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22/07/2018

N.D. de VERDELAIS

 


Basilique Notre-Dame de Verdelais

 

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Histoire
Construction et premières dévotions
En 1099, Géraud de Graves, alors seigneur de Saint-Macaire, revient de la Première Croisade avec une statue d'une Vierge à l'Enfant sculptée pour laquelle il fait construire, à la suite d'un vœu, un oratoire dans la forêt du Luc. Après sa mort, il lègue ce site aux Grandmontains, un ordre monastique catholique. Ceux-ci érigent, à cet emplacement, une chapelle pour y vénérer la Vierge.
En 1185, un jeune homme, aveugle de naissance, guérit miraculeusement. Dès cet instant, d’autres guérisons se réalisent et la chapelle devient alors un lieu de pèlerinage de plus en plus fréquenté incitant alors les moines à construire une église plus importante ainsi qu’un monastère.
Guerre de Cent Ans et Recouvrement de la statue
Vers la fin du XIIIe siècle, pendant la Guerre de Cent Ans, la basilique est pillée par les anglais et la statue de la Vierge est volée.
Un siècle plus tard, en 1390 une statue est retrouvée enfouie dans un caveau. Selon la légende, elle aurait été retrouvée par la comtesse Isabelle de Foix-Castelbon, épouse d'Archambaud de Grailly, sous le « pas de sa mule »A 1 alors qu’elle se rendait à son château. La nouvelle statue fut alors replacée dans une chapelle et les pèlerins affluèrent à nouveau.
Guerres de religions et Reconstruction
En 1558, les Guerres de religion font rage et la chapelle est à nouveau mise à sac et incendiée. La statue est alors récupérée intacte du brasier et les habitants de Verdelais décident alors de la cacher pour la protéger. Ils la mettent à l’abri dans le tronc d’un arbre d'où elle sortira en 1605. Quatre ans plus tard, le 28 mars 1609, le cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, visite la régionA 2. À la suite de la demande insistante des habitants, il envisage de faire restaurer l’église.
Le 30 août 1627, les moines Célestins obtiennent la responsabilité du sanctuaire par un contrat établi avec le diocèseA 3. Ils reconstruisent et agrandissent l’église, la sacristie ainsi que le cloître et font d'un des bâtiments attenant leur monastère. Verdelais devient dès lors un sanctuaire important où les pèlerins viennent en nombre. Le chantier se terminera en 1666 sous l'épiscopat de Mgr Henri de Béthune.
Le 30 septembre 1778, le pape Pie VI prononce la dissolution de l’Ordre des CélestinsB 1 et la suppression du couvent. Un mois plus tard, les moines quittent Verdelais excepté un, le père Ricard, qui y reste pour desservir l'église jusqu'à sa mort. La responsabilité du sanctuaire est alors confiée à M. Dasvin de Boismarin, receveur des décimes du biens du clergéB 2.
Révolution française
Peu après, lors des troubles liés à la Révolution, l'église et le couvent sont dépouillés par ordre de l'administration civile du district de CadillacB 3. L’ensemble des biens du clergé sont ainsi vendus aux enchères, exceptée l’église.
Pendant la Terreur,l'histoire raconte que le maire iconoclaste et l'ensemble du Conseil municipal demandent au sacristain, Jean Michel, que la statue soit abattue. Il s'y oppose en déclarant : «Je craindrais que Dieu m'écrasât dans le moment même! Et d'ailleurs, j'aime mieux obéir à Dieu qu'aux hommes !»B 4. Le maire ordonne alors à un maçon, ancien soldat, de s'en charger mais ce dernier refuse également déclarant : «Et moi je te dis, fais le toi-même citoyen maire, et monte si tu l'oses! Pour moi, jamais !». Le maire, tente de s'en charger mais n'y arrive pas et chute en escaladant le maître-autel. Il fait alors fermer les portes de l'église et en interdit l'accèsB 5.
Du XIXe siècle à Aujourd’hui
Le 21 août 1821B 6, Mgr d’Aviau, rachète le couvent et le cloître pour en faire une maison de retraite pour les prêtres infirmes du diocèse puis confie, en 1838 la gestion du lieu aux Pères maristes. Ces derniers, grâce à l’aide des diocèses de Bordeaux et d’Agen, font construire un important clocher et agrandissent l’église et les dépendances. Ils mettent aussi en place un calvaire de trois grandes croix, avec deux chapelles de la Sainte-Agonie et du Saint-Sépulcre et les quatorze stations du chemin de croix. Quelques années plus tard, Verdelais, redevient un important lieu de pèlerinage et le 2 juillet 1856A 4, pendant une importante cérémonie rassemblant des milliers de fidèles, la statue de la Vierge est couronnée. Cette cérémonie est présidée par le Cardinal Donnet, entouré de huit évêques.
Le 31 juillet 1924, l’église est élevée au rang de basilique mineure lors d’une grande cérémonie présidée par le cardinal Andrieu.
Architecture
La première église, élevée au XIIe siècle, était de style roman. Elle se composait d’une nef unique avec des voûtes en berceau. Cependant, la basilique, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est plutôt récente. Elle a été construite au XVIIe siècle par les Célestins, qui y ont ajouté un transept et l’ont agrandi. L'ensemble de l’édifice est de style Renaissance et le retable est baroque. Au sommet du clocher, réalisé par l’architecte Duphot, on peut voir une imposante statue de la Vierge Marie. Cette statue de 3,75 mètres, réalisée par Duchaine et Armand Caillat, respectivement sculpteur et orfèvre, est en cuivre et recouvert d'une pellicule d'orA 5.
De nombreux ex-voto tels que plaques de marbre gravés ou objets divers ont été déposés en signe de remerciement des miracles opérés.
Les vitraux du chœur de l’église illustrent des scènes liées à l'histoire du sanctuaire.

 

Le Retable
Le retable de la basilique a été réalisée pendant la période de la Contre-Réforme. Il a été réalisé dans le style baroque, en marbre de Caunes-Minervois par les Célestins. Le maître-autel est, dans son ensemble, blanc et or. Au-dessus de ce dernier, se tient une scène de l'Annonciation et, surplombant le tout, un tableau de la Vierge, Consolatrice-des-Affligés. De part et d'autre de la statue de Notre-Dame, se trouvent les statues de saint Benoît, et de saint Célestin V, pape et fondateur de l'ordre monastique des Célestins.
Notes et références
↑ a et b « Classement de la basilique » [archive], notice no PA33000027, base Mérimée, ministère français de la Culture
• Philippe de Bercegol, 2004 (voir dans la bibliographie) :
1. ↑ p. 21
2. ↑ p. 32
3. ↑ p. 33
4. ↑ p. 66
5. ↑ p. 66
• A.C. Chare, 1873 (voir dans la bibliographie) :
1. ↑ p. 74
2. ↑ p. 75
3. ↑ p. 78
4. ↑ p. 80
5. ↑ p. 82
6. ↑ p. 83
Annexes
Bibliographie
• Philippe de Bercegol, Notre-Dame de Verdelais. : Légendes et Réalités., Les Dossiers d’Aquitaine, 2004, 110 p. (ISBN 2846220840, lire en ligne [archive])
• de Rouvray, Histoire du Pèlerinage de Notre-Dame de Verdelais : fondé par un ancien croisé au XIIe siècle et restauré par Archambaud de Grailly et son épouse Isabelle Comtesse de Foix vers 1390, Grasset, 1953, 286 p.
• A.C. Chare, Le trésor des pèlerins de Notre-Dame de Verdelais., Coderc, 1873, 262 p.
(Wikipedia)

 

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18:21 Publié dans MARIE | Lien permanent | Commentaires (0)

22/05/2018

MARIE, MÈRE DE L'ÉGLISE


https://youtu.be/UDe8_67iYAk

https://youtu.be/MobmKSahoL8

Fête de Marie Mère de l'Eglise

Cette année, la « bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Eglise » sera fêtée le 21 mai 2018. Instaurée par le Pape François, cette nouvelle fête liturgique est désormais célébrée le lundi après la Pentecôte. A cette occasion, KTO vous propose une série d’interviews pour éclairer le sens de cette fête.
"Cette fête vient dynamiser la mission !"

Cette fête nous invite à passer par Marie pour prendre conscience de l'importance du Salut que propose le Seigneur ; Il y a une dimension missionnaire et cette fête vient nous dynamiser pour que nous allions dans le monde entier proposer Jésus Christ ! » Pierre Diarra, Théologien, chargé de formation au sein des OEuvres Pontificales Missionnaires. 
« Concevons-nous toujours que l'Eglise est notre Mère ? »

Nous pouvons recevoir cette fête en méditant sur la maternité de l'Eglise : Est ce que nous concevons toujours que l'Eglise est notre Mère ? ". Père Guillaume de Menthière, Théologien, curé de la paroisse Notre-Dame de l'Assomption de Passy (Paris).
 

"Marie s'occupe de ses enfants !"

Nous sommes confiés à Marie et à son intercession, car Marie s'occupe de ses enfants ! » Mgr Patrick Chauvet, Recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, nous explique le sens et la portée spirituelle de la nouvelle fête liturgique de la « Bienheureuse Vierge Marie Mère de l'Eglise».
"Marie, par sa maternité, embrasse le monde entier !"

Le monde a soif de Dieu, mais il est nécessaire de trouver le moyen de rejoindre les gens. Marie, par sa maternité spirituelle, embrasse le monde entier ! » Soeur Caroline, Franciscaine Missionnaire de Marie, nous explique le sens et la portée missionnaire de la nouvelle fête liturgique de la « Bienheureuse Vierge Marie Mère de l'Eglise ».
"Marie est une maman pleine de Miséricorde !"

Marie est une maman pleine de Miséricorde et l'Eglise est invitée à imiter la mission de Marie, à la porter à ses enfants." Le père Muhannad al Tawil, o.p., Curé de la paroisse Saint-Ephrem des chaldéens de Lyon, nous explique le sens pour la communauté chaldéenne en Irak de la nouvelle fête liturgique de la « Bienheureuse Vierge Marie Mère de l´Eglise ». 
"Nous voyons Marie dans cette dimension universelle "

Ici, à la rue du Bac, nous voyons l'Eglise universelle, qui n'a pas de frontières. Ceux qui viennent ici sont du monde entier et il est important de voir Marie Mère de l'Eglise dans cette dimension universelle. » Le père Adam Sejbuk, Chapelain de la Chapelle Notre-Dame de la Médaillle miraculeuse (Paris), nous explique le sens et la portée universelle de la nouvelle fête liturgique de la « Bienheureuse Vierge Marie Mère de l´Eglise ».
« C´est une invitation à être docile à l´Esprit Saint ! »

Marie est le modèle de celle qui s'est laissée conduire par l'Esprit Saint et c'est elle qui à son tour nous apprend à vivre sous le souffle de l'Esprit ; cette fête est une invitation à être docile à l'Esprit et à être des instruments de communion et de réconciliation ». Soeur Dominique Waymel, Soeur apostolique de Saint-Jean et théologienne. 
Une nouvelle fête pour le lundi de Pentecôte :

Instituée par la Congrégation pour le culte divin et avec l’approbation du pape François, l’Église catholique célébrera pour la première fois comme mémoire liturgique obligatoire la messe du lundi de Pentecôte en l’honneur de la Vierge Marie sous le vocable de « Marie, Mère de l’Église ». KTO a demandé au frère Manuel Rivero O.P. de nous éclairer sur cette nouvellefête.
KTO : Quelle est la signification de cette nouvelle messe?
En réalité, les prières très belles de cette messe «Marie, Mère de l’Église» figurent déjà dans l’appendice du Missel romain «Messes en l’honneur de la Vierge Marie » approuvées le 15 août 1986. Il s’agit de mettre en lumière la mission de la Vierge Marie Mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l’Église. La Vierge Marie est membre éminent de l’Église mais l’Église est plus grande qu’elle. La Vierge Marie ne se situe pas en dehors ou au-dessus de l’Église mais au coeur du Peuple de Dieu. Marie est aussi la plus grande des sauvés par sa foi en son Fils, le Verbe fait chair en son sein. À l’Annonciation, elle accueille librement et de manière intelligente le Verbe. Par son adhésion à la mission annoncée par l’ange Gabriel, elle devient la Mère du Messie, la Mère de Dieu. En elle, le Verbe s’unit à la nature humaine. Le Fils de Dieu s’unit alors d’une certaine manière à tout homme. À partir de l’image de l’Église, Corps mystique dont le Christ Jésus est la Tête et les baptisés ses membres, il s’avère logique d’appeler «la Mère de la Tête» «Mère des membres» et « Mère de l’Église ». En ce sens, les chrétiens sont nés spirituellement dans le sein de la Vierge Marie à l’Annonciation, au moment où le corps du Fils de Dieu fait homme est devenu la Tête de ce Corps qui est l’Église (cf. Épître de saint Paul aux Corinthiens 12, 12s). Mère du corps physique de Jésus- Christ, Marie est aussi Mère de l’Église, son Corps mystique.
KTO : Sur quelle tradition se fonde cette expression «Mère de l’Église» ?
Si l’expression « Marie, Mère de l’Église » n’apparaît pas chez les Pères de l’Église ni dans la tradition orientale, son sens se trouve en revanche développé chez les grands théologiens comme saint Irénée de Lyon, saint Ambroise de Milan et saint Augustin. C’est un moine bénédictin de l’abbaye de Ferrières au e siècle qui semble être le premier à avoir utilisé le titre de « Mère de l’Église » dans un commentaire du chapitre 12 de l’Apocalypse. À la suite de cette longue tradition théologique et spirituelle, le bienheureux pape Paul VI déclara Marie « Mère de l’Église » le 21 novembre 1964, lors de la clôture de la 3e session du concile VaticanII.
KTO : Quel est le lien de cette fête avec la Pentecôte ?
Au Cénacle, Marie était réunie en prière avec les apôtres dans l’attente de l’Esprit Saint. La préface de la messe de « Marie, Mère de l’Église » nous révèle le sens de sa maternité spirituelle : « Quand les apôtres attendaient l’Esprit qui leur était promis, elle a joint sa supplication à celle des disciples, devenant ainsi le modèle de l’Église en prière.» Marie nous apprend à prier. Prier, c’est appeler l’Esprit Saint au coeur de l’Église, ce qui explique le choix du lundi de Pentecôte. Faire mémoire de Marie équivaut à entrer dans une dynamique de foi en la Parole de Dieu et de prière à l’Esprit Saint. Dans la célébration de la messe, les fidèles en se nourrissant du Corps et du Sang de Jésus, né de Marie, parviennent remplis de l’Esprit Saint à former « un seul corps et un seul esprit dans le Christ » (Prière eucharistique n°3). Voici le mystère de l’Église, Corps du Christ!
KTO : En quoi cette fête est-elle importante pour notre temps ?
Marie agit en mère qui rassemble ses enfants. Une maman aime ses enfants. Elle prend soin de manière prioritaire de l’enfant qui va mal, malade ou en sou rance morale. «-Comblée de grâce» à l’Annonciation, Marie exerce sa maternité spirituelle dans sa prière d’intercession comme à Cana. Elle nous apprend à faire confiance à Jésus: «Faites tout ce qu’il vous dira» (Évangile selon saint Jean 2,5). Loin d’être une mère possessive, elle oriente tout chercheur de Dieu vers son Fils Jésus, seul médiateur entre Dieu et les hommes. La maternité divine de Marie continue de se déployer par sa prière: «Élevée dans la gloire du ciel, elle accompagne et protège l’Église de son amour maternel » (Préface de la messe Marie, Mère de l’Église). C’est Jésus lui-même qui du haut de la croix a confié son disciple bien-aimé à sa mère: «Femme, voici ton fils» (Évangile selon saint Jean 19, 26). Et Jean a reçu Marie pour Mère. Il est devenu « fils de Marie» imitant sa foi, sa charité et son espérance. Par ailleurs, Marie, la première missionnaire, est la Mère des « disciples-missionnaires » dont nous parle notre pape François. La célébration de cette messe « Marie, Mère de l’Église » donne une vision missionnaire à l’Église dans le rayonnement de la Pentecôte comme l’exprime la prière après la Communion: «Qu’avec l’aide maternelle de la Vierge Marie, ton Église proclame à tous les peuples le message de l’Évangile et qu’elle remplisse le monde entier de l’effusion de ton Esprit ».
 Source KTO

17:28 Publié dans MARIE | Lien permanent | Commentaires (0)

14/07/2016

- CHAPELET DE LOURDES 14 JUILLET 2016

                                 CHAPELET DE LOURDES 14 JUILLET 2016

17:46 Publié dans MARIE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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