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09/04/2017

RAMEAUX À ROME

17:39 Publié dans LITURGIE | Lien permanent | Commentaires (0)

23/12/2016

CHANTS DE NOËL

ENTRE LE BOEUF ET L'ÂNE GRIS

 

 

VENEZ DIVIN MESSIE

 

MINUIT CHRÉTIENS

17:40 Publié dans CHANSONS | Lien permanent | Commentaires (5)

03/11/2016

COURAGE ET LIBERTÉ


Courage et liberté

 

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Ce mercredi 9 novembre sort le nouveau film de Mel Gibson : Tu ne tueras point. Il raconte l’héroïsme de Desmond Doss, infirmier dans l’armée américaine au cœur de la terrible guerre du Pacifique en 1942. Ce film est l’exact récit de la vie d’un homme qui, au péril de sa vie, sauvera en une nuit pas moins de 75 de ses camarades blessés.

Un film sur la guerre
S’il y a des guerres justes et même des guerres nécessaires, il n’y a jamais de guerres bonnes, ni belles et encore moins saintes. Tu ne tueras point n’est pas un de ces films à la testostérone qui donnent envie de jouer aux petits soldats. Ce n’est pas un film de guerre, mais bien un film sur la guerre, sur ce qu’elle a toujours de terrible et sur ce qu’elle peut engendrer de sublime dans le cœur des hommes qui s’y surpassent. Desmond Doss est un homme marqué par la violence d’un père alcoolique et passionné par l’envie de soigner et de sauver. Il devient infirmier pour soulager ceux qui souffrent. C’est en cette qualité qu’il choisit de s’engager dans l’armée pour participer à l’effort de guerre à la suite de la terrible attaque de Pearl Harbour.
Seulement, cet homme est adventiste du septième jour, sa foi le pousse à ne pas tuer au nom de Dieu et il a fait le vœu de ne jamais plus toucher d’arme par détestation des violences vécues dans sa famille. Le film ne s’attache pas aux raisons qui poussent Desmond à ne pas se battre. Lui-même n’est pas un brillant causeur ni un théoricien de la non-violence. Il a seulement choisi de ne pas tuer, jamais. Toute la question est de savoir comment il pourra s’imposer au sein d’un régiment qui le considère du coup comme un lâche ou, pire, comme une menace puisque face au feu il semble se vouer à l’inutilité. Face à l’abject acharnement dont il est la cible, le voilà qui montre une belle résistance, sereine et naïve, dans la tranquille confiance de celui qui sait qui il est et ce qu’il doit faire, envers et contre tout.
Une histoire d’héroïsme
Ce ne sont pas les arguments qui viendront à bout de ses compagnons, mais son action. Alors que Desmond est considéré comme un moins que rien, sa détermination au service de la vie le pousse à l’improbable don de lui-même. Au cours d’une nuit extraordinaire, en haut d’une falaise d’Okinawa où il reste seul avec les blessés de son régiment, il se croit perdu. Alors qu’il demande à Dieu pourquoi il l’a poussé à être au milieu de cet enfer, il entend l’appel à l’aide de ses camarades et se met à les secourir. Un par un, il les descend en rappel le long de la falaise pour qu’ils soient sauvés. Après chaque descente, il s’adresse à Dieu : « Faites que j’en sauve un de plus ! ». Et c’est ainsi qu’il parvient à secourir 75 de ses camarades. Cet homme que tous considéraient comme un lâche, apparaît alors comme le plus grand des héros.

Le but du film n’est pas de disserter sur la non-violence : le choix de Desmond Doss est le sien, il est mû par un vœu personnel et par une foi peut-être un peu fondamentaliste. Mais nous sommes invités à réfléchir sur notre capacité à mettre en œuvre jusqu’au bout des choix fondamentaux que notre conception de Dieu et du monde nous invitent à poser. Nombreux sont ceux qui sont confrontés à des dilemmes terribles dans leurs métiers : militaires, policiers, mais aussi médecins, infirmières, sages-femmes, pharmaciens et bien d’autres ! Nombreux sont ceux qui subissent le regard moqueur ou les insultes et les agressions de ceux qui ne supportent pas qu’au nom d’une foi, des gestes soient impossibles. Seule une vraie liberté, nourrie par la conviction intime de faire le bien, peut permettre de trouver les ressources nécessaires à l’héroïsme de ceux qui tiennent bon malgré tout.
Le contexte de la bataille de la colline de Hacksaw permet à Desmond Doss de montrer sa bravoure et lui permet d’être reconnu comme un brave. S’il n’avait pas été mis dans la situation de sauver tant de ses camarades, il n’aurait sans doute pas été considéré comme un héros. Pourtant, il aurait probablement été tout autant au service de ses camarades, dans l’ombre. Ce ne sont pas les reconnaissances ni les décorations qui font les héros, mais seulement la sereine détermination qui leur permet d’agir pour le bien qu’ils visent.
Un film dur
Si l’histoire de Desmond Doss est belle et noble, Mel Gibson a choisi de ne pas la montrer d’une manière doucereuse et naïve. Le film est grave et lucide, dans la droite continuité du Gibson de La Passion, avec une profusion d’hémoglobine qui force le spectateur à comprendre que la mort n’est jamais un jeu. Outre les scènes de guerre d’une exceptionnelle violence qui les rendent quelque peu étouffantes, le très puissant personnage de Tom Doss, père de Desmond, ajoute à la crudité réaliste du film. Tom Doss est un rescapé de la première guerre mondiale, où il a perdu ses meilleurs amis sur les champs de batailles français. Ce père alcoolique, perdu, déçu, qu’on ne peut regarder sans penser à ces dernières années vécues par Mel Gibson lui-même, nous montre les dégâts des guerres dont les pertes les plus graves sont parfois à compter parmi ceux qui reviennent… Rongé par le remord d’être encore en vie alors que ses amis sont morts, Tom Doss montre toute la complexité de la souffrance. Il manifeste toute l’amertume de ceux qui ont le sentiment de ne pas s’être battus jusqu’au bout et qui subissent la terrible et lancinante accusation de leur conscience. Alors que Desmond Doss peut sembler angélique et loin de nous, nous pourrions craindre de ressembler à son père en contemplant les combats que nous rechignons à mener.
Ce film est dur, parce qu’il est réaliste, sans idéalisme, sans illusion. Les combats des guerres, les combats de ceux qui s’engagent pour leurs idées ou pour leur foi laissent des blessures. Tu ne tueras point est un film qui aidera chacun à se rappeler que nous avons toujours le choix : le plus grand bien au mépris du danger ou le plus petit bien au mépris de nous-même…
Tâchons de ne pas être de ceux qui parlent et n’agissent pas, ou pire, du côté des tièdes dont les regrets sont plus blessants que les cicatrices des coups reçus au combat.

SOURCE: PADREBLOG

17:49 Publié dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2016

LOIN DE CHEZ NOUS I


Loin de chez nous : avant-première

(cliquez sur l'adresse ci-dessus pour la sélectionner - puis, dans le menu déroulant, sur "ouvrir dans une nouvelle fenêtre"

17:27 Publié dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0)

08/08/2016

- FONTFROIDE

 


Abbaye de Fontroide, Carbone, dans l'Aude

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par Jean-Baptiste Noé
7 août 2016


Le département de l’Aude a la mer à portée de main et la montagne sur ses épaules. Il a les vignes qui descendent délicatement en coteaux et de vastes étangs où se mêlent l’eau douce et l’eau salée. Le Massif Central y expire doucement, la Méditerranée s’y ouvre largement. L’Espagne n’est pas très loin et, par le seuil de Naurouze, on rejoint la région toulousaine et l’Aquitaine. Les influences y sont donc multiples et d’abord celles des Romains qui y ont imprimé leurs traces dès les premiers siècles de l’Empire. Ici, on n’a pas attendu la défaite de Vercingétorix pour bénéficier de la romanité.


Naissance d’une abbaye


Fontfroide est construite dans la périphérie de Narbonne. Son nom indique bien que le lieu choisi est humide et frais : nombreuses sont les sources qui affleurent ; l’eau venant de la montagne. Elle est fondée en 1093 et se rattache alors à l’ordre bénédictin puis, au milieu du XIIe siècle, elle rejoint l’ordre cistercien. Venir à Fontfroide, c’est s’intégrer au nœud d’échanges abbatial : Fontfroide est dans le réseau de Sénanque, de Clairvaux, de Lérins et de Valbonne. Toutes furent des hauts lieux spirituels et intellectuels de la chrétienté, et aujourd’hui leurs bâtiments continuent d’enchanter les visiteurs et de proposer de multiples expositions et concerts.


Fer de lance de l’orthodoxie


Cette abbaye des Corbières joue un rôle essentiel dans la lutte contre l’hérésie manichéenne qui secoue le Languedoc au XIIIe siècle. Pierre de Castelnau, moine de Fontfroide, est nommé légat du pape par Innocent III. Celui-ci a la mission de parcourir le pays pour affermir les évêques et structurer la lutte contre les cathares. Cistercien, il mène sa mission avec les armes de la foi et de la raison, menant de nombreuses controverses théologiques avec les chefs hérétiques. Castelnau s’oppose plusieurs fois au comte de Toulouse Raymond VI, qu’il trouve trop timoré dans la lutte contre les hérétiques. Cette confrontation aboutit à l’excommunication de Raymond, en 1208. Castelnau, en déplacement à Saint-Gilles, dans le Gard actuel, est alors assassiné par un écuyer de Raymond VI. Cet assassinat fut l’événement déclencheur de la croisade menée contre les Albigeois. Quant à Pierre de Castelnau, il fut déclaré martyr de la foi puis béatifié.


Montaillou, village occitan


Autre moine célèbre de Fontfroide, Jacques Fournier, qui en fut l’un des abbés, et qui devint pape sous le nom de Benoît XII (1334-1342). Avant cette élection au siège de Pierre, Jacques Fournier fut évêque de Pamiers, où il prit à cœur l’évangélisation des populations, qui oscillaient entre superstition et hérésie. L’inquisiteur Fournier pose de nombreuses questions aux personnes interrogées sur leur vie quotidienne, leur piété, leur réseau de relations. Tout étant consigné par écrit, cela donne un document d’archives inestimable qui est heureusement conservé à la bibliothèque du Vatican. C’est ce matériau que l’historien Emmanuel Leroy Ladurie a utilisé pour tenter de comprendre la vie des paysans de l’époque. Il en a tiré un ouvrage, Montaillou, village occitan. 1294-1324, paru en 1975. Bien qu’érudit et savant, cet ouvrage fut un immense succès de librairie, en France et dans le monde. Il s’en est écoulé à ce jour plus de deux millions d’exemplaires, ce qui est unique pour un livre d’histoire aussi pointu.


Renaître par les fleurs et le vin


Comme nombre d’abbayes médiévales, l’histoire de Fontfroide semble s’arrêter au seuil du XIVe siècle. L’abbaye a certes perduré, mais avec moins de vigueur intellectuelle et religieuse. Son âge d’or était désormais derrière elle. Elle connaît en 1790 le destin des abbayes de France : vendue comme bien national elle est laissée à la portée des acquéreurs qui se portent garant de ses richesses. En 1848, des moines venus de Sénanque se réinstallent à Fontfroide pour y relancer la vie conventuelle. La communauté est chassée en 1901, suite au conflit entre la République et l’Église. En 1908, le monument est racheté par un couple d’artistes collectionneurs, Gustave et Madeleine Fayet, qui œuvrent pour redonner vie à l’abbaye. Leurs descendants la possèdent toujours. Ils y cultivent les fleurs, dans une superbe roseraie où se côtoient des dizaines de variétés de roses, fugaces et aromatiques. La beauté de ce lieu a permis son classement en Jardin remarquable. L’été, la musique résonne sous les voûtes, de nombreux concerts classiques y étant proposés. Plus loin, dans le caveau, ce sont les bouchons qui sonnent et les verres qui trinquent. Fontfroide a remis ses vignes à l’honneur et propose des vins de très bonne facture. Elle est membre du réseau des Vins d’Abbayes qui, depuis 2008, regroupe des abbayes, en activité ou non, qui produisent du vin et qui font vivre la tradition œnologique des moines. À Fontfroide comme ailleurs, l’amour catholique de la table l’a emporté sur l’ascèse puritaine des cathares.

Aleteia

17:14 Publié dans MONUMENTS | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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