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11/03/2017

3 MAUVAISES CONFESSIONS

Le site "PADREBLOG" communique:

 

17:10 Publié dans RELIGION | Lien permanent | Commentaires (0)

07/03/2017

MGR DUFOUR PARLE DU CARÊME


Pourquoi jeûner, prier et faire l’aumône pendant le Carême ?

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La réponse d’un évêque


Mgr Dufour nous donne ses conseils spirituels comme un père à ses enfants.

Les chrétiens entrent en Carême. Cet événement ne fait pas de bruit. Nous pourrions nous étonner que les médias n’en parlent pas – ou si peu. Je me rappelle une conversation avec Édouard, petit frère de Jésus, rencontré à l’Assekrem dans le massif du Hoggar, ami des musulmans au milieu desquels il vivait. « Le Carême n’a rien à voir avec le ramadan », me disait-il. « Le Carême, c’est secret. » Nous le vivrons donc en secret, comme nous y invite le Christ : « Que ton aumône, ta prière et ton jeûne restent dans le secret », dit-il à ses disciples.
Carême comme 40, chiffre symbolique de toute la Bible. 40 comme les 40 ans du peuple hébreu dans le désert après la sortie d’Égypte. 40 comme les 40 jours de Jésus au désert où il fut mis à l’épreuve du diable. Le Carême est un passage au désert, un retour sur soi, un cœur à cœur avec Dieu, pour une purification de l’âme, une transformation intérieure et une vie meilleure, par l’aumône, la prière et le jeûne.

Le jeûne


Commençons par le jeûne. Il est personnel et nous unit au Christ Jésus qui veut nous libérer de nos aliénations. À chacun de décider l’ascèse qui libère de ce qui lui fait du mal et fait place à ce qui apporte le bien-être du corps et de l’âme. Voici les deux balises que donne l’Église pour marquer le temps :
1- Jeûner le premier et le dernier jour du carême : le jeûne consiste à se limiter à un seul repas, léger, le mercredi des cendres et le vendredi saint.
2- S’abstenir de viande chaque vendredi : nous nous abstenons de manger de la viande par respect pour la chair crucifiée du Christ. Rappelons que le Christ nous a libérés des interdits alimentaires, l’abstinence de viande n’est donc pas une prescription alimentaire, mais un moyen concret de nous unir à la Passion du Christ.


La prière


Prier, c’est se mettre en présence du feu de l’amour du Christ et à l’écoute de sa Parole. Chaque matin pour recevoir la confiance de se savoir aimé, la force de faire le bien, la lumière pour éclairer nos pensées, nos actes et nos paroles. Chaque soir pour accueillir le pardon, dire merci, demander la paix pour soi, pour nos proches et tous les peuples de la terre. Dans la journée, se laisser habiter par la présence du Christ Vivant.


L’aumône


Parlons enfin de l’aumône. Elle est le fruit de la prière et du jeûne, elle en vérifie la vérité, l’authenticité, la profondeur. Son moteur, c’est l’amour puisé dans le cœur du Christ. Elle nous tourne vers le frère. Rappelons les paroles puissantes du prophète Isaïe : « Voici le jeûne qui plaît à Dieu : partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi le pauvre sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, faire tomber les chaînes injustes… ».
Le Carême est aussi le temps de l’ultime préparation des catéchumènes adultes qui seront baptisés dans la nuit de Pâques. Heureuses les paroisses qui ont la joie de les accompagner, chaque dimanche, par la prière et l’amitié fraternelle !
Je souhaite à chacun une bonne marche vers la lumière du matin de Pâques.
+ Christophe DUFOUR
Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

 ALETEIA

 

 

 

17:49 Publié dans RELIGION | Lien permanent | Commentaires (0)

28/02/2017

CARÊME


LE CARÊME (PADREBLOG)

Le carême, une course communautaire vers le Christ

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C’est la grande question au début de chaque carême : comment vais-je réussir ces quarante jours ? Peut-être en ne cherchant pas d’abord à le considérer comme un défi sportif qui serait à relever ou à réussir !

Vivre le carême en Eglise
Le carême évoque souvent pour nous une épreuve individuelle où chacun va devoir se placer seul devant Dieu pour essayer de faire des efforts. Pourtant si l’Eglise a choisi de proposer à chacun des baptisés ce temps de préparation avant Pâques, ce n’est pas pour que chacun se referme sur lui-même (non, les catholiques ne sont pas masos) ! Au contraire, il s’agit d’un temps vécu collectivement. Nous devons nous stimuler les uns les autres dans cette belle course à faire le bien. Tous les temps proposés en paroisse, en famille ou dans nos communautés de vie sont donc à privilégier comme autant d’occasions pour nous encourager à nous rapprocher de Dieu.
C’est d’autant plus vrai que le carême vise à porter dans la prière, et par nos efforts, l’œuvre de purification que vivent les catéchumènes de nos paroisses. « Les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu » dit l’antienne du psaume invitatoire aux laudes pendant le carême. Il s’agit bien d’un combat de Dieu et en faveur de Dieu qui se joue dans notre communauté.
La vie communautaire est d’ailleurs le vrai lieu du carême puisque cela me permet de me décentrer de moi-même. Le pape François nous le dit : c’est un temps où nous découvrons la Parole de Dieu comme un don qui nous libère de nous-mêmes et nous fait prendre conscience que l’autre est un don.
Le carême n’est pas une guerre contre le chocolat
Le carême s’accompagne de résolutions que nous prenons pour vivre ce beau temps. Orientés autour des piliers du carême, ce sont les fameux efforts de carême ! Souvent, nous reprenons des efforts classiques comme : prier plus, être gentil et ne pas manger de chocolat. C’est peut-être ici le lieu de dissiper un des grands malentendus autour du carême : Jésus n’a jamais déclaré la guerre au chocolat ! Il n’y a pas de 11e commandement interdisant le chocolat !
En jeûnant de chocolat, il s’agit plutôt pour nous de choisir un effort permettant de renoncer à quelque chose que nous aimons bien et que nous serons d’autant plus contents de retrouver le jour de Pâques à travers les œufs, les poules et la pâte à tartiner… Le chocolat reste pourtant souvent quelque chose de superflu dans notre quotidien. Pour beaucoup d’entre nous, c’est peut-être l’utilisation de notre smartphone qui serait un vrai sacrifice nous permettant de renoncer à ce que nous considérons comme étant notre nécessaire (ex : j’ai besoin de regarder mes mails, je dois aller sur Facebook…). Renoncer à une activité qui nous semble bien plus nécessaire que la prière pour libérer du temps dans nos journées afin justement de prier et de nous tourner vers les autres. Le pape François nous invite à profiter de ce temps pour découvrir le don de la Parole de Dieu. Et si j’en profitais pour lire un livre biblique tout au long de ce carême ?
Choisir des résolutions vérifiables
Il reste que l’effort que nous choisissons doit pouvoir être mesurable et faisable. Ayons l’humilité de reconnaître que certains efforts sont trop durs pour nous ! Je ne peux me mettre d’un coup à faire deux heures d’oraison quotidienne si je ne suis pas capable de prier un pater chaque jour. L’effort doit aussi être mesurable par nous (et non par les autres, l’effort reste de l’ordre de l’intime !). Le soir, je dois être capable de reconnaître si j’ai tenu ma résolution et pouvoir rendre grâce au Seigneur ou demander pardon le cas échéant. Cela permet de faire le point et de ne pas me décourager dans cette belle course communautaire. Pour cela, il est bon de prévoir concrètement l’effort que je choisis. Par exemple, je peux m’engager à prier tant de temps par jour, à tel moment de la journée et dans tel lieu. Je peux prévoir cet effort. De même, je peux m’engager à donner la dîme de mes revenus du mois à telle ou telle association caritative, ou encore à aller faire la connaissance de mes voisins d’immeuble que je n’ai toujours pas eu le courage d’aller saluer.
Enfin, la résolution doit être adaptée à ce que je suis en train de vivre : si je m’engage à prier une demi-heure par jour mais que je ne vais pas à la messe le dimanche, il y a clairement une inversion de priorités. Mon effort ne m’exonère pas de ce qui va pouvoir me donner la dimension communautaire du carême, au contraire, il m’encourage à la vivre davantage !
Stimulons-nous pour vivre le carême comme un beau temps pour préparer nos cœurs à la joie pascale, laissons-nous guider par l’Esprit !


Abbé Roland-Gosselin
Prêtre du diocèse de Versailles ordonné prêtre en 2013. Vicaire à la paroisse Saint-Germain de Saint-Germain en Laye (Yvelines).

18:14 Publié dans RELIGION | Lien permanent | Commentaires (0)

24/01/2017

4 ÉVANGÉLISTES - 12 APÔTRES : POURQUOI?

 

4 ÉVANGÉLISTES - 12 APÔTRES

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Commençons par clarifier le terme « évangile » et quelques autres points importants.
Que signifie « évangile » ?
Le terme « évangile » signifie étymologiquement « bonne nouvelle ». Mais dans le sens qui nous intéresse ici, il se réfère à un genre littéraire du Nouveau Testament, qui vise à stimuler et encourager la foi des communautés chrétiennes, en présentant Jésus comme Messie (le Christ, celui a reçu l’onction divine) et Fils de Dieu (Mc 1, 1 ; Mt 1, 16 ; Jn 20, 30-31) à travers ses paroles et ses actions les plus significatives (Luc 1, 1-4 ; Actes 1, 1-2), en particulier sa Passion, sa mort et sa résurrection.
Combien d’évangiles y a-t-il en tout ?
Pour répondre à cette question, il est important de faire la distinction entre deux types d’évangiles : les évangiles canoniques et les évangiles apocryphes ou extra-canoniques (en dehors du canon).
Quatre seulement sont canoniques et sont contenus dans le Nouveau Testament : ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Les extra-canoniques sont beaucoup plus nombreux.
Les évangiles canoniques ont été retenus par l’Église car y reflètent fidèlement la foi chrétienne vécue, professée et proclamée par les communautés fondées par les apôtres et leurs plus proches collaborateurs et disciples. Les évangiles apocryphes ou extra-canoniques ne sont pas admis parmi eux car ils présentent des déformations sensibles de la personne de Jésus et de son message de salut.
Comment sont nés les Évangiles ?
Ils ont été composés en trois étapes :
1. La vie publique de Jésus (27-30 de notre ère). Les premiers événements se sont produits. La foule a reçu les enseignements de Jésus. Son parcours sur Terre s’achève par sa Passion, sa mort et sa résurrection (le mystère pascal).
2. La génération apostolique. Temps de la mission des apôtres, des disciples et de leurs associés les plus proches (années 30 à 70). Par à la prédication, ils formaient des communautés chrétiennes, où la foi est maintenue intacte et les actions et les paroles de Jésus sont transmis.
On connaît une partie des textes qui circulaient à cette époque. Il sont les plus anciens mais figurent après les évangiles dans le Nouveau Testament : les épitres ou lettres. La foi des premiers chrétiens repose alors principalement sur le témoignage oral des contemporains du Christ : discours, récit des paraboles, des miracles, des conflits et autres événements faciles à retenir. Les apôtres privilégient la rencontre personnelle pour communiquer la bonne nouvelle, à l’exemple du Maître : « Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage » (Jean 3, 11). Les premiers textes qui bâtiront le corpus de certains évangiles sont écrits à cette époque notamment celui de Marc, secrétaire et disciple de Pierre.
3. La deuxième génération chrétienne (années 70 à 100). Après la mort des apôtres (sauf Jean qui meurt à Éphèse autour de l’an 100) et de tous ceux qui connurent Jésus, il est nécessaire de coucher par écrit le dépôt de la foi que les diverses communautés chrétiennes avaient fidèlement conservé : c’est la tradition. Cette tradition met l’accent sur les témoignages de Pierre, désigné « pasteur du troupeau » par le Christ lui-même (premier Pape en somme) ; de Jacques (le majeur, grand missionnaire ou le mineur, cousin de Jésus et chef de la communauté chrétienne de Jérusalem, premier évêque en quelque sorte), de Jean (le disciple bien-aimé du Seigneur, auteur du dernier évangile a être écrit) et de Paul de Tarse, « l’apôtre des gentils » qui évangélise le monde romain méditerranéen.
Voici comment Irénée de Lyon, deuxième évêque de la capitale des Gaules, disciple d’un compagnon de l’apôtre Jean, résume la rédaction des évangiles vers l’an 180 dans son ouvrage Contre les hérésies (IIIe vol.)  :
« Matthieu entreprit donc aussi d’écrire son Évangile chez les Hébreux et en leur propre langue, pendant que Pierre et Paul annonçaient l’évangile à Rome et y fondaient l’Église. D’un autre côté, après leur départ, Marc, le disciple et l’interprète de Pierre, nous transmit lui aussi par écrit ce que son maître prêchait, et Luc, le compagnon de Paul, mit dans un livre, l’évangile que celui-ci annonçait. Ensuite Jean, le disciple du Seigneur, qui a reposé sur sa poitrine, publia lui aussi l’Évangile, tandis qu’il habitait à Éphèse en Asie.»
Le commandement de Jésus aux apôtres n’était pas d’écrire, mais de prêcher l’Évangile et de faire des disciples :
« Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé » (Mt 28, 18-22). « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15). « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1, 8).
Seuls quelques apôtres et leurs plus proches collaborateurs ont ressenti le besoin d’écrire un évangile.
L’Évangile selon Jean dit explicitement:
« Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. » (Jean 20, 30-31).
Et Luc, un médecin, disciple et compagnon de saint Paul, exprime bien pourquoi il a écrit son Évangile :
« Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. » (Luc 1, 3-4)
Voilà pourquoi le Nouveau Testament ne compte que quatre évangiles tandis que Jésus a désigné douze apôtres.
ALETEIA

 

 

18:08 Publié dans RELIGION | Lien permanent | Commentaires (2)

09/01/2017

PRÊTRE ET PÈRE DE FAMILLE

 

Marié, père de famille, chroniqueur pour Aleteia… et prêtre depuis peu !


Découvrez comment se sent un prêtre récemment ordonné.

Le 8 décembre, jour de la fête de l’Immaculée Conception, j’ai été ordonné prêtre catholique. Comme j’ai l’habitude de partager mes histoires de famille avec les lecteurs de For Her (le pendant féminin anglais d’Aleteia), cela peut paraître déroutant. Mais vous ignorez peut-être qu’en 1980, le pape Jean Paul II a institué la « pastoral provision » (« disposition pastorale », en français) pour ordonner d’anciens prêtres anglicans, dont certains, comme moi, étaient mariés (et le sont toujours)*.
« Que ressent-on lorsqu’on est prêtre ? » est l’une des questions que l’on m’a le plus fréquemment posée depuis mon ordination. Je pourrais simplement répondre : « C’est super » sans rentrer dans les détails, mais pour être vraiment honnête, c’est aussi terrifiant. Je suis soulagé que la longue période de préparation soit enfin terminée mais j’appréhende d’endosser les responsabilités d’un prêtre. Je me sens un peu fébrile à l’idée d’adopter cette nouvelle identité, et en même temps, je ne me sens pas si différent d’avant. Je porte le poids de cette responsabilité, mais il n’est pas difficile à porter.

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L’ordination est comme tous les moments décisifs auxquels chacun de nous doit faire face au cours de la vie, comme le mariage, la naissance d’un enfant, ou la mort d’un parent. Les émotions liées à de tels changements sont complexes, mais peu importe ce que l’on ressent, cela nous change forcément. La vie est un voyage incroyable, parsemé de grands moments, parfois décourageants, et de petits moments, tout aussi importants. Tous ces moments sont précieux, et peu importe où le chemin de la vie nous mène, chacune de nos histoires en vaut la peine.
Voici quelques-uns des moments marquants de mon ordination, capturés par la photographe Cori Nations et par ma femme, Amber Rennier.

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Ma famille avant le début de la messe, assise au premier rang. Ils ont l’air excités, ce qui est assez drôle car je crois qu’à ce moment-là, je me trouvais dans la sacristie et je me regardais nerveusement dans le miroir de la salle de bain, en me demandant si ce que je vivais était bien réel.

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Je ne sais pas comment Cori, la photographe, a fait pour prendre cette photo de moi en train de sourire, à la porte de la sacristie avant l’ordination. Non pas que je n’étais pas heureux avant la messe, mais j’aurais pensé être trop concentré pour sourire. Ce devait être un moment de grâce.

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L’Église dans laquelle j’ai été ordonné est la basilique du roi Louis IX. Elle se situe à l’ombre de l’Arche Saint-Louis sur la rive gauche du Mississippi et c’est une des plus anciennes églises de ce côté du fleuve. La peinture de la crucifixion trône au dessus de l’autel, et cette photo représente parfaitement mes émotions au moment où je me dirigeais vers le sanctuaire. En un certain sens, c’est comme être un agneau qui va se faire égorger, comme une marche vers une mort spirituelle.
Au final, la foi est individuelle et ne concerne que Dieu et chacun de nous. Personne ne peut avoir la foi à notre place. Cela peut être un sentiment solitaire, jusqu’à ce que nous levions la tête et réalisions que nous se sommes absolument pas seuls et que Dieu est avec nous à tout instant. Il sait ce que nous ressentons, connaît nos difficultés, et tous nos doutes. Nous pouvons nous reposer à l’ombre de son aile.

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Juste avant d’être ordonné, le prêtre s’allonge face contre sol, alors que l’Église, et une longue liste de saints, prient pour lui. En étant allongé de cette façon, j’ai eu le temps de réfléchir et d’être absolument certain que dédier sa vie à Dieu était difficile, mais extrêmement libérateur.

Bien sûr la photo ne le montre pas, mais c’est le moment de l’ordination, et l’église entière est plongée dans un silence parfait pendant que l’archevêque Carlson place ses mains sur ma tête. Ni mot ni prière ne sont prononcés en même temps, car quoiqu’il se passe dans l’âme d’un homme qui devient prêtre, cela dépasse n’importe quelle parole.

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Voici ma fille ainée, m’aidant à me préparer pour une messe le lendemain. L’une des choses que je préfère est de voir mes enfants participer et contribuer à l’office. Elle est tellement fière !

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Les habits que porte le prêtre sont tous hautement symboliques. Il peut être long de s’habiller pour la messe mais cela m’aide à me calmer, et j’aime ça. Quand il s’agit des vêtements, j’admets que je peux être méticuleux, mais ce que je porte m’aide à mieux prier en me rappelant que la messe est un moment privilégié.

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C’est mon fils en enfant de chœur. Il n’a que 6 ans mais il adore aider, et il est d’ailleurs beaucoup plus sage pendant la messe quand il a une mission. J’imagine qu’il n’est pas commun pour un prêtre que son propre fils soit son enfant de chœur !
 
* Déclaration de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi publiée le 31 mars 1981

En juin 1980, le Saint-Siège, par l’intermédiaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a accepté la demande présentée par les évêques des États-Unis d’Amérique au nom de certains membres du clergé et des laïcs appartenant autrefois à l’Église épiscopale (anglicane), pour la pleine communion avec l’Église catholique. La réponse du Saint-Siège à l’initiative de ces épiscopaliens inclut la possibilité d’une disposition pastorale (pastoral provision) qui fournira, pour ceux qui le désirent, une identité commune reflétant certains éléments de leur propre héritage.

L’entrée de ces personnes dans l’Église catholique doit être comprise comme la «réconciliation de ceux qui désirent la pleine communion catholique» dont parle le Décret sur l’œcuménisme (n°4) du Concile Vatican II.

En acceptant l’ancien clergé épiscopal marié dans le sacerdoce catholique, le Saint-Siège a précisé que cette exception à la règle du célibat est accordée en faveur de ces individus et ne doit pas être comprise comme impliquant un changement dans la conviction de l’Église quant à la valeur du célibat sacerdotal, qui restera la règle pour les futurs candidats à la prêtrise de cette communauté.

En consultation avec la Conférence nationale des évêques catholiques, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a nommé Monseigneur Bernard F. Law, évêque de Springfield-Cape Girardeau, délégué ecclésiastique en cette matière. Il sera de sa responsabilité de développer une proposition contenant les éléments de la disposition pastorale en question à soumettre à l’approbation du Saint-Siège, à en superviser la mise en œuvre et à traiter avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi des questions relatives à l’admission de l’ancien clergé épiscopalien dans le sacerdoce catholique.
ALETEIA

17:13 Publié dans RELIGION | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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