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18/10/2017

SAINT LUC

St LUC

 

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Les quatre Évangiles représentent, chacun à leur manière, une approche spécifique de la Parole de Dieu. Car derrière le récit, il y a l’homme et sa plume. En fêtant saint Luc ce 18 octobre, nous honorons non seulement l’évangéliste symbolisé par le taureau mais également l’œuvre qu’il a conçue, donnant ainsi à l’Église un trésor d’enseignement.
Né à Antioche d’une famille grecque, Luc est un grand travailleur à l’esprit vif ; il se fait médecin et excelle dans son domaine. Sa finesse et sa minutie apparaissent tout au long de ses écrits, à la fois poétiques et structurés, alliant un style littéraire rythmé et une rigueur digne d’un historien.
Une plume alerte, héritage hellénique
Sa culture hellénique n’y est pas étrangère. À l’instar d’Aristote et Plutarque, l’évangéliste introduit son récit par un prologue dans lequel, selon la tradition, il s’adresse solennellement à un noble. L’auteur raconte ensuite la vie du Christ, de la crèche à la croix, par un procédé typiquement grec de parallèles, comme un chemin nous menant au Christ.
Ainsi, la naissance de Jésus et celle de son cousin Jean-Baptiste sont racontées simultanément : l’ange apparaît à Zacharie (1, 5-25), puis à Marie (1, 26-38) ; vient la visite de Marie à Elisabeth, où les deux enfants, le précurseur et le Messie, se rencontrent et manifestent leur joie (1, 39-56) ; Jean-Baptiste est ensuite circoncis (1, 57-80) avant que Jésus ne soit à son tour présenté au Temple (2, 1-21).
Une rigueur d’historien
Saint Luc n’a pas connu Jésus : c’est en rencontrant l’apôtre Paul qu’il se convertit, et décide de le suivre dans ses périples. Pourtant, son œuvre est immense : bien qu’il soit connu pour son récit de la vie du Christ, il est également auteur des Actes des Apôtres, précieuse mine historique sur les premières années de l’Église.
Pour établir son travail, l’évangéliste trouve ses sources dans les différentes traditions orales, auxquelles il décide d’attribuer une valeur historique. Nous lui devons ainsi les noms des personnes, les dates et les lieux qu’a connus Jésus ; nous lui devons également le récit de l’enfance du Christ, de la crèche au Temple, que ses confrères évangélistes n’évoquent que succinctement ou pas du tout. Saint Luc participe, par son œuvre, à établir l’historicité de la personne de Jésus.
« Évangile de la Miséricorde », « Évangile des femmes »… ou Évangile d’aujourd’hui
Les écrits de Luc, par leur approche pleine de Miséricorde, s’adressent à l’Église d’aujourd’hui de manière frappante. Médecin attentionné et compatissant, celui que Dante appelait « chantre de la mansuétude du Christ » dépeint abondamment la misère humaine à travers les rencontres du Christ. Zacharie et Elisabeth, Anne et Siméon, Marthe et Marie, chacun des personnages est appelé par son nom. Les derniers des derniers, le fils prodigue, la pécheresse qu’on veut lapider, le bon larron, le samaritain et tant d’autres, tiennent une place spéciale dans son récit : le médecin plein de tendresse les veut témoins de la Miséricorde.
Par ailleurs, les figures féminines font nombre, elles y sont même essentielles. Les « femmes » et les « veuves » apparaissent chez Luc quatre fois plus que chez les autres évangélistes. Mais celle  » bénie entre toutes les femmes  » (Lc 1, 42), la Vierge Marie, tient une place particulière. La légende dit que Luc aurait eu une relation privilégiée avec la Mère de Jésus. Mieux qu’aucun autre, il a compris le chemin de foi de Marie, qui, tout au long de la vie de son fils, silencieusement, « méditait toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2, 19).
Il est même raconté que, parvenu à la fin de sa vie, saint Luc eut l’honneur de peindre le portrait de Marie. Tableau qui serait resté inachevé à sa mort, si les anges eux-mêmes n’étaient intervenus pour le parfaire.
Aleteia

 

17:04 Publié dans SAINTS | Lien permanent | Commentaires (0)

11/08/2017

STE CLAIRE ET ST FRANÇOIS

 


Sainte Claire et saint François d’Assise, des amis inséparables


Angélique Provost

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À l'occasion de la fête de sainte Claire, célébrée le 11 août, découvrez la belle amitié qui liait la fondatrice des clarisses à saint François d'Assise.
L’histoire se passe au XIIIe siècle. Claire est issue de l’aristocratie. Elle décide, alors qu’elle n’a que 16 ans, et malgré le mariage prévu par ses parents pour ses 18 ans, de tout quitter pour suivre le mode de vie prêché par François, dont on parlait beaucoup à Assise. Il avait lui aussi laissé tomber les fastes d’une vie de jeune homme pour s’abandonner au Christ, entraînant nombre de jeunes gens dans son sillon. Elle rejoint alors en secret les frères mineurs, avec une de ses amies, où François l’accueille avec une joie immense. Dès ce premier jour, il est frappé par cette volonté de plaire à Dieu qui illumine Claire. Elle, de son côté, se découvre un ami. Benoît XVI, au cours de l’audience générale du 15 septembre 2010 dira à ce sujet : « En particulier au début de son expérience religieuse, Claire trouva en François d’Assise non seulement un maître dont elle pouvait suivre les enseignements, mais également un ami fraternel ».


L’amitié spirituelle


Le lien si particulier qui unissait sainte Claire et saint François d’Assise fut le même qui unissait saint François de Sales à sainte Jeanne de Chantal. Celui-ci la décrivait dans son Introduction à la vie dévote : « Il est beau de pouvoir aimer sur terre comme on aime au ciel, et d’apprendre à s’aimer en ce monde comme nous le ferons éternellement dans l’autre. Je ne parle pas ici du simple amour de charité, car nous devons avoir celui-ci pour tous les hommes ; je parle de l’amitié spirituelle, dans le cadre de laquelle, deux, trois ou plusieurs personnes s’échangent les dévotions, les affections spirituelles et deviennent réellement un seul esprit ».
Ce partage de dévotion fut le fondement des rapports de Claire et François, et avec lui la poursuite d’un idéal commun, la volonté de sanctification de l’autre, l’amour inconditionnel du Christ, et le soutien de l’autre dans les difficultés pour parvenir ensemble, selon la voie choisie par Dieu, à la perfection. Enfin, elle comporte ce que toute amitié naturelle saine comporte, mais un degré bien supérieur puisqu’elle est transfigurée par la Grâce, c’est-à-dire purifiée.

Sur le chemin de la sainteté


Il est difficile de nommer précisément les fruits de cette amitié spirituelle. Mais on est en droit de se demander si, sans elle, Claire et François auraient su persévérer sur le chemin de la sainteté, Claire aurait-elle rédigé la première règle de vie religieuse pour femme de l’histoire de l’Église ? À leur suite, des milliers d’âmes choisissent encore aujourd’hui de suivre leurs règles pour se rapprocher de Dieu. Clarisses et franciscains ont toujours entretenu d’excellents rapports, comme saint Claire l’avait demandé dans son testament. Mais au delà des couvents, leur exemple a su montrer les grandeurs et l’importance de l’amitié, celle qui fait les saints, celle qui déjà, à Béthanie, unissait Jésus à Lazare, Marthe, et Marie.

Aleteia

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17:29 Publié dans SAINTS | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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