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23/08/2017

LA 11ème PLAIE D'EGYPTE

La onzième plaie d'Egypte

par Costella

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Le soleil de juin inonde la cuisine et, comme chaque matin, Isabelle prépare amoureusement le petit déjeuner. Kevin a le regard rivé sur son bol de céréales. En entrant dans la pièce, Marc lance un « bonjour » joyeux. Il reste sans réponse. Manifestement il se passe quelque chose.
— Allez, Vivi, vas... dis à ton père.
Kevin reste le nez délibérément plongé dans son bol.
— Allez, montre à ton père ce que tu as fait
Kevin rougit jusqu’aux oreilles sans oser répondre.
— Figure-toi, chéri, que Kevin donne dans l’originalité.
— Mais non Maman, tout le monde en a, réplique timidement l’ado
— Tais-toi Vivi, tu m’énerves ! coupa Isabelle excédée. Eh bien, mon chéri, figure-toi que ton fils donne dans le loubard. Hier quand il sortait de la douche, j’ai vu une sorte de genre de... je ne sais pas quoi... un drôle de tatouage bizarre sur la poitrine.
— Calme-toi ma chérie, reste cool... Et alors Kevin ? demanda Marc intrigué.
— Mais Papa, au lycée, c’est la mode, tout le monde en a... même les filles.
— Mais pourquoi tu as fait ça ? Quelle idée... 
— Ben Papa, tu m’avais donné vingt euros quand j’ai lavé ta Mercedes la semaine dernière...
Consterné, Marc serre les dents et réussit à murmurer : 
— Fais voir...
Gêné, Kevin soulève lentement son tee-shirt. Un groupe compact d’une douzaine idéogrammes chinois ornent le torse plat de l’ado. Les tanakas sont plus ou moins bien dessinés en bleu turquoise – à l’exception du premier qui est d’un rouge écarlate.
Marc était atterré. Jamais il n’aurait imaginé une seule seconde que leur fils, bien élevé, gentil, travailleur – et, qui plus est, excellent élève dans une école privée catholique –, ose se faire tatouer comme un jeune dealer de banlieue.
— Mais qu’est-ce qui t’est passé par la tête ? Tu sais que ça ne s’enlève pas, tu garderas ça toute ta vie ! Tu t’en rends bien compte... Les ados, de nos jours... C’est i-ni-ma-gi-nable !
— Et ça veut dire quoi ? demande Isabelle soudainement inquiète car elle avait vu dernièrement un reportage sur la mafia japonaise des Yakuzas. 
Ils se font tatouer le corps et mutiler volontairement en s’amputant une phalange comme signe d’appartenance au clan. Elle chassa la vision angoissante d’une tenaille arrachant une phalange à son petit Vivi d'amour. 
— Tu ne veux quand même pas devenir Yakuza ? ajouta-t-elle.
Kevin protesta mollement : 
— Un quoi ? Mais non ! Pourquoi tu voudrais que je devienne un Jacuzzi ? C’est n’importe quoi !
— Non, Maman veut dire un Yakuza. Mais Isabelle, ça n’a aucun rapport, faut pas lui dire n’importe quoi. 
— Et où tu t’es fait tatouer ? 
— Ben, derrière le Lycée. Il y a une petite boutique de tatouage, répondit-il dans un murmure.
— Une petite boutique, tu te rends compte ! Ça aurait pu s’infecter... Je ne sais pas, mais tu aurais pu au moins aller dans un centre de tatouage, propre et bien équipé !
— Non mais quand même ; c’est pas avec les vingt euros que tu m’as donnés que je pouvais m’offrir Tintin – le tatoueur des stars.
Furieux, Marc l’interrompt : 
— Tiens, on va aller immédiatement à ton fameux magasin ! J’ai deux mots à dire à ton artiste !

Quelques minutes plus tard, Isabelle se gare en double file. Marc et Kevin s’engouffrent dans la boutique.
Avachi sur son comptoir, le jeune tatoueur reconnaît immédiatement Kevin. 
— Salam aleykoum... Hello boy.
Mais quand il voit Marc, il perd instantanément son assurance-cool soigneusement étudiée.
— C’est toi qui a tatoué ce truc ? dit Marc d’un air menaçant en montrant la photo du tatouage prise avec son portable.
— Oui m’sieur, répond Momo, l’apprenti tatoueur mal à l’aise.
— Et ça veut dire quoi, ça ? Hein ! « J’emmerde les keufs » en chinois ou « Tu peux m’avoir pour 50 huans » ?
— Ben j’sais pas trop m’sieur, dit-il en ouvrant un classeur crasseux à la page marquée « philosophie chinoise ». C’est celui-là. Il a beaucoup de succès, mais je ne sais pas trop ce que ça veut dire. C’est de la philosophie chinoise ou hindoue ou un truc comme ça.
Avant de pulvériser l’artiste, Marc, furieux, préfère sortir, entraînant Kevin dans son sillage. Machinalement il lève le regard sur l’enseigne : « Chez Momo, le tatoueur égyptien ». A cet instant précis, il ne peut s’empêcher de penser que la onzième plaie d’Egypte s’est abattue aujourd’hui sur le 15ème arrondissement de Paris : c’est Momo le Tatoueur.

Pendant ce temps-là, Isabelle a eu tout le temps de retourner le problème dans sa tête.
— Marc on devrait aller déjeuner aux « Délices de Shanghai ». On demandera à monsieur Tchang ce que ça veut dire. Tu sais, il est très gentil et il aime bien Kevin.
Une demi-heure plus tard, ils s’installent tous les trois à la terrasse du restaurant et Marc montre le texte chinois à monsieur Tchang.
— Eh, eh ! Moi pas chinois, répondit-il en riant, moi pas connaitre chinois-mandarin et kung fu. Moi être vrai vietnamien, né à Aubervilliers.
Quelques instants plus tard cependant, il les rejoint à leur table et ajoute à voix basse : 
— Moi, vous présenter vrai chinois : monsieur Li. C’est un homme très sage et très cultivé. 
Du menton, il désigne discrètement un vieillard à la barbiche blanche qui lit au fond de la salle enfumée – à côté de l’autel des ancêtres –, entouré de volutes d’encens. 
Marc accompagne monsieur Tchang qui présente au vieux sage le texte mystérieux. Celui-ci pose son livre. Son regard est doux.
Le vieil homme dodeline de la tête lentement, très lentement – longuement, très longuement –, puis d’une voix profonde et douce, rompt le silence. 
— Ceci est bien une citation de sagesse chinoise. 
Instantanément, Marc fut soulagé.
Monsieur Li pointe du doigt l’idéogramme rouge : 
— Mais ça, c’est une mise en garde et ça veut dire « attention ! »
Inquiets, Marc et monsieur Tchang restent suspendus à ses lèvres. Il traduit successivement chaque idéogramme en les effleurant délicatement du doigt.
— « Attention – Ne – pas – ouvrir – le – couvercle – avant – la – fin – de – l’essorage ». C’est la notice d’emploi d’une machine à laver !
Marc crut saisir, l’instant d’un éclair, une lueur d’amusement dans l’œil impassible du vieillard. Espèce de face de citron, pensa-t-il, ça te fait bien rigoler.

Hébété, Marc regagne la table comme un automate. De loin, Isabelle et Kevin avaient épié toute la scène et lui lancent un regard interrogateur. 
— Et alors ? balbutie Isabelle au comble de l’angoisse.
Marc se racle la gorge, et explique d’une traite : 
— C’est une citation philosophique mongole, genre Lao-Tseu, qui dit que la vague de la mer ne touche jamais deux fois le même rivage.
Isabelle le regarde perplexe mais soulagée.
Kevin bombe le torse. Il est ra-vi, c’est la grande classe  : Il se voit déjà en train d’épater sa petite amie Iris en exhibant son super tatouage : Lao-Tseu surfant sur les vagues le long des plages de Mongolie... 

Il faut avouer que Kevin était assez nul en géographie.
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Short Editions

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20/08/2017

HOMMAGE DE KTO À MGR LUSTIGER

HOMMAGE DE KTO À MGR LUSTIGER

16/08/2017

DARF754


DARF754

Florane

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ANDROMÈDE

 

DarF754. En périphérie de la galaxie VL 3.T. Dans le secteur 6. A sept-cent-mille anLus du dernier comptoir de la guilde. Le trou du cul de l'univers !
La dernière fois que je suis venu sur ce caillou pourri, c’était il y a vingt cycles... C’était l’époque où je trafiquais l’élixir de Zébzé. J’étais resté trois périodes dans un de ces taudis insalubres. C’était autant le merdier. Ça n’a pas changé. On dirait même que ça a empiré. J’étais coincé là, le temps de décontaminer la marchandise car j’avais dû traverser la ceinture d’Irybi pour échapper à la surveillance des Sparcs. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais reparti de cet enfer, les pieds infectés de ces saloperies de vers. Ça m’avait coûté un bon paquet d'opales d’éwéé pour m’en débarrasser. Cette fois, j’ai pris les devants : une injection de Julubo avant de débarquer... Une astuce des Yurhs quand ils viennent ici trafiquer du sexe. Les seuls qui ne sont pas dégoûtés par le physique de ces Hums, Enfoirés de Hums. Pas un d’honnête... Comme cette femelle qui m’a donné rendez-vous ici pour me fourguer sa came. Va falloir que je méfie. J’ai intérêt à vérifier la qualité du vortex, si je ne veux pas me faire refiler une contrefaçon. Quand j’y pense... Comment un peuple qu’on disait si brillant, si conquérant a-t-il pu tomber dans une telle déchéance ? Vivre dans les immondices. Tous avachis sur leurs couches à longueur de temps, obnubilés par la contemplation hypnotique des VidCom, nourris au MinSuc dispensé par la guilde en vertu du traité d’assistance universelle. Le pire c’est que cette lavasse immonde semble leur suffire. Moi si j’étais consul, je ferais en sorte qu’on leur coupe les vivres à tous ces assistés... Faudrait bien qu’ils recommencent à se bouger au risque de crever dans leur merde s’il ne le faisait pas. Les rares vaisseaux marchands Hums que l’on croise parfois dans les comptoirs sont la risée de tous. Et encore, ce ne sont pas de purs Hums . Ils sont métissés avec des Yurhs ou des Xhiss terrassiers. On dirait que c’est le génome Hum qui est porteur de cette décadence... Il a dû transmuter il y a deux mille cycles... Pendant la guerre des Loors. Quand le halo quantique généré par Fulbalar IV a dévasté tout le secteur. Quel gâchis !
C’est là. Les coordonnées correspondent. L’entrée est à moitié obstruée par les immondices. Pouah ! Ça grouille là-dedans. En plus, si j’en crois mes senseurs, c’est radioactif. Faudrait voir à pas y mettre la main. Heureusement aussi que mon respirateur atténue les odeurs. Il y aurait de quoi gerber mon piopomi épicé de ce matin.
Premier niveau elle a dit dans son message. L’escalier n’est plus qu’un sentier. C’est vraiment dégueu tout autour... C’est là. Je frappe.
Elle m’ouvre. Putain quelle horreur ces Hums. Je m’y ferai jamais. Comment la nature a-t-elle pu engendrer une telle anatomie ? Ce corps tout en hauteur, posé sur deux membres seulement... Quelle dépense inutile de leur cerveau à devoir contrôler sans cesse l’équilibre quand ils sont debout ou se déplacent. Et cette symétrie simpliste : deux pauvres yeux qui ne leur permettent pas de voir dans leur dos. Deux oreilles incapables de détecter les iglyonisations lors des transferts de phases. Peu productifs avec leurs deux seuls membres préhensibles, leur deux autres atrophiés ne leur servant qu’aux déplacements. Peuh ! On se demande comment ils ont pu dans un passé si lointain être si rayonnants. Certains prétendent qu’ils auraient fondé la guilde. Je ne peux pas l’imaginer.
Elle m’invite à entrer. D’après Flturg, elle serait une bombe dans son genre. Le genre de femelle qui mettrait les mâles de son espèce en transe. Beuark, tous les goûts sont dans la nature. Ces sortes de longs poils ondulés qui tombent de sa tête jusqu’à sa croupe me répugnent. A sa décharge, ils ont de beaux reflets dorés qui me rappellent ceux des filles d’EXem, quand on fait étape dans les Endrysses du secteur 2. Ah celles là oui, ce sont des bombes. Pas comme cette créature filiforme avec ses deux gros renflements sur le devant.
Elle désigne l’objet sur la table. C’est bien un transzoneur Felju de cinquième génération. En tout cas ça y ressemble. Méfiance. Je sais par expérience que je ne dois pas leur faire confiance à ces enfoirés. Il faut que je vérifie. Je sors les verres polarisateurs de ma combi. Elle a l’air nerveuse, mal à l’aise. Mauvais signe. J’enclenche la Biomutation au minimum. Ça y est, le vortex se forme. Il a l’air conforme dans les harmoniques transconiennes. La vitalité des rémanences est conforme et la phyge est stable. Ça me semble bon. Et mais ..là ! Dans les level-ranks, j’ai failli ne pas le remarquer... Ça scintille. L’équation n’est pas pure ! Il y a des résidus ! Sûr ! C’est de la contrefaçon. Un travail de pro mais pas assez précis pour me berner. Cette salope a voulu me doubler !
J’arrête le module et arrache mes verres. La femelle a compris à mes cinq yeux braqués sur elle que j’ai déjoué son entourloupe. Elle a peur, je le ressens. Mes psycho-senseurs ne me trompent jamais. Elle sait déjà à quoi s’en tenir. Moi, je n’ai pas le choix, ma réputation exige que je réagisse. Que je marque le coup. Elle est paniquée.
C’est fini. Elle n’a pas eu le temps de voir ma main rétractable brandir mon phaser. Le trou béant dans son front rappellera à ses commanditaires qu’on ne me la fait pas. La prochaine livraison, ce sera du bon matos. Maintenant, j’en suis sûr.
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12/08/2017

LE CHEMIN D'ESPOIR (film)

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11/08/2017

STE CLAIRE ET ST FRANÇOIS

 


Sainte Claire et saint François d’Assise, des amis inséparables


Angélique Provost

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À l'occasion de la fête de sainte Claire, célébrée le 11 août, découvrez la belle amitié qui liait la fondatrice des clarisses à saint François d'Assise.
L’histoire se passe au XIIIe siècle. Claire est issue de l’aristocratie. Elle décide, alors qu’elle n’a que 16 ans, et malgré le mariage prévu par ses parents pour ses 18 ans, de tout quitter pour suivre le mode de vie prêché par François, dont on parlait beaucoup à Assise. Il avait lui aussi laissé tomber les fastes d’une vie de jeune homme pour s’abandonner au Christ, entraînant nombre de jeunes gens dans son sillon. Elle rejoint alors en secret les frères mineurs, avec une de ses amies, où François l’accueille avec une joie immense. Dès ce premier jour, il est frappé par cette volonté de plaire à Dieu qui illumine Claire. Elle, de son côté, se découvre un ami. Benoît XVI, au cours de l’audience générale du 15 septembre 2010 dira à ce sujet : « En particulier au début de son expérience religieuse, Claire trouva en François d’Assise non seulement un maître dont elle pouvait suivre les enseignements, mais également un ami fraternel ».


L’amitié spirituelle


Le lien si particulier qui unissait sainte Claire et saint François d’Assise fut le même qui unissait saint François de Sales à sainte Jeanne de Chantal. Celui-ci la décrivait dans son Introduction à la vie dévote : « Il est beau de pouvoir aimer sur terre comme on aime au ciel, et d’apprendre à s’aimer en ce monde comme nous le ferons éternellement dans l’autre. Je ne parle pas ici du simple amour de charité, car nous devons avoir celui-ci pour tous les hommes ; je parle de l’amitié spirituelle, dans le cadre de laquelle, deux, trois ou plusieurs personnes s’échangent les dévotions, les affections spirituelles et deviennent réellement un seul esprit ».
Ce partage de dévotion fut le fondement des rapports de Claire et François, et avec lui la poursuite d’un idéal commun, la volonté de sanctification de l’autre, l’amour inconditionnel du Christ, et le soutien de l’autre dans les difficultés pour parvenir ensemble, selon la voie choisie par Dieu, à la perfection. Enfin, elle comporte ce que toute amitié naturelle saine comporte, mais un degré bien supérieur puisqu’elle est transfigurée par la Grâce, c’est-à-dire purifiée.

Sur le chemin de la sainteté


Il est difficile de nommer précisément les fruits de cette amitié spirituelle. Mais on est en droit de se demander si, sans elle, Claire et François auraient su persévérer sur le chemin de la sainteté, Claire aurait-elle rédigé la première règle de vie religieuse pour femme de l’histoire de l’Église ? À leur suite, des milliers d’âmes choisissent encore aujourd’hui de suivre leurs règles pour se rapprocher de Dieu. Clarisses et franciscains ont toujours entretenu d’excellents rapports, comme saint Claire l’avait demandé dans son testament. Mais au delà des couvents, leur exemple a su montrer les grandeurs et l’importance de l’amitié, celle qui fait les saints, celle qui déjà, à Béthanie, unissait Jésus à Lazare, Marthe, et Marie.

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17:29 Publié dans SAINTS | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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