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11/06/2017

LA STE TRINITÉ

 

Homélie du dimanche de la Sainte Trinité A


La fête de la Sainte Trinité A (2017 A.D.)
Une fois pour toutes : un seul Dieu avec Sa Parole et Son Esprit !
(2 Cor 13,13)

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La Ste Trinité de Roublev

 

Une homélie « improvisée » à Jérusalem par son évêque-catéchiste, Saint Cyrille (+386)
Nous ne pouvons pas nous payer ce luxe ! Mais, de Jérusalem, sans prétention, nous offrons un peu des trésors de la prédication apostolique, apologétique et celle des Pères postérieurs de l’Eglise. Ce « poumon oriental », bien matraqué dans l’histoire ancienne et contemporaine, continue pourtant à porter de l’air frais aux pays « de tradition chrétienne », un peu vieillis, fatigués, « blasés », inconsciemment cherchant « d’autres dieux, d’autres maîtres » !
Mots durs de Saint Cyrille aux « chrétiens » ou aux adversaires qui « tombent en adoration » devant le « monothéisme » extra-chrétien
Autrefois, « dans le bon vieux temps » (quand on jouait aux billes !), il n’y avait pas de « diplomatie » en religion, pas de « politiquement correct », donc pas de mensonge, pas de lâcheté ! Ecoutons notre ancien Evêque de Jérusalem : « Notre foi « en un seul Dieu » brise net toute erreur polythéiste : c’est l’arme dont nous nous sommes servis contre les Grecs (païens)… En ajoutant, « un seul Dieu Père », nous nous opposons aux gens de la circoncision (note : les Juifs, fidèlement suivis par les Musulmans) qui nient le Fils Seul-engendré de Dieu » (Huitième Catéchèse Baptismale, 1).
Bons Catholiques, vous allez bondir et protester !
Vous allez dire : « Nous vivons le temps du dialogue, du pluralisme, de la tolérance. Finies ces batailles d’arrière-garde et ces controverses vieillottes ! » Bien sûr, mais le problème et la controverse sur la Trinité restent, malgré les sourires, les courbettes et les salamalecs. La différence réside seulement dans la manière gentille de se confronter ou de s’affronter : plutôt débattre que se battre ou combattre : ça oui ! Mais la divergence reste. Et éviter un problème ne le résout pas davantage.
Une pratique orientale chrétienne instructive
En arabe, en syriaque (et probablement en hébreu), notre signe de la croix est accompagné par la profession de foi trinitaire, mais nous y ajoutons : «Au nom du Père… du Dieu unique. Amen » ! Ainsi, nos jeunes générations et nos auditeurs Juifs et Musulmans comprennent que « Père, Fils et Saint-Esprit » n’est pas un monsieur, son fiston et un copain à eux, mais un seul et unique Dieu, avec Sa Parole et Son Esprit.
Une expression géniale de saint Cyrille de Jérusalem
En parlant du « Père » (Septième Catéchèse Baptismale, 1-2), le saint évêque s’écrie : « De la « monarchie » à la paternité » ! Puisse notre pensée s’élever plus haut… » que le seul monothéisme naturel. Le nôtre est aussi un Dieu unique. L’hébreu « ehad » אחד de « Ecoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est un Seigneur-Yahweh unique » a été transcrit ou translittéré en arabe, dans le Coran, par « ahad » أحد, le même mot. Mais, en arabe, « ahad » signifie « l’un de… » et doit être suivi par un complément de nom, par exemple «l’un des seigneurs, l’un des maîtres ».
Le Dieu unique est un Père pour le peuple Juif, dans le Judaïsme. Il est seulement Seigneur dans l‘Islam (en supposant que « Allah », à l’origine dieu nabatéen, soit Dieu). Pour nous, Dieu est le Père, universel et absolu.
L’on ne saurait se lasser de répéter pourquoi Jésus a utilisé cette métaphore de Père-Fils. C’est parce que le peuple juif pouvait la comprendre facilement plutôt que des expressions philosophiques ou métaphysiques « à coucher dehors », telles « la substance de Dieu, Sa Parole ». A la fin du premier siècle, saint Jean n’hésitera pas, probablement pour éviter des malentendus grotesques et pénibles (comme celui qui objecte : « Allah ne peut pas avoir d’enfant puisqu’Il n’a pas de compagne ! »), à parler du »Verbe » de Dieu.
Le grand islamologue et historien Jay Smith nous explique que cette obsession de nier à Allah une paternité physiologique et une compagne féminine constitue une réaction aux origines nabatéennes de l’Islam où le dieu « Allah » avait une compagne ou une épouse (de nos jours, on ne sait plus !) qui s’appelait « Allaate » ou « Al-Ouzzah » et une fille, « Manaate » (on retrouve les quatre dans le texte coranique).
La Trinité, trine unité : un seul Dieu avec Sa Parole et Son Esprit
L’évangéliste Jean nous a donné la clef : « Au commencement était le Verbe ; le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1, 1). « L’Esprit Saint » : nous avons emprunté l’expression du grec des Septante « πνεύμα άγιον ». Mais, en hébreu et en araméen, il s’agit bien de « ruah haqqodech, ruha di qudcha רוח הקודש רוחא די קודשא « l’Esprit de la Sainteté », celle-ci étant Dieu lui-même, trois fois saint. Donc, Dieu et Sa Parole et Son Esprit, nous les  ou Le trouvons dès le premier chapitre de la Genèse : « Au commencement Dieu créa… et l’Esprit de Dieu planait sur les eaux… et Dieu dit …»  A nos frères aînés dans la foi, les Juifs, nous pouvons poser innocemment la question : « Comment le seul et unique Dieu pouvait-elle se payer la tête de notre premier parent, en se parlant avec Lui-même et disant : « Ha ha ! Voici Adam devenu comme l’un de nous » ? Et qu’on ne vienne pas nous répondre qu’Il parlait avec les anges !
Les premiers apologistes chrétiens arabophones
Confrontés aux Musulmans qui, en arabe, reprenaient les objections juives contre la Trinité, l’Incarnation et la divinité du Christ, les premiers penseurs chrétiens arabes ou arabophones ont rédigé des réponses franches, claires et relativement simples. Pratiquement, ils ont repris le vocabulaire biblique sur Dieu, son Verbe et Son Esprit, sans s’embourber dans des considérations philosophiques. C’est dans ce sens que s’expriment, entre autres, Taodros bin Qurrah, Nicétas de Constantinople, Ibrahim de Tibériade. Le « Verbe est l’intelligence de Dieu », et l’Esprit son principe vital. Allez imaginer Dieu sans Intelligence et sans Vie !
L’objection islamique mortelle contre la Trinité !
La question de la Trinité ne relève pas de la pédanterie ni d’élucubrations d’intellectuels fatigués ! Jusqu’à nos jours, des chrétiens, par exemple dernièrement, dès le début de cette année, une cinquantaine de Coptes en Egypte ont dû payer leur vie pour rendre ce témoignage (en grec « μαρτυρία martyria », martyre). Les militants djihadistes qui ont attaqué trois églises et qui ont assailli les autocars des pèlerins de Anba Samuel, dans le département de Mynia, ont implicitement et explicitement exigé des « nazaréens » de renoncer à la Trinité et à la divinité du Christ ! Parmi les martyrs de Minya il y avait beaucoup d’enfants. Eux non plus n’ont pas renoncé à la Trinité ! En Occident, nous n’avons pas besoin de djihadistes qui tuent des enfants : les parents eux-mêmes en tuent des milliers, par l’avortement !
Pendant des siècles, l’objection contre la Trinité a fait confondre les « nazaréens » avec les « polythéistes, associateurs » (muchrikun مشركون) qui auraient associé à Allah Issa le Messie et sa mère.
 
Il faut répondre à cette charge et à cette objection : pour notre vie spirituelle et pour notre vie tout court !
En Occident, on n’a pas l’air d’être conscient de la gravité de cette objection et de ce malentendu, parfois intentionnellement nourri. Mais, sans diplomatie, toutes ces victimes tombées en Occident à Paris, Bruxelles, Madrid, Londres, Berlin etc…, malgré les tergiversations et les manipulations politiques et médiatiques, n’auraient pas été visées si elles étaient musulmanes sunnites. Donc, les agresseurs présumaient que ces personnes à tuer étaient soit des incroyants soit des nazaréens polythéistes. D’après le Coran 9 : 5 et 29, il faut soit les tuer soit les combattre jusqu’à les tuer, à moins qu’ils n’acceptent l’humiliation et ne versent la capitation جزية jizyah une taxe pour chaque mâle adulte et sain. Chronologiquement, ce chapitre 9 du Coran, et le texte dit « le verset du sabre », constituent le dernier mot du Coran qui abroge bien 124 textes bienveillants. Position unanime des exégètes musulmans anciens et autorisés. Les savants musulmans contemporains cherchent à diluer cette attitude ou à la nier, par souci de plaire, d’apaiser et d’attirer.
Le Coran critique des triades, pas notre Trinité !
« Savoir pour ne pas se faire avoir » ! En sachant ceci, nous sauvons notre foi, notre coexistence et notre peau. Brièvement, le Coran se déchaîne en accusant de blasphème celles et ceux qui professent que « Allah est l’un de trois » ou « le troisième de trois ». Jamais de la vie : pour nous, Dieu est un avec Sa Parole et Son Esprit !- Dans une ironie que le Père Gallez trouve cinglante, Allah demande à Issa, Messie, Fils de Maryam : « As-tu dit aux hommes : Prenez-moi et ma Mère comme dieux en dehors (ou : en dessous) d’Allah ? » (Coran 5 : 116). Le pauvre Issa, ahuri, se dérobe : « Comment aurais-je pu dire ce qui, pour moi, n’est pas vérité ? Si j’ai dit cela, Tu le sais ( !) ». Le même P. Gallez, se fondant sur des textes apocryphes gnostiques et autres,  identifie « l’Esprit d’Allah » (Esprit étant féminin en hébreu et en araméen) comme « Mère du Christ », plutôt que Maryam, une maman humaine. Malgré la documentation parfaite du Père, le Coran ne prend l’expression « mère de Issa » que dans le sens physiologique, par exemple : « Et sa mère était une sainte ; tous les deux (Issa et sa mère) mangeaient des aliments »(Cran 5 : 75).
Conclusion
Supposons que les attentats djihadistes en Occident ne contiennent aucun moteur ou facteur religieux, comme le voudraient faire croire politiciens et journalistes, dans la ligne des apologistes musulmans qui s’empressent toujours de déclarer : « Ceci n’a rien à voir avec l’Islam ». Supposons. Mais, en Orient, en Syrie, en Irak, en Egypte, au Nigéria, au Pakistan, dans les Philippines… on tue les chrétiens parce qu’ils sont chrétiens. Ceux-ci ne se lassent pas de prier pour leurs agresseurs et de déclarer avec fierté au Seigneur-Trinité : « C’est à cause de Toi que l’on nous met à mort tout le long du jour, nous avons passé pour des brebis d’abattoir» (Ps 44 (43), 22 ; Rom 8, 36).
Que le Seigneur nous affermisse dans la foi et le témoignage, jusqu’au sang ! Et si beaucoup d’entre nous n’éprouvent aucun enthousiasme pour le martyre, eh bien qu’ils prient pour les pauvres chrétiens persécutés en Orient, en Asie, en Afrique ! Nous autres, nous avons existentiellement besoin « de la grâce de Jésus Seigneur,  de l’amour de Dieu le Père, et de la communion du Saint-Esprit » ! (2 Cor 13, 13).

17:53 Publié dans LITURGIE | Lien permanent | Commentaires (0)

04/06/2017

PENTECÔTE 2017 PLACE ST PIERRE

Messe et Bénédiction Urbi et Orbi, Pentecôte, 4 juin 2O17

17:28 Publié dans LITURGIE | Lien permanent | Commentaires (0)

09/04/2017

RAMEAUX À ROME

17:39 Publié dans LITURGIE | Lien permanent | Commentaires (0)

23/12/2016

CHANTS DE NOËL

ENTRE LE BOEUF ET L'ÂNE GRIS

 

 

VENEZ DIVIN MESSIE

 

MINUIT CHRÉTIENS

17:40 Publié dans CHANSONS | Lien permanent | Commentaires (5)

03/11/2016

COURAGE ET LIBERTÉ


Courage et liberté

 

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Ce mercredi 9 novembre sort le nouveau film de Mel Gibson : Tu ne tueras point. Il raconte l’héroïsme de Desmond Doss, infirmier dans l’armée américaine au cœur de la terrible guerre du Pacifique en 1942. Ce film est l’exact récit de la vie d’un homme qui, au péril de sa vie, sauvera en une nuit pas moins de 75 de ses camarades blessés.

Un film sur la guerre
S’il y a des guerres justes et même des guerres nécessaires, il n’y a jamais de guerres bonnes, ni belles et encore moins saintes. Tu ne tueras point n’est pas un de ces films à la testostérone qui donnent envie de jouer aux petits soldats. Ce n’est pas un film de guerre, mais bien un film sur la guerre, sur ce qu’elle a toujours de terrible et sur ce qu’elle peut engendrer de sublime dans le cœur des hommes qui s’y surpassent. Desmond Doss est un homme marqué par la violence d’un père alcoolique et passionné par l’envie de soigner et de sauver. Il devient infirmier pour soulager ceux qui souffrent. C’est en cette qualité qu’il choisit de s’engager dans l’armée pour participer à l’effort de guerre à la suite de la terrible attaque de Pearl Harbour.
Seulement, cet homme est adventiste du septième jour, sa foi le pousse à ne pas tuer au nom de Dieu et il a fait le vœu de ne jamais plus toucher d’arme par détestation des violences vécues dans sa famille. Le film ne s’attache pas aux raisons qui poussent Desmond à ne pas se battre. Lui-même n’est pas un brillant causeur ni un théoricien de la non-violence. Il a seulement choisi de ne pas tuer, jamais. Toute la question est de savoir comment il pourra s’imposer au sein d’un régiment qui le considère du coup comme un lâche ou, pire, comme une menace puisque face au feu il semble se vouer à l’inutilité. Face à l’abject acharnement dont il est la cible, le voilà qui montre une belle résistance, sereine et naïve, dans la tranquille confiance de celui qui sait qui il est et ce qu’il doit faire, envers et contre tout.
Une histoire d’héroïsme
Ce ne sont pas les arguments qui viendront à bout de ses compagnons, mais son action. Alors que Desmond est considéré comme un moins que rien, sa détermination au service de la vie le pousse à l’improbable don de lui-même. Au cours d’une nuit extraordinaire, en haut d’une falaise d’Okinawa où il reste seul avec les blessés de son régiment, il se croit perdu. Alors qu’il demande à Dieu pourquoi il l’a poussé à être au milieu de cet enfer, il entend l’appel à l’aide de ses camarades et se met à les secourir. Un par un, il les descend en rappel le long de la falaise pour qu’ils soient sauvés. Après chaque descente, il s’adresse à Dieu : « Faites que j’en sauve un de plus ! ». Et c’est ainsi qu’il parvient à secourir 75 de ses camarades. Cet homme que tous considéraient comme un lâche, apparaît alors comme le plus grand des héros.

Le but du film n’est pas de disserter sur la non-violence : le choix de Desmond Doss est le sien, il est mû par un vœu personnel et par une foi peut-être un peu fondamentaliste. Mais nous sommes invités à réfléchir sur notre capacité à mettre en œuvre jusqu’au bout des choix fondamentaux que notre conception de Dieu et du monde nous invitent à poser. Nombreux sont ceux qui sont confrontés à des dilemmes terribles dans leurs métiers : militaires, policiers, mais aussi médecins, infirmières, sages-femmes, pharmaciens et bien d’autres ! Nombreux sont ceux qui subissent le regard moqueur ou les insultes et les agressions de ceux qui ne supportent pas qu’au nom d’une foi, des gestes soient impossibles. Seule une vraie liberté, nourrie par la conviction intime de faire le bien, peut permettre de trouver les ressources nécessaires à l’héroïsme de ceux qui tiennent bon malgré tout.
Le contexte de la bataille de la colline de Hacksaw permet à Desmond Doss de montrer sa bravoure et lui permet d’être reconnu comme un brave. S’il n’avait pas été mis dans la situation de sauver tant de ses camarades, il n’aurait sans doute pas été considéré comme un héros. Pourtant, il aurait probablement été tout autant au service de ses camarades, dans l’ombre. Ce ne sont pas les reconnaissances ni les décorations qui font les héros, mais seulement la sereine détermination qui leur permet d’agir pour le bien qu’ils visent.
Un film dur
Si l’histoire de Desmond Doss est belle et noble, Mel Gibson a choisi de ne pas la montrer d’une manière doucereuse et naïve. Le film est grave et lucide, dans la droite continuité du Gibson de La Passion, avec une profusion d’hémoglobine qui force le spectateur à comprendre que la mort n’est jamais un jeu. Outre les scènes de guerre d’une exceptionnelle violence qui les rendent quelque peu étouffantes, le très puissant personnage de Tom Doss, père de Desmond, ajoute à la crudité réaliste du film. Tom Doss est un rescapé de la première guerre mondiale, où il a perdu ses meilleurs amis sur les champs de batailles français. Ce père alcoolique, perdu, déçu, qu’on ne peut regarder sans penser à ces dernières années vécues par Mel Gibson lui-même, nous montre les dégâts des guerres dont les pertes les plus graves sont parfois à compter parmi ceux qui reviennent… Rongé par le remord d’être encore en vie alors que ses amis sont morts, Tom Doss montre toute la complexité de la souffrance. Il manifeste toute l’amertume de ceux qui ont le sentiment de ne pas s’être battus jusqu’au bout et qui subissent la terrible et lancinante accusation de leur conscience. Alors que Desmond Doss peut sembler angélique et loin de nous, nous pourrions craindre de ressembler à son père en contemplant les combats que nous rechignons à mener.
Ce film est dur, parce qu’il est réaliste, sans idéalisme, sans illusion. Les combats des guerres, les combats de ceux qui s’engagent pour leurs idées ou pour leur foi laissent des blessures. Tu ne tueras point est un film qui aidera chacun à se rappeler que nous avons toujours le choix : le plus grand bien au mépris du danger ou le plus petit bien au mépris de nous-même…
Tâchons de ne pas être de ceux qui parlent et n’agissent pas, ou pire, du côté des tièdes dont les regrets sont plus blessants que les cicatrices des coups reçus au combat.

SOURCE: PADREBLOG

17:49 Publié dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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