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15/07/2017

DÉFENSE DE SE PLAINDRE!

Un écriteau offert au Saint Père par un célèbre psychothérapeute lors d’une audience générale a déclenché un joli buzz.

 

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Depuis quelques jours, un écriteau sur lequel figure la mention « Interdit de se plaindre », est accroché à la porte de l’appartement du pape François, à la maison Sainte-Marthe. Sous le message principal, un avertissement : « Tout transgresseur est passible de syndrome de victimisation avec pour conséquence une baisse d’humeur et de la capacité à résoudre ses problèmes. « La sanction sera doublée dès lors que la violation sera commise en présence d’enfants ». Et de conclure par une recommandation : « Pour obtenir le mieux de soi-même se concentrer sur son potentiel et non sur ses limites … ».
Ce petit panneau a été offert au pape François par l’écrivain, psychologue et psychothérapeute, Salvo Noè le 14 juin dernier, à l’issue de l’audience générale, place Saint-Pierre. A cette même occasion, rapporte le site Vatican Insider, cet auteur de plusieurs ouvrages sur les comportements sociaux, avait offert un livre sur le développement personnel et un petit bracelet. « Je le mettrai à la porte de mon bureau dans lequel je reçois les visiteurs », lui a dit le Saint-Père, amusé. Finalement, il ne l’a pas accroché à la porte de son bureau du palais apostolique, ce qui aurait peut-être été un peu trop audacieux compte-tenu de l’austérité des lieux, mais il l’a fixé à la porte de son appartement.
Il faut dire que pour un pape qui invite toujours les chrétiens à « prendre la vie comme elle est », en avançant avec joie et « sans se plaindre », le présent était parfaitement indiqué. A de multiples occasions, l’auteur de l’exhortation Evangelii gaudium (La joie de l’Evangile), a invité les chrétiens à quitter cette attitude de plainte contenue, de victimisation. « Tu veux guérir ? Tu veux être heureux ? Tu veux améliorer ta vie ? Alors lève-toi, prends ton brancard, et marche ! » avait exhorté le pape François, dans une homélie au cours d’une des ses messes matinales, à Sainte-Marthe. S’inspirant de l’injonction adressée par Jésus au paralysé dans l’Évangile du jour (Jn 5, 1-16), il avait appelé le chrétien à « une vie, quelle qu’elle soit, conduite avec joie, sans se plaindre et tomber dans l’acédie qui paralyse ». L’acédie, cette paresse de l’âme qui est pire que d’avoir « le cœur tiède », a dit le Pape, et plonge l’homme dans une sorte de torpeur, lui enlevant toute « volonté d’aller de l’avant, de faire quelque chose dans la vie », et lui faisant perdre la mémoire de la joie.
Contre le syndrome de la victimisation
Le Dr. Noè est très apprécié en Italie. Il est particulièrement réputé pour sa capacité à aider ses patients à rendre leur vie meilleure. Lui-même a adopté pour devise : « Arrête de te plaindre et agis pour changer ta vie en mieux ! », qui fut le thème d’un grand rassemblement, organisé en 2013  à Catane, dans le sud de l’Italie, et consacré à la perte des valeurs et à la décadence de la société. L’événement était en un spectacle, qui a rassemblé plus de 2500 spectateurs, mis face aux blocages et problèmes que la vie apporte inévitablement et auxquels tant de personnes tente d’échapper en usant de palliatifs comme l’alcool, les jeux de hasard ou la drogue…
(Aleteia)
 

11:41 Publié dans PAPE | Lien permanent | Commentaires (0)

12/06/2017

ANGELUS DU 11/06/17

18:04 Publié dans PAPE | Lien permanent | Commentaires (0)

05/06/2017

RETOUR EN ARRIÈRE VEILLÉE DE PENTECÔTE-ROME-CIRCO MAXIMO

VEILLÉE DE PENTECÔTE - JUIN 2017 - AU CIRCO MAXIMO

17:30 Publié dans RELIGION | Lien permanent | Commentaires (0)

26/05/2017

UN ROMAN E PH.LABRO


Philippe Labro :

"Ma mère, je lui dois énormément"

© Philippe Quaisse/Pasco

LETTRES


Il a touché à tout avec succès : radio et télévision, écriture de chansons et de scénarios pour le cinéma. Plus que jamais, l’écrivain se livre, avec un récit dévoilant le mystère de la vie de sa « petite maman ».
À 80 ans,  vous écrivez un livre sur « votre petite maman »*, comme vous dites avec tendresse. Pourquoi ?
Quand vous regardez votre vie avec du recul, les êtres humains les plus importants, qui sont vos parents, surgissent dans votre mémoire. « Si tu es devenu ce que tu es, c’est un peu à cause de ce qu’ils étaient », se dit-on. J’ai toujours su qu’il y avait un mystère autour de la vie de ma mère. Et comme journaliste et romancier, cela m’intéressait. Ma femme, Françoise, qui m’a souvent indiqué la bonne direction à prendre, m’a dit : « Il faut qu’un jour tu écrives la vie de Netka – c’est le surnom de ma mère, Henriette – parce que sa vie est un roman ! » Mes frères, également, m’ont encouragé. J’ai donc commencé à réfléchir à ce projet, de son vivant. Je l’interrogeais, je prenais des notes. Lorsqu’elle a disparu, j’ai eu accès à des archives, des lettres, des poèmes. Ceci, ajouté à des fiches d’état-civil, des éléments de généalogie, un voyage en Pologne, a donné la matière du livre.
Quel est donc le mystère de la vie de Netka ?
C’est une enfant illégitime. Elle est née de père inconnu. Elle a un frère, Henri, plus âgé d’un an. Leur mère les a posés comme des valises, de pension en pension, jusqu’à ce que Netka se mette à travailler, à l’âge de 20 ans.Elle a vécu des abandons successifs. Elle a connu la honte et l’humiliation de ne pouvoir dire de qui elle était la fille.
Il est apparu que sa mère était une jeune institutrice française tout à fait anonyme, et son père, un comte polonais richissime, qui possédait la moitié de la Biélorussie. Tous ces éléments ont construit, au départ, une existence privée d’amour. Mais, miracle de la vie – c’est plus fréquent qu’on le croit –, à 20 ans, elle rencontre l’amour avec mon père, qui a le double de son âge. Ils ont quatre garçons, et elle devient alors une sorte de diffuseur d’amour, en s’oubliant elle-même. Elle avait pourtant beaucoup de talents. Elle écrivait des poèmes et était très cultivée. Mais elle a tout abandonné pour se consacrer aux siens. Elle a préféré le bonheur à la gloire. Je lui dois énormément. Avec mon père, elle a eu cette vertu que je conseille à tous les parents : encourager la vocation d’un enfant, sans jamais la contrarier.


Ma mère a tout abandonné pour se consacrer aux siens. Elle a préféré le bonheur à la gloire. Je lui dois énormément.

Comment a-t-elle encouragé la vôtre ?
Lorsque j’avais 15 ans, elle a lu dans Le Figaro l’annonce d’un concours à l’occasion du Salon de l’enfance, pour créer un petit journal fait par des lycéens. Elle m’a dit : « Vas-y ! C’est pour toi. » Je m’y suis tellement lancé que j’ai été nommé directeur du journal. Quelque temps plus tard, elle apprend que la bourse Zellidja – qui existe toujours – permet à des jeunes de partir à l’étranger.
La contrepartie est d’écrire un mémoire sur ce que l’on a découvert. Je propose un sujet sur la presse britannique et pars, à 16 ans, en stop en Grande-Bretagne. Puis, à 18 ans, en classe, j’entends dire que quelques bourses d’étudiants restent à attribuer. Je lève le doigt. Là encore, ma mère m’a conforté. Je suis resté deux ans aux États-Unis. À ce moment, nous avons entamé avec ma mère une correspondance hebdomadaire. Elle ne s’est jamais interrompue, même quand elle aurait pu être remplacée par le téléphone. Je crois beaucoup au pouvoir des mots, à la correspondance écrite. Dans ses dernières lettres, sa main tremble – elle est morte à 99 ans.
Il faut s’écrire, se parler en famille ?
En famille, il faut se dire les choses, même quand elles ne sont pas agréables. Entretenir le lien. Quand mes parents sont morts, je me suis posé la question : Les ai-je assez vus ? Assez écoutés ?Je pense que tout se ramène à un simple mot : amour. La phrase la plus universelle est celle du Christ : « Aimez-vous les uns les autres. »
Votre mère a aimé au-delà du cercle familial…
Toute personne qui passait dans la maison, ami, copain, était accueilli. Elle qui avait souffert d’être abandonnée avait le désir d’accueillir. Avec mon père, elle l’a fait au risque de leur vie, en recueillant des réfugiés juifs pendant la guerre, ce qui leur a valu le titre de Justes parmi les nations du mémorial Yad Vashem, en Israël. Je pense qu’elle s’identifiait à ces fuyards, des êtres abandonnés.
Et vous, votre tour venu, avez-vous donné de vous-même ?
Pendant la première partie de ma vie, je me suis trop occupé de moi. Quand j’ai débuté, j’avais de fortes ambitions et le journalisme ne me suffisait pas. J’ai écrit des scénarios, des chansons, j’ai commencé à écrire des romans. Mais avec l’âge vient la réflexion. Si vous ne donnez pas, vous ne recevez rien. À mes enfants, j’ai enseigné que  la vie n’est pas un boulevard à sens unique, mais à deux voies. Tu donnes, je reçois ; je donne, tu prends. Le proverbe indien, « Tout ce qui n’est pas donné est perdu », est tellement vrai ! Le chanteur Guy Béart, lui, disait : « Le meilleur des choses ne coûte rien. »
Cette attitude devant la Vie – avec un grand V – ne peut venir, selon moi, qu’avec l’expérience. Cela inclut la confrontation avec le malheur, la souffrance, les échecs, les erreurs. Au bout d’un moment, vous savez qu’il faut ouvrir votre cœur si vous voulez que celui des autres s’ouvre. Aujourd’hui, c’est un bonheur extraordinaire de voir grandir mes petits-enfants. Observer leur développement, les talents poétiques de leur innocence, me donne une joie intérieure indescriptible. Tous les grands-parents peuvent témoigner de cela.
Après : « Aimez-vous les uns les autres », le Christ dit : Comme je vous ai aimés ». Pour vous, d’où vient l’amour ?
Qu’est-ce qui fait que ce globe terrestre existe, qu’il abrite les plantes, les animaux, et le génie de l’homme ? Je me pose régulièrement ces questions. Et n’ai pas trouvé la réponse. À la question : « Croyez-vous en Dieu ? », le génial physicien Albert Einstein répondait : « Donnez-moi une définition de Dieu, et je vous dirai si j’y crois. » Mais il écrivait par ailleurs : « Nous sommes prédéterminés, objets d’une force que nous ne contrôlons pas, c’est aussi vrai pour l’insecte que pour l’étoile, pour les plantes que les hommes. Nous dansons au son d’une musique mystérieuse jouée à distance par un flûtiste invisible. » J’ai fait de ce « flûtiste invisible » le titre de l’un de mes livres.
Avons-nous encore une liberté, si nous sommes prédéterminés ?
Bien sûr. Je précise que la liberté se gagne. La chance s’attrape. Comme le dit une jolie métaphore venue d’Orient : « Il faut vivre la main tendue et ouverte vers le ciel : si l’oiseau passe, il faut l’attraper. » La conscience de la précarité nous fait dire que chaque jour est un miracle. Demain matin, où serons-nous ? Les Orientaux, plus que nous, sont conscients de l’impermanence, de l’intranquillité, de la fragilité. Nous accordons beaucoup de valeur à la raison. C’est précieux, la rationalité, mais il faut savoir un peu l’oublier. Savoir s’émerveiller. Il y a ceux qui savent regarder la mer, comme le faisait ma mère, du balcon de son appartement sur les hauteurs de Nice, et ceux qui ne savent pas.


Nous accordons beaucoup de valeur à la raison. C’est précieux, la rationalité, mais il faut savoir un peu l’oublier. Savoir s’émerveiller.

Au milieu de l’écriture du livre sur votre mère, vous avez subi un épisode de dépression. Y avez-vous vu un lien avec ce travail de mémoire ?
Je ne le pense pas. J’avais eu une grave dépression lorsque j’avais une cinquantaine d’années. J’étais vice-président de la radio RTL et l’on me demandait d’être président. Je me trouvais devant un obstacle infranchissable. On parlerait aujourd’hui de « burn out ». Cette fois-ci, je pense que ce sont à nouveau des causes professionnelles qui m’ont fragilisé. Mais au bout d’un an, j’ai repris l’écriture du livre. C’est ma fierté. Mes enfants, mes neveux et nièces pleurent en le lisant !
* Ma mère, cette inconnue, de Philippe Labro, Éd. Gallimard, 188 p.  ; 17 €.

Source : "PELERIN"

17:24 Publié dans LETTRES, Loisirs | Tags : lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

25/05/2017

L'ASCENSION


Jeudi 25 Mai 2017

Fête de l'Ascension

Année A


L'ailleurs de Jésus


Fête de l'Ascension : Un commentaire de Marcel Domergue, jésuite des lectures bibliques. L'Ascension est déjà là quand Jésus ressuscite

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L'Ascension est déjà là quand Jésus ressuscite : en effet, il ne ressuscite pas à sa vie antérieure mais dans ce que l'on peut appeler la vie de Dieu. C'est pourquoi les évangiles nous le montrent insaisissable. Il se montre quand il veut, mais seulement pour faire comprendre aux disciples qu'il est bien vivant, même si cette nouvelle vie est tout autre. Matthieu ne parle pas d'ascension. Pour Jean et Marc, il n'y a aucun intervalle entre la Résurrection et l'Ascension. Seuls les Actes parlent de quarante jours, nombre symbolique représentatif d'une génération, donc d'une vie. De toute façon Jésus disparaît. S'il est avec eux «jusqu'à la fin du monde» (Matthieu 28,20), ce ne sera plus de la même façon. Notons la curieuse expression de Luc 24,44 : «Telles sont bien les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous…» Il n'est donc plus avec eux au sens habituel. Marc et Jean nous disent qu'il disparaît en montant au ciel, comme jadis le prophète Élie (2 Rois 2). Il s'agit là évidemment d'une image, d'ailleurs lourde de signification. En effet, «ciel» n'est pas à prendre au sens cosmologique du terme, comme si Dieu, qui est pourtant reconnu Esprit, donc non localisable, disposait d'un territoire où habiter. L'Ascension n'est donc pas un déplacement à travers l'espace. De quoi s'agit-il donc ? Avant de répondre, remarquons que, même dans le langage courant, l'inférieur et le supérieur, au-delà de leur sens topographique, sont chargés d'une forte portée symbolique.
Le poids du «ciel»
Un mot lourd s'il en est. Il représente en premier lieu ce qui est «au-dessus», ce qui nous domine. Il est aussi figure de l'inaccessible : même si nous arrivons à l'explorer, nous savons que nous pourrons toujours aller plus loin ; il représente l'inépuisable. Non pas l'infini mais du moins l'indéfini. Il surplombe tout notre univers terrestre ; rien ne lui échappe, ce qui induit l'idée de connaissance parfaite. Puissance absolue également : c'est du ciel, d'en haut, que foudroient les éclairs et gronde le tonnerre. Pluies diluviennes parfois, incontrôlables et souvent meurtrières. Mais il y a aussi la sérénité des ciels bleus et le scintillement des astres. Paix céleste et joie de la lumière. Dans la Bible, au-delà des couches ou étages célestes, il y a Dieu. Ni lui ni son «séjour» ne font partie de cet ensemble cosmique, si bien que l'on peut dire que le «ciel théologique» se trouve partout, aussi bien au-dessous qu'en dessus ; il n'est pas localisable et si l'on veut à tout prix le localiser, il faut dire qu'il est tout proche. Le ciel divin est en quelque sorte la face cachée de notre univers et c'est bien pour cela que les «récits» des apparitions du Christ ressuscité nous le montrent inopinément visible n'importe où, comme si brusquement le ciel crevait la surface de l'enveloppe terrestre. Ainsi, nos morts nous sont aussi proches que le Christ ressuscité.
Les cieux où le Christ monte
En un certain sens le ciel est, pour nous, déjà là. Non encore révélé, mais présent. C'est la proximité enveloppante de l'amour. Plus qu'enveloppante : pénétrante. Les cieux où le Christ monte, c'est en effet l'humanité, nous tous. Nous ne le voyons plus parce qu'il a cessé de nous être extérieur. Cependant il ne vient nous habiter que dans la mesure où nous nous unissons aux autres dans une relation d'amour, de bienveillance : «Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux» (Matthieu 18,20). La demeure de Dieu, le Temple de l'Esprit, c'est nous faisant corps. Il se produit en quelque sorte un changement de visibilité. Le corps de Jésus de Nazareth nous est devenu invisible, et c'est là un des sens de l'Ascension. «On a enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où on l'a mis» : ces mots de Marie-Madeleine en Jean 20,13 restent valables. Mais voici que Jésus se donne un autre corps visible, ce corps qui est Église. C'est donc nous, ensemble, qui rendons le Christ visible au monde. C'est pourquoi nous lisons en Jean 17,22-23 : «Qu'ils soient un comme nous sommes un (le Père et le Christ), moi en eux et toi en moi, pour qu'ils soient parfaitement un et que le monde reconnaisse que c'est toi qui m'as envoy酻 C'est donc notre unité qui est maintenant la seule parole par laquelle Dieu se dit au monde. Par moments cela peut nous faire peur, mais cela nous dit dans quel sens doit aller notre marche pour que le ciel puisse habiter la terre.
Père Père Marcel Domergue, jésuite


11:27 Publié dans LITURGIE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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