logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

21/08/2018

LETTRE DU PAPE AU PEUPLE DE DIEU (AOÛT 2018)

 


La lettre du pape François au Peuple de Dieu sur les abus sexuels dans l’Église

 

Capture d’écran 2018-08-21 à 17.32.56.png

Le 20 août 2018, moins d’une semaine après la publication, aux États-Unis, d’un rapport accablant du procureur de Pennsylvanie sur les abus sexuels commis par des prêtres, le pape François a adressé une « Lettre au peuple de Dieu ». Un texte dans lequel il appelle à une réponse de toute l’Église au problème des abus en son sein. Il demande à tous les chrétiens d’œuvrer afin de mettre un terme à la culture du cléricalisme, et appelle les fidèles à la prière et au jeûne. « “Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance”, souligne le pape François en citant saint Paul. Pour le pape, « au moyen de la prière et de la pénitence, nous pourrons entrer en syntonie personnelle et communautaire avec cette exhortation afin que grandisse parmi nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation ».

La DC

« Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance » (1 Cor 12, 26). Ces paroles de saint Paul résonnent avec force en mon cœur alors que je constate, une fois encore, la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées. Un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants. Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparation du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées. La douleur des victimes et de leurs familles est aussi notre douleur ; pour cette raison, il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables.
1. Si un membre souffre
Ces derniers jours est paru un rapport détaillant le vécu d’au moins mille personnes qui ont été victimes d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience, perpétrés par des prêtres pendant à peu près soixante-dix ans. Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé, la douleur de nombre de ces victimes nous est parvenue au cours du temps et nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités et à redoubler d’efforts pour éradiquer cette culture de mort, les blessures ne connaissent jamais de « prescription ». La douleur de ces victimes est une plainte qui monte vers le ciel, qui pénètre jusqu’à l’âme et qui, durant trop longtemps, a été ignorée, silencieuse ou passé sous silence. Mais leur cri a été plus fort que toutes les mesures qui ont entendu le réprimer ou bien qui, en même temps, prétendaient le faire cesser en prenant des décisions qui en augmentaient la gravité jusqu’à tomber dans la complicité. Un cri qui fut entendu par le Seigneur en nous montrant une fois encore de quel côté il veut se tenir. Le Cantique de Marie ne dit pas autre chose et comme un arrière-fond, continue à parcourir l’histoire parce que le Seigneur se souvient de la promesse faite à nos pères : « Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides » (Lc 1, 51-53) ; et nous ressentons de la honte lorsque nous constatons que notre style de vie a démenti et dément ce que notre voix proclame.
Avec honte et repentir, en tant que communauté ecclésiale, nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu en reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage qui était infligé à tant de vies. Nous avons négligé et abandonné les petits. Je fais miennes les paroles de l’alors cardinal Ratzinger lorsque, durant le Chemin de Croix écrit pour le Vendredi saint de 2005, il s’unit au cri de douleur de tant de victimes en disant avec force : « Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! (…) La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le cœur. Il ne nous reste plus qu’à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri : Kyrie, eleison – Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8, 25) » (Neuvième Station) (a).
2. Tous les membres souffrent avec lui
L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire. S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant. Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit. Si par le passé l’omission a pu être tenue pour une forme de réponse, nous voulons aujourd’hui que la solidarité, entendue dans son acception plus profonde et exigeante, caractérise notre façon de bâtir le présent et l’avenir, en un espace où les conflits, les tensions et surtout les victimes de tout type d’abus puissent trouver une main tendue qui les protège et les sauve de leur douleur (b). Cette solidarité à son tour exige de nous que nous dénoncions tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne. Solidarité qui demande de lutter contre tout type de corruption, spécialement la corruption spirituelle, « car il s’agit d’un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite : la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité, puisque “Satan lui-même se déguise en ange de lumière” (2 Co 11, 14) » (c). L’appel de saint Paul à souffrir avec celui qui souffre est le meilleur remède contre toute volonté de continuer à reproduire entre nous les paroles de Caïn : « Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9).
Je suis conscient de l’effort et du travail réalisés en différentes parties du monde pour garantir et créer les médiations nécessaires pour apporter sécurité et protéger l’intégrité des mineurs et des adultes vulnérables, ainsi que de la mise en œuvre de la tolérance zéro et des façons de rendre compte de la part de tous ceux qui commettent ou dissimulent ces délits. Nous avons tardé dans l’application de ces mesures et sanctions si nécessaires, mais j’ai la conviction qu’elles aideront à garantir une plus grande culture de la protection pour le présent et l’avenir.
Conjointement à ces efforts, il est nécessaire que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin. Une telle transformation nécessite la conversion personnelle et communautaire et nous pousse à regarder dans la même direction que celle indiquée par le Seigneur. Ainsi saint Jean-Paul II se plaisait à dire : « Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s’identifier » (d). Apprendre à regarder dans la même direction que le Seigneur, à être là où le Seigneur désire que nous soyons, à convertir notre cœur en sa présence. Pour cela, la prière et la pénitence nous aideront. J’invite tout le saint peuple fidèle de Dieu à l’exercice pénitentiel de la prière et du jeûne, conformément au commandement du Seigneur (1), pour réveiller notre conscience, notre solidarité et notre engagement en faveur d’une culture de la protection et du « jamais plus » à tout type et forme d’abus.
Il est impossible d’imaginer une conversion de l’agir ecclésial sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu. Plus encore, chaque fois que nous avons tenté de supplanter, de faire taire, d’ignorer, de réduire le peuple de Dieu à de petites élites, nous avons construit des communautés, des projets, des choix théologiques, des spiritualités et des structures sans racine, sans mémoire, sans visage, sans corps et, en définitive, sans vie (2). Cela se manifeste clairement dans une manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Église – si commune dans nombre de communautés dans lesquelles se sont vérifiés des abus sexuels, des abus de pouvoir et de conscience – comme l’est le cléricalisme, cette attitude qui « annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer et à sous-évaluer la grâce baptismale que l’Esprit Saint a placée dans le cœur de notre peuple » (3). Le cléricalisme, favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui. Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme.
Il est toujours bon de rappeler que le Seigneur, « dans l’histoire du salut, a sauvé un peuple. Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple. C’est pourquoi personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine : Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple » (e). Ainsi, le seul chemin que nous ayons pour répondre à ce mal qui a gâché tant de vies est celui d’un devoir qui mobilise chacun et appartient à tous comme peuple de Dieu. Cette conscience de nous sentir membre d’un peuple et d’une histoire commune nous permettra de reconnaitre nos péchés et nos erreurs du passé avec une ouverture pénitentielle susceptible de nous laisser renouveler de l’intérieur.
Tout ce qui se fait pour éradiquer la culture de l’abus dans nos communautés sans la participation active de tous les membres de l’Église ne réussira pas à créer les dynamiques nécessaires pour obtenir une saine et effective transformation. La dimension pénitentielle du jeûne et de la prière nous aidera en tant que peuple de Dieu à nous mettre face au Seigneur et face à nos frères blessés, comme des pécheurs implorant le pardon et la grâce de la honte et de la conversion, et ainsi à élaborer des actions qui produisent des dynamismes en syntonie avec l’Évangile. Car « chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Évangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui » (f).
Il est essentiel que, comme Église, nous puissions reconnaitre et condamner avec douleur et honte les atrocités commises par des personnes consacrées, par des membres du clergé, mais aussi par tous ceux qui ont la mission de veiller sur les plus vulnérables et de les protéger. Demandons pardon pour nos propres péchés et pour ceux des autres. La conscience du péché nous aide à reconnaitre les erreurs, les méfaits et les blessures générés dans le passé et nous donne de nous ouvrir et de nous engager davantage pour le présent sur le chemin d’une conversion renouvelée.
En même temps, la pénitence et la prière nous aideront à sensibiliser nos yeux et notre cœur à la souffrance de l’autre et à vaincre l’appétit de domination et de possession, très souvent à l’origine de ces maux. Que le jeûne et la prière ouvrent nos oreilles à la douleur silencieuse des enfants, des jeunes et des personnes handicapées. Que le jeûne nous donne faim et soif de justice et nous pousse à marcher dans la vérité en soutenant toutes les médiations judiciaires qui sont nécessaires. Un jeûne qui nous secoue et nous fasse nous engager dans la vérité et dans la charité envers tous les hommes de bonne volonté et envers la société en général, afin de lutter contre tout type d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience.
De cette façon, nous pourrons rendre transparente la vocation à laquelle nous avons été appelés d’être « le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (g).
« Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance », nous disait saint Paul. Au moyen de la prière et de la pénitence, nous pourrons entrer en syntonie personnelle et communautaire avec cette exhortation afin que grandisse parmi nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation. Marie a su se tenir au pied de la croix de son fils. Elle ne l’a pas fait de n’importe quelle manière mais bien en se tenant fermement debout et à son coté. Par cette attitude, elle exprime sa façon de se tenir dans la vie. Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il est bon « de donner plus de temps à la prière » (h), cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Église. Elle, la première disciple, montre à nous tous qui sommes disciples comment nous devons nous comporter face à la souffrance de l’innocent, sans fuir et sans pusillanimité. Contempler Marie c’est apprendre à découvrir où et comment le disciple du Christ doit se tenir.
Que l’Esprit Saint nous donne la grâce de la conversion et l’onction intérieure pour pouvoir exprimer, devant ces crimes d’abus, notre compassion et notre décision de lutter avec courage.

(1) « Mais cette sorte de démons ne se chasse que par la prière et par le jeûne » (Mt 17, 21).
(2) cf. Pape François, Lettre « Au Peuple de Dieu qui chemine au Chili », 31 mai 2018.
(3) Pape François, Lettre au cardinal Marc Ouellet, président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, 19 mars 2016.

 

 

17:34 Publié dans PAPE | Lien permanent | Commentaires (0)

09/06/2018

LE PAPE À STE MARTHE


Le Pape à Sainte-Marthe: les chrétiens sans mémoire perdent le sel de la vie

Le Pape à Ste Marthe.png


Le Pape François, dans l’homélie de la messe de ce jeudi 7 juin 2018 à la Maison Sainte-Marthe, a souligné que pour avancer dans la vie chrétienne, nous devons nous rappeler des premières rencontres avec Jésus, qui nous a transmis la foi, et rappeler la loi de l’amour.

Alessandro di Bussolo – Cité du Vatican
La mémoire chrétienne est le sel de la vie, il faut parfois faire un pas en arrière pour avancer: nous devons nous souvenir des premiers moments dans lesquels nous avons rencontré Jésus, faire mémoire de celui qui nous a transmis la foi, et rappeler la loi de l’amour, que le Seigneur a inséré dans nos cœurs. Le Pape François l’a expliqué dans l’homélie de la messe de ce matin, célébrée à la Maison Sainte-Marthe, dans laquelle il s’est appuyé sur l’exhortation apostolique de Saint Paul à Timothée, dans la première lecture : «Rappelle-toi de Jésus-Christ».
C’est une façon d’aller en arrière avec la mémoire pour rencontrer le Christ, «pour trouver des forces et pouvoir cheminer en avant. La mémoire chrétienne est toujours une rencontre avec Jésus-Christ», a expliqué François.
«La mémoire chrétienne est comme le sel de la vie. Sans mémoire, nous ne pouvons pas aller de l’avant. Quand nous trouvons des chrétiens dans mémoire, nous voyons tout de suite qu’ils ont perdu la saveur de la vie chrétienne et qu’ils ont fini par devenir des personnes qui accomplissent les commandements mais sans la mystique, sans rencontrer Jésus-Christ. Et Jésus-Christ, nous devons le rencontrer dans la vie.»
Trois chances de rencontre avec Jésus-Christ
Il y a trois situations «dans lesquelles nous pouvons rencontrer Jésus-Christ : dans la premiers moments, dans nos ancêtres, et dans la loi», a expliqué François. La Lettre aux Hébreux nous indique comment faire : «Retournez à la mémoire de ces premiers temps, après votre conversion», vous qui étiez si fervents… «Chacun de nous a des temps de rencontre avec Jésus». Dans notre vie il y a eu «un, deux, trois moments, dans lesquels Jésus s’est rapproché, s’est manifesté. Ne pas oublier ces moments : nous devons aller de l’avant et les reprendre parce que ce sont des moments d’inspiration, dans lesquels nous rencontrons Jésus-Christ.»
«Chacun de nous a des moments comme ça, a expliqué le Pape. Quand on a rencontré Jésus-Christ, quand on a changé de vie, quand le Seigneur fait voir la propre vocation, quand le Seigneur rend visite dans un moment difficile. Nous, dans le cœur, nous avons ces moments. Cherchons-les. Contemplons ces moments. La mémoire de ces moments dans lesquels moi j’ai rencontré Jésus-Christ. La mémoire de ces moments dans lesquels Jésus-Christ m’a rencontré. Ils sont la source qui me donnera les forces.»
«Est-ce que je rappelle de ces moments ?», s’est demandé François. «Des moments de rencontre avec Jésus quand il m’a changé la vie, quand il m’a promis quelque chose ? Si nous ne nous en rappelons pas, cherchons-les. Chacun de nous en a», a expliqué le Saint-Père.
Cultiver la mémoire des ancêtres
La deuxième occasion de rencontre avec Jésus peut venir à travers la mémoire des ancêtres, que la Lettre aux Hébreux appelle «vos chefs, ceux qui vous ont enseigné la foi». Paul aussi, dans la deuxième lettre à Timothée, l’exhorte ainsi : «Rappelle-toi de ta maman et de ta grand-mère qui t’ont transmis la foi». «La foi, nous ne l’avons pas reçue par la poste», a ironisé François, «mais des hommes et des femmes nous ont transmis la foi», et la Lettre aux Hébreux le dit : «Regardez-les, eux qui sont une multitude de témoins, et prenez de la force d’eux, eux qui ont souffert le martyre».
Quand l’eau de la vie devient un peu trouble, a expliqué François, «il est important d’aller à la source et de trouver dans la source la force pour aller de l’avant. Nous pouvons nous demander : est-ce que je garde la mémoire de mes ancêtres ? Est-ce que je suis un homme ou une femme avec des racines ? Ou est-ce que je suis devenu déraciné, éradiqué ? Est-ce que je vis seulement dans le présent ? Si c’est comme cela, il faut tout de suite demander la grâce de retourner aux racines», à ces personnes qui nous ont transmis la foi.
Enfin, la loi, que Jésus évoque dans l’Évangile de Marc. Le premier commandement est : «Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu».
«La mémoire de la loi. La loi est un geste d’amour que le Seigneur a fait avec nous parce qu’il nous a signalé la route, il nous a dit : par cette route tu ne te tromperas pas. Revenir à la mémoire de la loi. Non pas la loi froide, celle qui semble simplement juridique. Non. La loi d’amour, la loi que le Seigneur a inséré dans nos cœurs.»
«Est-ce je suis fidèle à la loi, est-ce que je me souviens de la loi, est-ce que je répète la loi ?», s’est encore demandé François. «Parfois, nous aussi les chrétiens, aussi les consacrés, nous avons des difficultés à répéter la mémoire des commandements : “Oui oui, je m’en souviens, mais ensuite à un certain point je me trompe, je ne me souviens pas.”»
Garder le regard tourné vers le Seigneur
Se rappeler de Jésus-Christ, a conclu François, signifie avoir «le regard fixe vers le Seigneur» dans les moments de ma vie dans lesquels je l’ai rencontré, des moments d’épreuve, dans mes ancêtres et dans la loi. Et la mémoire, «ce n’est pas seulement un pas en arrière». C’est un pas en arrière pour aller de l’avant. La mémoire et l’espérance vont ensemble. Elles sont complémentaires, elles se complètent. «Souviens-toi de Jésus-Christ, le Seigneur qui est venu, a payé pour moi, et qui viendra. Le Seigneur de la mémoire, le Seigneur de l’espérance.»
Chacun de nous «peut prendre aujourd’hui quelques minutes pour se demander comment va la mémoire des moments dans lesquels j’ai rencontré le Seigneur, la mémoire de mes ancêtres, la mémoire de la loi». Et ensuite, «comment va mon espérance, en quoi j’espère. Que le Seigneur nous aide dans ce travail de mémoire et d’espérance.»
Vaticannews.va

11:16 Publié dans PAPE | Lien permanent | Commentaires (0)

07/05/2018

LA SÉRÉNITÉ DU PAPE FRANÇOIS

 

Savez-vous pourquoi le Pape dort si bien ?

Antoine Mekary

PAPE SOURIANT.png

Oui, le pape François a un secret pour entretenir son sommeil et une belle énergie au quotidien. Saint Joseph n'y est pas étranger.
Pour le pape François, le catholique ne doit pas avoir peur des tempêtes, ou des vents contraires mais doit avancer avec confiance, en s’agrippant à la paix et la sérénité que Dieu infuse dans son cœur. Pour l’y aider, tant de saints se révèlent des soutiens efficaces et « s’abandonner » à leur intercession en les intégrant dans les petits gestes de la vie quotidienne peut avoir des effets qu’on serait loin d’imaginer. Quand on demande au pape François quelle est la source de sa sérénité malgré les difficultés, les tensions et les oppositions rencontrées depuis le début de son pontificat, il répond sans hésiter : saint Joseph. Un attachement qui remonte au jour où, à Buenos Aires, alors qu’il allait sur ses 17 ans, il sut avec certitude qu’il deviendrait prêtre, en entrant par hasard, « comme poussé par un étrange besoin », dans la basilique Saint-Joseph, confia-t-il. Depuis, il dispose non seulement d’une statuette de saint Joseph sur sa table de chevet, mais aussi de deux autres dans son bureau.
Pour le Pape, avoir « saint Joseph endormi » près de lui, sur sa table de nuit est beaucoup mieux qu’un calmant : « S’il y a un problème, j’écris un petit mot à saint Joseph et je le mets sous une statuette que j’ai dans ma chambre pour qu’il le rêve… pour qu’il prie pour ce problème », a-t-il souligné au cours d’échanges avec les supérieurs généraux des congrégations religieuses. Mais ce n’est pas la seule fois que le Saint-Père a parlé des bienfaits de cette image de saint Joseph endormi, une image insolite en Europe mais que l’on voit beaucoup en Amérique latine. Il en a parlé aussi en janvier 2015, lors de son voyage aux Philippines. Désormais, assure-t-il, « saint Joseph dort sur une liasse de petits mots. Et moi je dors bien. C’est une grâce de Dieu. Je dors toujours six heures. Et je prie, je prie à ma façon… ».
« Un modèle de confiance et de foi »
Pour bien comprendre de tels bienfaits venant de saint Joseph dans cette posture, il faut y voir la leçon de confiance et de foi qu’elle inspire. Le Pape insiste beaucoup sur cet aspect. Si Joseph est souvent décrit en train de dormir dans les Saintes Ecritures, en compagnie d’un ange, c’est pour mieux souligner cette vérité essentielle selon laquelle « Dieu révèle son plan d’amour sur nous, quand nous sommes au repos ». Le Pape s’y évertue tous les jours, et ne cesse d’encourager tout un chacun à prendre chaque jour un moment de « repos dans le Seigneur » pour connaître la Volonté de Dieu dans leurs vies. Le repos est nécessaire « à la santé de nos esprits et de nos corps », affirme le Pape. Oui, ce n’est pas toujours facile d’y parvenir avec tous les fardeaux qui pèsent sur la vie de chacun, mais ce moment « est essentiel pour écouter la voix de Dieu et comprendre ce qu’il demande ». Sous l’inspiration du Saint-Esprit, Joseph avait déjà compris et pratiqué ce que saint Paul, plus tard, recommandera aux chrétiens : « Ne soyez inquiets de rien mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes » (Phil 4, 6).
Chaque jour le Pape consacre du temps pour se reposer dans le Seigneur. Et c’est probablement la raison de toute cette énergie qu’il dégage et de ce sourire confiant qu’on lui connait. Comme saint Joseph, après le sommeil, l’action. Entrer dans le monde avec la force de la prière, sous la protection de Joseph qui dort et tout en dormant prend soin de l’Eglise.

ALETEIA

17:46 Publié dans PAPE | Lien permanent | Commentaires (0)

04/05/2018

1er MAI 2018 : CHAPELET DU PAPE DANS UNE ÉGLISE DU SUD DE ROME

Le Mardi 1er Mai 2018, le St Père a voulu commencer le mois de Marie en récitant le chapelet dans une petite église dédiée à La Mère du Divin Amour

 

17:52 Publié dans PAPE | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2018

LE PAPE AUPRÈS DE SAINT PADRE PIO

PADRE PIO

Samedi dernier, 17 Mars 2018, le Pape s'est rendu en pèlerinage à PETRELCINA, lieu où a vécu et est mort le SAINT PADRE PIO DE PETRELCINA, à GIOVANNI ROTONDO( à l'occasion des 100 ans des stigmates reçus par le Saint)

 

17:33 Publié dans PAPE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique