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19/06/2018

CONFESSION D'UN ANCIEN FRANC-MAÇON


TEMOIGNAGE : Mon expérience de franc-maçon ... y-a-t-il une justice en France ?

 
Mon expérience de franc-maçon

               http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mon-experience-de-franc-macon-15316


parLe Hérisson 
lundi 6 novembre 2006


 

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 J’ai appartenu au Grand Orient de France (GODF) pendant un peu moins d’une quinzaine d’années, dans les années 1980 et 1990. J’ai quitté l’obédience car déjà, on pouvait percevoir les déchirements qui s’annonçaient. J’ai toujours quelques contacts avec des « frères », comme on dit en maçonnerie. Et ils me confirment tous que ce qui se passe au GODF depuis quelques années est navrant.
Les francs-maçons peuvent confier leur appartenance. Il n’y a aucune restriction, la franc-maçonnerie s’affirmant comme organisation « discrète » et non pas « secrète ». En revanche, un franc-maçon, actuel ou ancien, n’a pas le droit de révéler le nom d’un autre membre, à moins qu’il ne se soit déclaré lui-même, comme le font les grands maîtres qui doivent nécessairement recevoir les médias.
 
Une école de pensée ?
 
Je n’avais aucune idée de la franc-maçonnerie. J’étais directeur d’association dans les Côtes d’Armor, et l’un des administrateurs de l’association, appelons-le Pierre, aujourd’hui décédé, était un homme absolument admirable, un « saint laïque », pourrait-on dire. Il fut de tous les combats, philosophiques, politiques, associatifs... Ancien franc-maçon et ayant gardé des attaches, il me coopta. C’est sur ce Pierre, grand athée et libre-penseur devant l’Eternel, que j’avais bâti mon église franc-maçonne. Lorsqu’on postule pour entrer au GODF, on reçoit trois enquêteurs qui viennent dialoguer avec vous. Ensuite, on doit passer un examen en loge, « sous le bandeau ». On est introduit dans le « temple » les yeux bandés, puis on est soumis aux questions des frères présents : les motivations, des questions philosophiques, religieuses, d’actualité, etc. Ensuite, le postulant est sorti du temple et les frères votent. A l’époque où j’étais FM, la plupart des postulants étaient admis. En plus de dix ans, je ne sais pas si j’ai vu trois refus (on appelle cela « blackboulés » car les frères votent par boules noires (refus) ou blanches (admission), une boule noire valant trois boules blanches. Si j’avais accepté l’offre de Pierre de rentrer au GODF, c’était notamment parce que je considérais la franc-maçonnerie comme une école de pensée, bien différente du monde extérieur (du monde « profane »). En effet, les diverses règles ou rituels qui étaient en vigueur permettaient une meilleure écoute, une expression de la pensée, de plus vastes analyses que, par exemple, la lecture des journaux. Et c’est un journaliste qui parle ! Surtout, la franc-maçonnerie est une école de la tolérance, il ne s’agissait pas de « laisser-faire », mais au contraire, d’un esprit de tolérance venu des Lumières, jaloux de ses convictions. Cela me convenait. Mais il était également évident que d’autres frères étaient entrés pour améliorer leurs affaires, pour se faire des relations, etc. D’autres enfin se sentent comme dans une « autre famille » en franc-maçonnerie, celle qui leur a peut-être manqué.
 
« Apprenti »
J’ai été franc-maçon d’abord dans les Côtes d’Armor, ensuite dans une loge de la région parisienne. Démolissons quelques clichés. Il est complètement faux de dire que tous les décideurs politiques et autres sont FM. A ma grande surprise, après mon initiation, alors que je découvrais mes nouveaux frères, moi qui travaillais au contact des politiques locaux, j’ai eu la surprise de constater qu’aucun d’eux n’en faisaient partie. Autre erreur, le fait d’associer la franc-maçonnerie à l’anticléricalisme. Ce n’est plus vrai. On peut très bien être FM et être pratiquant chrétien ou musulman, par exemple. Le moment le plus important est sans doute ce que les FM appellent l’initiation. On est introduit dans le temple les yeux bandés, selon les loges ou ateliers, il y a toute une mise en scène, que l’on peut parfois trouver désuète, qui commence par un enfermement dans le « cabinet de réflexion » où, en face d’un crâne, il faut rédiger son « testament philosophique ». A la fin de cette « cérémonie », le bandeau est enfin retiré des yeux et l’on découvre le temple. On y voit des symboles qui, pour une part, font appel à l’histoire de l’archéologie ou de la religion : l’équerre et le compas, un damier, le plafond du temple peint en bleu avec des étoiles, un œil qui figure « le grand architecte de l’univers », qui peut être la science pour les uns, la raison pour d’autres et Dieu pour quelques-uns. Le grade d’apprenti dure un an, en général. Une année durant laquelle on n’a pas le droit de prendre la parole. Une belle épreuve d’humilité pour un « infomaniaque » comme moi ! J’ai ensuite été compagnon, comme le veut le cheminement normal, puis ensuite maître. J’ai exercé quelques responsabilités, notamment celle de secrétaire de ma loge. Un gros boulot lorsqu’il y avait plus de quatre-vingt-dix membres.
 
Quelle utilité ?
La franc-maçonnerie entretient de nombreux mythes et s’en nourrit. Certains qu’on lui attribue, je les ai évoqués dans les chapitres précédents, d’autres qu’elle s’attribue elle-même. Par exemple, une bonne partie des francs-maçons pensent qu’ils ont une filiation avec les architectes du Moyen Age, certains pensent même avec les templiers. Rien n’est plus faux. Un ancien grand maître, fort connu, Alain Bauer, criminologue, démonte très bien ce mythe. Les francs-maçons n’ont fait que « récupérer » des symboles d’architecture. Ils ne sont en rien les héritiers des maçons des cathédrales, du Moyen Age ou de la Renaissance. Il est à signaler qu’Alain Bauer a publié un ouvrage dont le titre en dit long : Le crépuscule des frères, Editions de la table ronde. Une autre idée répandue est que les frères inspireraient nombre de décisions politiques innovantes, par exemple, l’interruption volontaire de grossesse. Hélas. Les FM ont eu effectivement une influence sous la IIIe République, sans doute aussi un peu sous la IVe et la Ve, mais elle n’est plus que peau de chagrin, inexistante. Nous n’avons pas entendu les frères sur aucun problème de société récent : la précarisation, l’Europe, la sécurité publique ou sociale, le libéralisme, la laïcité mise à mal (alors que l’on fête son 100e anniversaire), on pourrait multiplier les exemples de cette absence à l’infini. Ce n’est pas seulement le GODF qui est en cause, c’est la maçonnerie dans son ensemble, toutes obédiences confondues.
 
Tous frères, pourvu que ça paie !
J’ai quitté la franc-maçonnerie pour plusieurs raisons. D’abord, les loges d’Ile-de-France ont été au cœur de l’affaire des financements occultes du PS dans les années 1980. L’une des courroies de transmission de la fameuse affaire Urba fut une loge de la région parisienne. Ensuite, dans les loges, il existe la face visible, c’est-à-dire les réunions que l’on tient tous les quinze jours. Mais il existe aussi une face invisible que la plupart des francs-maçons ne connaissent pas. Des « fraternelles » : il s’agit d’associations de francs-maçons d’une même profession ou ayant des intérêts entre eux. Autant dire que lorsqu’il s’agit de faire des affaires, des recrutements, etc., les fraternelles fonctionnent toujours à plein, surtout lorsque ce sont des personnes haut placées et cela, bien qu’elles soient remises en cause régulièrement. J’écrivais plus haut que, découvrant les visages de ma loge, je n’avais vu aucun homme politique ou décideur de ma région. Hélas, les trafics d’influence se font dans un autre lieu que le temple, tout en étant restreints aux seuls francs-maçons. Cette autre déviation s’appelle « les ateliers supérieurs ». Pour ma part, tout en étant parfaitement assidu aux travaux de ma loge, je n’ai jamais eu l’honneur d’y être invité. Mais ce que je sais, c’est que les ateliers dits « supérieurs » sont des repères de corruption, de subordinations d’influences, etc., sous couvert de... l’origine ancestrale de la maçonnerie, c’est-à-dire, des mythes que je décrivais plus haut.
 
On se bat entre frères !
J’ai beaucoup donné pour la franc-maçonnerie. Je l’ai quittée lorsque ma loge s’est déchirée, entre des anciens qui voulaient garder leurs privilèges et ceux qui voulaient retrouver l’inspiration la plus pure de la philosophie. J’ai contacté, il y a peu un ami, frère que j’estime profondément, un homme droit qui avait voulu reconstruire un nouvel atelier. Quand j’étais « apprenti », il était mon éducateur, celui qu’on appelle « le second surveillant ». Il était si déçu de la franc-maçonnerie que j’en avais les larmes aux yeux. Car depuis deux ou trois ans, les scandales suivent les révélations de malversations financières, notamment par rapport à l’association qui gère les biens et les temples des FM. Dans les années 1980, déjà, mes frères de la province s’étonnaient de la gestion de cette officine. Lors des derniers convents, assemblées des francs-maçons, l’agressivité fut à son comble. Alors qu’en principe un grand maître est élu pour trois ans, les deux derniers furent obligés de plier bagage sous les huées. Et encore, je suis modeste ! Depuis, les membres du Convent se succèdent, du meilleur au pire. Si jamais des frères lisent AgoraVox, voire ses rédacteurs, j’aimerais qu’ils réagissent à cet article. Tout en n’étant plus FM, je me considère toujours proche de cette philosophie, ne serait-ce que pour être fidèle à Pierre. Lui qui me disait : « Tu sais, la franc-maçonnerie n’a rien d’exceptionnel. Il y a simplement moins de cons qu’ailleurs. » Mon pauvre ami Pierre, où que tu sois, j’aimerais que tu les rappelles à l’ordre, tous tes anciens amis du Grand Orient de France : qu’ils soient à nouveau des hommes libres de bonne volonté.
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03/06/2018

LA TRINITÉ du GRECO

LA TRINITÉ DU GRECO

TRINITÉ du GRECO


Contempler.

Dans cette oeuvre,
le Greco nous invite à observer l’invisible Trinité dans
l’infinie tendresse d’un échange de regards clos. Il nous renvoie au mystère de l’homme qui s’ouvre sur l’abîme du Mystère de Dieu.


Un génie à la croisée de l’Orient et de l’Occident

Quand Doménikos Theotokópoulos arrive à Tolède en 1576, il vient d’Italie ; après avoir quitté sa Crète natale, alors sous protectorat de la République de Venise, le jeune artiste arrive dans la Cité des doges vers 1566.
Il y restera jusqu’en 1570, date à laquelle il rejoint Rome. Au cours de son séjour vénitien, il travaillera dans l’atelier de Titien et formera son art dans la contemplation de l’oeuvre de Tintoret ; sur les bords du Tibre, c’est à celle de Michel-Ange et des maniéristes qu’il va se confronter. Cette rencontre des traditions iconographiques grecques, vénitiennes et romaines va donner naissance à l’une des oeuvres les plus originales de la Renaissance.

Un retable tolédan

Ce tableau est l’un des tout premiers que le Greco va produire en Espagne. Cette commande du Doyen de Tolède, Diego de Castilla, pour l’église Santo Domingo El Antiguo fait partie d’un ensemble de neuf toiles destinées à orner trois retables. Il ne subsiste plus à Tolède qu’une copie de l’oeuvre originale qui se trouve à Madrid dans la collection royale depuis son acquisition par Ferdinand VII en 1832.

Au-delà de l’irreprésentable…

Le premier mouvement qui nous inciterait à nous méfier de cette oeuvre au nom du « juste principe d’irreprésentabilité de la Trinité » trouve dans la délicatesse spirituelle du Greco une réponse, une invitation à dépasser le visible. Les Personnes de la Trinité, que l’artiste fait apparaître dans le langage théologique de ses couleurs et de ses formes, ne sont aucunement traitées comme des objets divins.

Le génie du Greco est de réunir dans cette image l’inspiration thématique qu’il emprunteà une célèbre gravure de Dürer, et la force stylistique qu’il puise visiblement dans la Pietà de Michel-Ange, pour les mettre au service d’une très profonde contemplation du mystère relationnel qu’est la Trinité.

L’abîme de la Communion trinitaire

Dans ce tableau, tout conduit à une nuée de visages qui domine très sensiblement les nuées du ciel. La vérité la plus haute apparaît dans ces visages, et plus éminemment encore dans les regards qui les relient et les animent. Ceux des anges sont concernés par l’anéantissement du Fils et la compassion du Père, mais aucun ne rejoint vraiment l’abîme de Communion qui affleure à la croisée des attitudes des Personnes divines par les lignes qui structurent son oeuvre.
L’artiste montre que le Fils, jusque dans sa mort, épouse la position du Père. Ses yeux clos sont tournés vers la face du Père, ceux du Père reposent sur le Visage de l’Unique Engendré, et ceux de l’Esprit couvrent de leur vol le silence de l’invincible Amour. Aucun de ces regards ne nous est directement accessible ; seule la prise au sérieux de notre condition humaine, dans ses cimes relationnelles et ses grandes souffrances, nous y donne accès.
En prenant le risque de cette expression trop humaine du Mystère trinitaire, le Greco nous conduit donc néanmoins à L-l’effleurer de la manière la plus juste, en nous faisant entrer dans le mystère de la relation.
Comme le rappelle saint Paul, « c’est en lui que nous crions “Abba !”, c’est-à-dire : Père ! » (Rm 8, 15) ; c’est en entrant
dans la Vie du Fils, par l’Esprit, que la nôtre peut réellement désirer Celle du Père.
Arnaud Montoux
(La Trinité, du Greco, 1577, Musée du Prado. Josse/Leemage)

17:24 Publié dans BEAUX ARTS | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2016

NATIVITÉ de Lorenzo Lotto

 


Les plus belles œuvres pour se préparer à Noël

 

 

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Il faut une grande intelligence et une fréquentation assidue des oeuvres pour livrer au grand public un livre d’une telle densité. La langue de Sophie de Gourcy est élégante sans être ampoulée, précise sans être trop érudite. Un tel ouvrage, magnifiquement illustré — et dont on supplie l’éditeur de décliner la formule — comble ce grand regret que nous portons souvent en parcourant les musées : ne pas tirer des tableaux tout ce qu’ils voulaient nous offrir.
Une approche très pédagogique
Les huit tableaux présentés balaient de larges pans de l’histoire de la peinture : Fra Angelico, Lorenzo Lotto mais aussi Van der Weyden ou Jordaens. L’auteur n’est pas allée aux plus évidents : Champaigne, Botticelli ou Le Pérugin mais probablement aux tableaux les plus chers à son regard de critique et de pédagogue. Car chaque tableau est l’objet d’une leçon, enseignée par un talentueux professeur. Après une description générale, un rappel du contexte, le tableau est méthodiquement expliqué et une grande attention est accordée aux détails. Car Sophie de Gourcy rappelle que rien n’est gratuit sous la main du peintre et que tout ce qui naît du pinceau est porteur de sens. Ainsi, dans une Nativité de Lorenzo Lotto, ce petit baluchon posé aux pieds du Christ nouveau-né pour signifier le poids des pêchés et des soucis que chacun d’entre nous doit déposer aux pieds de notre Sauveur. « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et ployez sous le fardeau, je vous soulagerai ». De tels détails, dont la richesse théologique ou philosophique nous serait passée inaperçue, l’auteur nous en révèle des dizaines. Quelle chance !
Retrouver un regard d’enfance
La grande conviction de Sophie de Gourcy est que ces tableaux étaient immédiatement compréhensibles aux hommes de leur temps, aussi peu éduqués étaient-ils. Peut-être pas intégralement, pas doctement, mais ils étaient compris dans l’essentiel de leur message. Et tous ces tableaux parlaient de la grandeur de Dieu, mettaient leur beauté à son service. « La beauté de Dieu est admirablement simple ». Il fallait du génie pour rassembler une telle densité avec de pauvres mains d’hommes, et une grande foi : « C’est une évidence : un homme qui n’a pas la foi, ne peut peindre cela ». Le peintre rappelle le tragique de chacune de nos vies : nous n’avons que peu de temps pour mériter notre salut. Quel plus beau motif que celui de la Nativité pour nous inviter à nous remettre à la toute puissante douceur de Dieu ? L’auteur conclut son ouvrage par une citation de Charles Péguy, qui rappelle notre condition déchirée : « C’est la foi qui est facile et de ne pas croire qui serait impossible. C’est la charité qui est facile et de ne pas aimer qui serait impossible. Mais c’est d’espérer qui est difficile ». Nous peinons à espérer car nous sommes trop lourds, contemplons avec le regard de notre enfance pour retrouver… la légèreté des enfants de Dieu.

Apprendre à voir La Nativité, Sophie de Gourcy, éditions Desclée de Brouwer, 128 pages, 24 euros.
 
 

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22/11/2015

- COMMENT DAECH RECRUTE

MERCENAIRES CONTRE DAECH
Investigatiôns

16:20 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0)

28/10/2015

- CITIZEN GO

L'avortement n'est pas un droit !

 

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CitizenGO est une plate-forme de participation citoyenne qui travaille à défendre la vie, la famille, et les libertés fondamentales dans le monde entier. Pour en savoir plus sur CitizenGO, cliquez-ici,  ou connectez-vous sur Facebook ou Twitter.

Ce message a été envoyé à jeugage@gmail.com. Si vous ne souhaitez plus recevoir ces informations, cliquez sur le lien suivant. Pour contacter CitizenGO, ne répondez pas à ce mail, mais écrivez-nous un message à l'adresse suivante : http://www.citizengo.org/fr/contacto.

 

 

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Le Comité des Droits de l'Homme de l'ONU discutera lundi 26, mercredi 28 et vendredi 30 octobre à Genève du rapport sur l'interprétation de l'article 6 de la Convention internationale des droits civils et politiques.

Interpellez les rapporteurs, le président et les vice-présidents : http://www.citizengo.org/fr/30606-interdire-lavortement-est-inhumain-cruel-et-degradant-dit-lonu

En juillet il a mené un « procès » au cours duquel ont été « entendues » les organisations  de la société civile. CitizenGO était là. Vous pouvez le voir dans la vidéo qui illustre cette campagne.

Après avoir « écouté » la société civile, il a conclu :

« Contrairement à la Convention américaine relative aux droits de l'homme, le Pacte ne mentionne pas explicitement les droits des enfants à naître, y compris leur droit à la vie. En l'absence d'autres accords concernant l'inclusion des droits de l'enfant à naître dans l'article 6 et en l'absence de pratiques étatiques uniformes utiles à de tels accords ultérieurs, le Comité ne peut pas supposer que l'article 6 impose aux  États l'obligation de reconnaître le droit à la vie de l'enfant à naître ».

Cependant, il ajoute que cela ne signifie pas « imposer un traitement cruel, inhumain et dégradant ». Conclusion ? L'interdiction de l'avortement « ne doit pas mettre en péril la vie des mères ou les soumettre à une douleur ou une souffrance physique ou mentale grave ». Autrement dit, l'avortement est libre « de facto ».

Interpellez les rapporteurs, le président et les vice-présidents : http://www.citizengo.org/fr/30606-interdire-lavortement-est-inhumain-cruel-et-degradant-dit-lonu

Dans tous les cas, le Comité des droits a toujours considéré que l'avortement devrait être autorisé en cas de viol, d'inceste ou de malformation fœtale :

« (...) risque grave pour la santé ou dans des situations où mener une grossesse à terme induirait une angoisse mentale grave, comme dans des cas de viol ou d'inceste ou lorsque le fœtus présente des anomalies mortelles ».

Enfin, il recommande aux états membres de fournir des contraceptifs, « en particulier aux adolescents ».

Il semble que les rédacteurs ne tiennent pas compte du paragraphe 5 du même article 6 de la Convention sur les droits civils et politiques qui stipule :

« La peine de mort ne peut être imposée pour des crimes commis par des personnes de moins de 18 ans et ne doit pas être appliquée aux femmes pendant la grossesse ».

Si les femmes enceintes ne devraient jamais être soumises à la peine de mort, n'est ce pas pour protéger EXPLICITEMENT la vie qu'elles portent en elles ?

En outre, la distinction entre le bébé désiré ou non désiré - comme l'interprètent les rapporteurs de l'art. 6 de la Convention - ne semble pas appropriée lorsque nous parlons du premier des droits, le droit à la vie.

Enfin, ils ne semblent pas tenir compte du préambule de la Convention des droits de l'enfant qui stipule :

« L'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance ».

Ecrivez aux rapporteurs, aux 18 membres du comité et dites-leur ce que vous pensez. Votre message sera envoyé au président du comité, l'Argentin Fabian Omar Salvioli, aux  vice-présidents Dheerujlall B. Seetulsingh et Anja Seibert-Fohr et au rapporteur Konstatine Vardzelashvili : http://www.citizengo.org/fr/30606-interdire-lavortement-est-inhumain-cruel-et-degradant-dit-lonu

Sincèrement

Violette et toute l'équipe de CitizenGO

16:01 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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