de ne pas perdre espoir ; saint Joseph aussi a connu des moments difficiles, mais il n’a pas perdu confiance et il a su les surmonter, certain que Dieu ne nous abandonne pas.
Et je voudrais aussi m’adresser en particulier à vous, les jeunes, les garçons et les filles : engagez-vous dans votre devoir quotidien, à vos études, dans votre travail, dans vos relations amicales, dans le souci des autres ; votre avenir dépend aussi de la manière dont vous savez vivre ces années précieuses de votre vie. N’ayez pas peur de l’engagement, du sacrifice et regardez sans peur vers l’avenir ; entretenez l’espérance ; il y a toujours une lumière à l’horizon.
J’ajoute un mot sur une autre situation particulière de travail qui me préoccupe : je veux parler de ce que nous pourrions appeler le « travail d’esclave », le travail qui rend esclave. Tant de personnes, dans le monde, sont victimes de cette forme d’esclavage, où c’est la personne qui sert le travail, alors que ce devrait être le travail qui offre un service aux personnes, leur permettant de garder leur dignité.Je demande à tous les frères et sœurs dans la foi, et à tous les hommes et femmes de bonne volonté de faire un choix décisif contre la traite des personnes, qui englobe aussi le « travail d’esclave ».
J’aborde maintenant ma seconde réflexion : dans le silence de son activité quotidienne, saint Joseph avait, avec Marie, le même et unique centre d’attention : Jésus. Pleins de zèle et de tendresse, ils accompagnent et protègent la croissance du Fils de Dieu fait homme pour nous, réfléchissant sur tout ce qui se passait. Dans les Évangiles, saint Luc souligne deux fois l’attitude de Marie, qui est aussi celle de Joseph : « Elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (2, 19 ; 51). Pour écouter le Seigneur, il faut apprendre à le contempler, à percevoir sa présence constante dans notre vie ; il faut s’arrêter pour dialoguer avec lui, lui donner de la place par la prière.
Chacun de nous, et vous aussi les jeunes, les garçons et les filles, si nombreux ce matin, nous devrions nous demander : quelle place est-ce que je donne au Seigneur ? Est-ce que je m’arrête pour dialoguer avec lui ? Depuis notre enfance, nos parents nous ont habitués à commencer et à finir la journée par une prière, pour nous apprendre à sentir que l’amitié et l’amour de Dieu nous accompagnent. Souvenons-nous plus souvent du Seigneur au cours de nos journées ! Et en ce mois de mai, je voudrais rappeler l’importance et la beauté de la prière du chapelet. Lorsque nous récitons le « Je vous salue, Marie », nous sommes amenés à contempler les mystères de Jésus, c’est-à-dire à réfléchir sur les moments importants de sa vie, pour que, comme pour Marie et pour saint Joseph, il soit au centre de nos pensées, de nos attentions et de nos actions.
Ce serait beau si, en particulier en ce mois de mai, on récitait ensemble en famille, entre amis, dans la paroisse, le chapelet ou une autre prière à Jésus et à la Vierge Marie ! La prière dite ensemble est un moment précieux qui affermit encore davantage la vie de famille, l’amitié. Apprenons à prier plus souvent en famille et comme une famille !
Chers frères et sœurs, demandons à saint Joseph et à la Vierge Marie de nous enseigner à être fidèles à nos engagements quotidiens, à vivre notre foi dans nos activités de chaque jour et donner plus de place au Seigneur dans notre vie, à nous arrêter pour contempler son visage. Merci.
(traduction) Hélène Ginabat
(CROIRE)

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Salutations à Saint Joseph
Je vous salue Joseph, image de Dieu le Père 
Je vous salue Joseph, père de Dieu le Fils 
Je vous salue Joseph, Sanctuaire du Saint Esprit 
Je vous salue Joseph, bien-aimé de la très Sainte Trinité 
Je vous salue Joseph, très digne époux de la Vierge Mère 
Je vous salue Joseph, père de tous les fidèles 
Je vous salue Joseph, fidèle observateur du silence sacré 
Je vous salue Joseph, amant de la sainte pauvreté 
Je vous salue Joseph, modèle de douceur et de patience 
Je vous salue Joseph, miroir d’humilité et d’obéissance 
Vous êtes béni entre tous les hommes
Et bénis soient vos yeux qui ont vu ce que vous avez vu 
et bénies soient vos oreilles 
qui ont entendu ce que vous avez entendu 
et bénies soient vos mains 
qui ont touché le Verbe fait chair 
et bénis soient vos bras qui ont porté 
Celui qui porte toutes choses 
et béni soit votre cœur embrasé 
pour Lui du plus ardent amour 
et béni soit le Père Éternel qui vous a choisi 
et béni soit le Fils qui vous a aimé 
et béni soit le Saint Esprit qui vous a sanctifié 
et bénie soit Marie, votre épouse, 
qui vous a chéri comme un époux 
et comme un frère 
et bénis soient à jamais tous ceux 
qui vous aiment et qui vous bénissent.
Amen
St Jean Eudes (1601-1680)

(Croire)

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09/05/2018

AUDIENCE DU PAPE LE 09/05/18

18:00 Publié dans RELIGION | Lien permanent | Commentaires (0)

07/05/2018

LA SÉRÉNITÉ DU PAPE FRANÇOIS

 

Savez-vous pourquoi le Pape dort si bien ?

Antoine Mekary

PAPE SOURIANT.png

Oui, le pape François a un secret pour entretenir son sommeil et une belle énergie au quotidien. Saint Joseph n'y est pas étranger.
Pour le pape François, le catholique ne doit pas avoir peur des tempêtes, ou des vents contraires mais doit avancer avec confiance, en s’agrippant à la paix et la sérénité que Dieu infuse dans son cœur. Pour l’y aider, tant de saints se révèlent des soutiens efficaces et « s’abandonner » à leur intercession en les intégrant dans les petits gestes de la vie quotidienne peut avoir des effets qu’on serait loin d’imaginer. Quand on demande au pape François quelle est la source de sa sérénité malgré les difficultés, les tensions et les oppositions rencontrées depuis le début de son pontificat, il répond sans hésiter : saint Joseph. Un attachement qui remonte au jour où, à Buenos Aires, alors qu’il allait sur ses 17 ans, il sut avec certitude qu’il deviendrait prêtre, en entrant par hasard, « comme poussé par un étrange besoin », dans la basilique Saint-Joseph, confia-t-il. Depuis, il dispose non seulement d’une statuette de saint Joseph sur sa table de chevet, mais aussi de deux autres dans son bureau.
Pour le Pape, avoir « saint Joseph endormi » près de lui, sur sa table de nuit est beaucoup mieux qu’un calmant : « S’il y a un problème, j’écris un petit mot à saint Joseph et je le mets sous une statuette que j’ai dans ma chambre pour qu’il le rêve… pour qu’il prie pour ce problème », a-t-il souligné au cours d’échanges avec les supérieurs généraux des congrégations religieuses. Mais ce n’est pas la seule fois que le Saint-Père a parlé des bienfaits de cette image de saint Joseph endormi, une image insolite en Europe mais que l’on voit beaucoup en Amérique latine. Il en a parlé aussi en janvier 2015, lors de son voyage aux Philippines. Désormais, assure-t-il, « saint Joseph dort sur une liasse de petits mots. Et moi je dors bien. C’est une grâce de Dieu. Je dors toujours six heures. Et je prie, je prie à ma façon… ».
« Un modèle de confiance et de foi »
Pour bien comprendre de tels bienfaits venant de saint Joseph dans cette posture, il faut y voir la leçon de confiance et de foi qu’elle inspire. Le Pape insiste beaucoup sur cet aspect. Si Joseph est souvent décrit en train de dormir dans les Saintes Ecritures, en compagnie d’un ange, c’est pour mieux souligner cette vérité essentielle selon laquelle « Dieu révèle son plan d’amour sur nous, quand nous sommes au repos ». Le Pape s’y évertue tous les jours, et ne cesse d’encourager tout un chacun à prendre chaque jour un moment de « repos dans le Seigneur » pour connaître la Volonté de Dieu dans leurs vies. Le repos est nécessaire « à la santé de nos esprits et de nos corps », affirme le Pape. Oui, ce n’est pas toujours facile d’y parvenir avec tous les fardeaux qui pèsent sur la vie de chacun, mais ce moment « est essentiel pour écouter la voix de Dieu et comprendre ce qu’il demande ». Sous l’inspiration du Saint-Esprit, Joseph avait déjà compris et pratiqué ce que saint Paul, plus tard, recommandera aux chrétiens : « Ne soyez inquiets de rien mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes » (Phil 4, 6).
Chaque jour le Pape consacre du temps pour se reposer dans le Seigneur. Et c’est probablement la raison de toute cette énergie qu’il dégage et de ce sourire confiant qu’on lui connait. Comme saint Joseph, après le sommeil, l’action. Entrer dans le monde avec la force de la prière, sous la protection de Joseph qui dort et tout en dormant prend soin de l’Eglise.

ALETEIA

17:46 Publié dans PAPE | Lien permanent | Commentaires (0)

05/05/2018

BÉNÉVOLE EN HAÏTI

Francis, jeune retraité : "N'hésitez pas, partez comme volontaire !"

© Ludovic Leleu/Lightmotiv

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Pèlerin. Pourquoi avez-vous décidé de devenir volontaire ?
Francis Firmin. Je pense à ma retraite depuis un moment. À l'origine, mon projet était de l'occuper avec un simple travail de bénévole. Mais, avant de me lancer, je voulais faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne) avec un ami. Malheureusement, celui-ci est mort en mai 2016. J'ai alors envisagé de m'engager dans une cause humanitaire. Puis, en septembre 2016, une amie m'a parlé de son fils, volontaire à Madagascar avec la Délégation catholique pour la coopération (DCC).
Le volontariat n'est donc pas réservé aux jeunes ?
Non ! La majorité des volontaires sont des jeunes mais, avec la DCC en tout cas, on peut partir jusqu'à 74 ans, seul ou en couple. Pour une mission d'un an, renouvelable six fois. Dans la promotion des cinquante-cinq qui partent cette année, la moyenne d'âge est de 26 ans. Ce fut très enrichissant de se retrouver en stage de préparation avec ces jeunes. J'avais le sentiment d'être comme eux.
Vous vous êtes porté candidat rapidement ?
J'ai appelé le fils de cette amie, qui m'a parlé de sa mission. Le site de la DCC m'a donné envie. Il se trouve que, depuis presque cinquante ans, j'étais très impliqué dans la vie associative et sportive. Outre mon travail d'éducateur spécialisé, j'étais président bénévole du Comité départemental d'athlétisme de la Somme, pendant vingt-cinq ans. Je voulais changer. Partir loin était une belle opportunité.
Comment s'est passé le recrutement ?
Le processus a été assez long. Avec la DCC, vous n'avez la certitude de partir qu'après avoir suivi plusieurs formations. J'ai déposé ma candidature en janvier 2017, et effectué un premier stage de deux jours en avril 2017. Puis un deuxième de trois jours en novembre. En janvier, dernière formation de neuf jours, à l'issue de laquelle j'ai signé mon contrat. Je suis en retraite depuis le 31 mars et je pars le 3 mai, pour deux ans.
Avez-vous choisi votre destination, Haïti ?
Non. On ne choisit pas, on se contente d'émettre des souhaits. J'avais demandé l'Afrique. Ce qui m'importait, c'était un projet en lien avec des enfants. Quand, en décembre dernier, on m'a demandé si j'acceptais de partir en Haïti, j'ai d'abord été un peu inquiet car je ne connaissais pas du tout. Depuis, j'ai travaillé sur le projet de ma mission avec la présidente de l'ONG (organisation non gouvernementale) allemande Haiti Kinderhilfe, pour laquelle je pars. J'ai appris beaucoup de choses sur le pays. Je suis rassuré. D'autant que, durant notre séjour, nous sommes suivis, à distance, par un chargé de mission. Nous avons également la possibilité de contacter quelqu'un de la DCC 24 heures sur 24.
Haïti est un pays très pauvre. Cela ne vous fait pas peur ?
Non. Plus jeune, j'ai connu la grande misère dans mon quartier. Nous étions cinq enfants, mon père était ouvrier maçon, ma mère restait au foyer et il arrivait que mes parents aient des fins de mois difficiles. Donc la pauvreté me motive. Dans l'encyclique « Loué sois-tu », le pape François appelle à un retour à la simplicité et au partage des richesses. Cela me parle.
Quelle sera votre mission ?
Je vais travailler comme éducateur auprès de trente jeunes de 14 à 27 ans originaires de Cité Soleil, un bidonville de Port-au-Prince, la capitale. La plupart sont orphelins ou issus de familles trop pauvres pour les élever. Parmi eux, certains sont accueillis dans un foyer géré par Haiti Kinderhilfe. Ma mission sera à la fois d'occuper leur temps libre avec du sport et des activités culturelles, mais aussi de les accompagner dans leur orientation professionnelle. Pour les sortir de la pauvreté, jusqu'à ce qu'ils soient capables de gérer leur vie.
Financièrement, comment cela se passe ?
L'ONG paye mon billet d'avion, me nourrit, me loge et me donne de l'argent de poche.
Quitter vos proches n'est-il pas trop compliqué ?
Divorcé depuis treize ans, j'ai deux enfants de 27 et 30 ans, rassurés de me voir occupé. Ils ont promis de venir me voir. Mais laisser ma maman de 92 ans… C'est plus difficile pour moi que pour elle ! Heureusement, avec Internet et le téléphone, je l'appellerai souvent.

J'avais un peu abandonné la spiritualité. C'est le moment de m'y remettre !

Ce temps est aussi un moment privilégié pour prendre du recul, non ?
Oui. J'ai besoin de me ressourcer, d'aller voir ailleurs. En dehors de la messe, j'avais un peu abandonné la spiritualité. C'est le moment de m'y remettre ! Avant de partir, j'ai demandé à être parrainé sur le plan spirituel par la congrégation des Sœurs ermites de Mont-morin. Elles vont prier pour moi.
Quel conseil donneriez-vous à des personnes qui hésitent à partir ?
N'attendez pas ! Ne réfléchissez pas trop. Avec une association comme la DCC, on bénéficie d'un accompagnement. Quand on a la santé, on peut partir.
Pèlerin

11:44 Publié dans DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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